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Les psys le remarquent : ce métier attirerait plus que les autres les profils HPI

Publié par Killian Ravon le 08 Jan 2026 à 16:34

On entend souvent que l’intelligence peut pousser vers certaines voies… mais rarement au point de dessiner une tendance aussi nette.

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Jeune candidat échange avec un policier sur un stand de recrutement lors d’un forum des métiers en intérieur.
Dans un forum des métiers, certaines vocations se dévoilent au détour d’un échange… plus vite qu’on ne le croit.

D’après une psychologue spécialiste des haut potentiel intellectuel, une profession en particulier reviendrait très souvent dans les parcours de ces profils, pour une raison bien plus intime qu’un simple goût du défi.

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Salle de cours avec une formatrice face à des adultes en formation, prise de vue en hauteur, ambiance studieuse.
On imagine souvent l’intelligence “solitaire”, mais la transmission attire beaucoup de profils HPI. Crédit : Zitsman Carl / U.S. Fish and Wildlife Service
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Intelligence et métier : une vieille question, jamais vraiment tranchée

Depuis longtemps, psychologues et chercheurs tentent de comprendre s’il existe un lien entre capacités cognitives élevées et choix de carrière. Attention, l’idée n’est pas de classer les métiers, ni de réduire une personne à un chiffre ou à un test.

Déjà parce que l’intelligence ne se résume pas à un quotient intellectuel. Ensuite parce que l’orientation dépend aussi du contexte, des opportunités, des rencontres et de ce que l’on veut « réparer » ou « construire » dans sa vie.

Mais une question revient, presque à chaque génération : est-ce que certaines professions attirent davantage de personnes « au fonctionnement particulier » ? Et si oui, pourquoi celles-là ?

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Façade monumentale de la New York Stock Exchange, colonnes et fronton sculpté, drapeaux américains au premier plan.
Anticiper, relier, décider vite : un cocktail qui peut séduire certains hauts potentiels. Crédit : Jean-Christophe BENOIST

Quand une spécialiste écoute les trajectoires des HPI, des motifs se répètent

Le constat évoqué ici est relayé par Le Figaro Étudiant, à partir des observations d’Arielle Adda, psychologue spécialiste des personnes surdouées et autrice de De l’enfant à l’adulte doué.

Dans ses échanges, elle interroge régulièrement de jeunes HPI sur leurs envies, leurs hésitations, leurs refus de « rentrer dans une case ». Et c’est là que des schémas se dessinent : certains domaines reviennent plus souvent que d’autres, comme si ces environnements répondaient à des besoins profonds.

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Ce détail que peu de gens connaissent, c’est que ces choix ne seraient pas seulement guidés par la performance. Ils s’ancreraient aussi dans une exigence intérieure : comprendre vite, oui, mais surtout donner du sens, mettre de l’ordre, être utile, et parfois… apaiser un sentiment d’injustice.

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Le plaisir de transmettre : pourquoi l’enseignement revient si souvent

Parmi les voies citées, l’enseignement tient une place particulière. Arielle Adda y voit un désir de transmettre très fréquent chez les profils à haut potentiel. L’idée n’est pas seulement d’« aimer apprendre », mais de prendre plaisir à expliquer, structurer, reformuler.

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Beaucoup de personnes concernées auraient besoin de relier les choses entre elles, de rendre une idée claire, de trouver l’angle qui « débloque » une compréhension. Dans ce cadre, la classe devient un espace où la curiosité et l’humain se rencontrent.

Et puis, il y a aussi un autre levier, plus discret : transmettre, c’est parfois une façon d’organiser le chaos. Mettre des mots, des repères, une méthode. Tout ce qui rend le monde plus lisible peut devenir très attractif.

Médecin en blouse discutant avec une patiente assise sur une table d’examen, dossier médical à la main, scène de consultation.
Pour beaucoup, soigner, c’est remettre de l’ordre là où tout vacille. Crédit : National Cancer Institute / NIH
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Finance : un terrain de jeu pour l’anticipation et la logique

Autre univers mentionné : la finance. De l’extérieur, on l’imagine parfois froide ou abstraite. Mais Arielle Adda la décrit plutôt comme un endroit où l’on doit prévoir, anticiper, imaginer les conséquences. Un environnement qui mobilise une logique solide et une capacité à relier vite les informations.

Dans cette lecture, la finance ressemble moins à des chiffres qu’à une mécanique de scénarios. Que va-t-il se passer si tel événement survient ? Qu’est-ce que cela déclenche ? Qu’est-ce qui est probable, qu’est-ce qui est risqué ?

Pour certains profils, cette tension permanente, ces problèmes à résoudre en temps réel, peuvent être stimulants. Surtout quand l’esprit aime « voir plus loin » et tester des hypothèses, comme une partie d’échecs qui ne s’arrête jamais.

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Trois policiers en patrouille vus de dos dans une rue commerçante à Strasbourg, tenue noire et marquage “POLICE” visible.
La vocation naît parfois d’un besoin viscéral : rétablir l’équilibre quand tout déraille. Crédit : Rama

Santé : la quête de sens et le besoin de réparer

Le secteur de la santé apparaît aussi comme un choix fréquent. Selon Arielle Adda, certains deviennent médecins parce qu’ils veulent « réparer l’injustice » et qu’ils supportent mal le désordre ou la destruction gratuite.

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Ici, l’orientation ne serait pas seulement intellectuelle. Elle serait morale, presque viscérale. Soigner, soulager, comprendre le corps, remettre de l’harmonie là où tout se dérègle.

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Et pour des personnes très sensibles aux incohérences du monde, la médecine peut offrir quelque chose de précieux : un impact concret. Une compétence utile, visible, immédiatement reliée à l’humain. Parfois, c’est exactement ce qui permet d’aligner des capacités mentales fortes avec une vraie quête de sens.

Voiture de gendarmerie bleue stationnée sur une aire routière par temps de pluie, gyrophares visibles, camions en arrière-plan.
Derrière l’uniforme, il y a souvent une idée fixe : faire reculer le chaos. Crédit : Kevin.B

Le point commun caché de ces choix : la justice, plus que la performance

Quand on met bout à bout ces domaines, un fil rouge se dessine. Pas une supériorité, ni une « élite ». Plutôt une manière d’entrer dans le réel.

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Transmettre pour éclairer. Anticiper pour éviter le pire. Soigner pour réparer. Dans chaque cas, on retrouve une forme d’exigence intérieure, souvent associée à un besoin de justice.

Et c’est peut-être là que la bascule se fait. Car si l’intelligence peut aimer les problèmes complexes, elle peut aussi mal tolérer ce qui n’a pas de sens : l’arbitraire, la cruauté gratuite, le désordre imposé. Certaines personnes veulent alors agir, pas seulement comprendre.

D’ailleurs, Arielle Adda nuance elle-même : tous les profils HPI ne suivent pas les mêmes chemins, et un métier ne « prouve » pas une intelligence. Mais quand une même vocation revient, encore et encore, cela interroge.

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Ce métier qui reviendrait le plus souvent chez les profils HPI… et pourquoi

Selon Arielle Adda, la profession qui attirerait le plus de personnes surdouées n’est pas forcément celle à laquelle on pense d’abord. Elle la relie à une volonté de rétablir l’ordre, de protéger, et de lutter contre ce qui menace l’équilibre collectif.

En France, plus de 250 000 personnes exercent les métiers concernés en 2025, selon la Cour des comptes, rappelle l’article. Et la psychologue insiste sur un point essentiel : il ne faut pas inverser la logique. Tous les HPI ne s’orientent pas vers cette voie, et « tous ceux qui la choisissent ne sont évidemment pas des personnes surdouées ». Elle ajoute aussi qu’il peut exister d’autres motivations, comme l’attrait pour l’uniforme.

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Mais dans ses observations, le métier qui répondrait le mieux à ce besoin omniprésent de justice et à l’envie de lutter contre le chaos du monde serait celui de policier (et, par extension, de gendarme).