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« Moi, la jeune musulmane » : quel est ce livre interdit à la vente aux mineurs ?

Publié par Elodie GD le 28 Fév 2026 à 16:03

Retiré des présentoirs et des étagères, l’ouvrage Moi, la jeune musulmane, n’est désormais plus accessible aux lecteurs de moins de 18 ans.

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Son titre est sur toutes les lèvres. Au cœur d’une controverse sans précédent, le livre Moi, la jeune musulmane fait l’objet d’une interdiction de commercialisation auprès du jeune public. Pourtant, il s’adresse aux adolescentes et se pose comme un guide de 25 pages permettant aux jeunes filles « d’approfondir leur foi et de renforcer leur lien avec Allah ».

Interdiction d’un livre destiné à la jeunesse

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C’est le ministère de l’Intérieur qui est à l’origine de la décision qu’il a prise en vertu de la loi de 1949 sur les publications destinées à la jeunesse.

Selon la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l’enfance et à l’adolescence (CSCPJ), certains passages de l’ouvrage sont « susceptibles de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral » des mineures. Après lecture, Le Figaro le résume de la manière suivante : les jeunes adolescentes sont enjointes à ne pas imiter « les Occidentaux dans leurs croyances, leurs adorations, leurs tenues vestimentaires, leurs coutumes, leurs fêtes et leurs comportements ».

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Moi, la jeune musulmane

L’ouvrage insiste par ailleurs sur le fait que « les femmes qui agissent comme des hommes » et reproduisent « leur façon de marcher, de s’habiller, de parler et de se comporter » sont maudites par le prophète.

Les arguments du ministère de l’Intérieur

Valorisant le rejet de l’occidentalisation, l’ouvrage d’Ahmad Ibn Moubarak Al-Mazrou’i leur assure qu’adopter les codes occidentaux contribue à « salir l’image de la femme musulmane ». Ainsi, elles ne doivent pas voyager seules et ne pas se mélanger aux hommes « licites au mariage ». En ce qui concerne leurs activités quotidiennes, elles sont invitées à ne sortir de chez elles « qu’en cas de nécessité et qu’avec la permission » de leurs parents, la maison étant présentée comme un « paradis ».

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Toutes ces injonctions constituent, selon le ministère de l’Intérieur, des « incitations à la discrimination envers les femmes ». Susceptibles de créer « une incitation à la haine », elles pourraient également nuire à « l’épanouissement de la jeunesse ».

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L’auteur, qui se définit comme un docteur en islam, est natif des Émirats arabes unis et évolue sous l’étiquette de salafiste quiétiste. Auteur d’autres publications à destination des enfants, il se fait un devoir de leur indiquer la marche à suivre pour évoluer dans le respect de la religion et de ses impératifs.

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