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Pendant le Ramadan, votre patron peut-il modifier vos horaires ? Ce que dit la loi

Publié par Elodie GD le 16 Fév 2026 à 21:00

Le 17 février marque le début du ramadan pour les millions de musulmans de France et bouleverse leur quotidien le temps de quelques semaines.

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Le ramadan approche, et avec lui, arrivent de nombreux questionnements. Engagés dans une période de jeûne, les musulmans pratiquants repensent leur quotidien pour le rendre moins pénible. Et quand certains patrons prennent les devants et réorganisent les plannings, d’autres attendent que les concernés leur adressent leurs requêtes.

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Inquiets, certains n’osent pas demander des aménagements horaires et envisagent des journées inchangées. Malgré l’appréhension, d’autres font part de leur confession à leurs supérieurs hiérarchiques et espèrent de légères modifications d’emploi du temps. Un droit fondamental ou des changements qui dépendent du bon vouloir des employeurs ? Interrogé dans les colonnes de Marie-France, un avocat répond aux questions des plus inquiets.

En droit français, la liberté religieuse est protégée par l’article L.1121-1 du Code du travail. D’autre part, l’article L.1132-1 interdit toute discrimination fondée sur la religion. De fait, un employeur ne peut pas refuser une demande uniquement parce qu’elle concerne le ramadan ; toutefois, il peut évoquer son organisation. À noter qu’il n’existe aucune obligation légale d’accorder un aménagement d’horaires pour motif religieux : le motif doit reposer sur des raisons objectives liées au fonctionnement de l’entreprise.

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Ramadan : comment aménager son emploi du temps ?

« Le principe, c’est que les horaires sont fixés par l’employeur en fonction des besoins, les impératifs économiques priment. Il n’y a pas de droit automatique à l’aménagement d’horaire pour cause de ramadan. Mais le refus doit être justifié dans l’intérêt de l’entreprise et ne doit pas être discriminatoire. Le mieux, bien sûr, est de trouver un accord », détaille l’avocat.

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Que faire en cas de litiges ?

S’il se heurte à la mauvaise foi de l’employeur, le salarié peut adresser sa demande par écrit, solliciter les représentants du personnel ou saisir le conseil des prud’hommes s’il estime subir une discrimination. Le défenseur des droits peut également être alerté.

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À noter qu’en pratique, beaucoup de situations se règlent sans contentieux.

Soucieux de ne pas perturber la bonne entente avec les salariés, la hiérarchie choisit alors d’aménager temporairement les horaires, de compenser la pause déjeuner ou encore d’organiser différemment les équipes. Autant de solutions qui montrent les effets positifs d’une saine communication.

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