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« Je ne vais pas mourir de faim »: en difficulté depuis le reconfinement, les travailleuses du sexe tirent la sonnette d’alarme !

Publié par Elodie Gros-Désir le 12 Nov 2020 à 18:00
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Depuis l’annonce du confinement, plusieurs corps de métiers se retrouvent dans des situations délicates. On pense notamment au milieu de la restauration et celui des métiers de la nuit qui subissent de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire. Mais d’autres travailleurs, dont on parle peu, se retrouvent eux aussi en difficulté depuis l’annonce du reconfinement en octobre dernier. On pense notamment aux travailleuses du sexe qui ont décidé de sortir du silence.

Les travailleurs du sexe tirent la sonnette d'alarme

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Les travailleuses du sexe en difficulté

Bien qu’ils fassent partie des corps de métiers en difficulté invisibilisés durant cette crise, les travailleurs et travailleuses du sexe ont décidé de sortir du silence. Ainsi, plusieurs d’entre eux se sont réunis à Lyon afin de demander l’aide du gouvernement. Interrogée par Actu Beverly Ruby, une escort de 20 ans, a confié à quel point le confinement rendait ses conditions de vie et de travail difficiles.

« Tout le monde arrive au bout de ses économies » , explique la jeune femme. Ainsi, afin de ne pas rester sans rien, la jeune femme a avoué continuer de recevoir « quelques clients » en présentiel. Alors qu’elle a respecté le premier confinement au pied de la lettre, la jeune femme a décidé de maintenir son activité durant le reconfinement pour subvenir à ses besoins.

« Je ne vais pas me laisser mourir de faim » 

Plus qu’un choix, la jeune femme voit cette décision comme une contrainte. « Je ne vais pas me laisser mourir de faim non plus » , a-t-elle lâché à nos confrère d’Actu. « Ce confinement c’est une sorte de loupe qui accentue la précarité des personnes » , poursuit-elle. Consciente qu’elle n’est pas la plus à plaindre, Beverly Ruby insiste notamment sur la situation de précarité dans laquelle se retrouvent les travailleuses du sexe ayant des enfants à nourrir.

« Je ressens beaucoup d’injustice, d’épuisement parce qu’on arrête pas d’interpeller le gouvernement sur nos droits » , déplore la jeune femme. Syndiquée et très active auprès du Syndicat du travail sexuel (Strass), elle milite depuis plusieurs années déjà pour les droits de son milieu professionnel.

« Il y a une chasse aux putes » 

Durant le premier confinement, plusieurs cagnottes en ligne avaient permis aux travailleurs et travailleuses du sexe de garder la tête hors de l’eau. Mais cette fois la censure en vigueur sur internet rend impossible les campagnes de dons. « Il y a une sorte de chasse aux putes » , déplore Beverly Ruby.

Victimes de censure sur internet, les travailleurs du sexe n’ont pas eu d’autres choix que d‘interpeller le gouvernement sur leur situation. « On demande un fonds d’aide d’urgence pour qu’on ne soit pas sans revenus pendant le confinement » , explique la jeune femme.

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Source: Actu.fr

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