Tour de France : ce conseil qu’Alaphilippe donne à Paul Seixas avant juillet

Le Tour de France approche à grands pas et la France du cyclisme ne parle que d’un nom : Paul Seixas. À 19 ans, le prodige tricolore cristallise des espoirs immenses, ceux d’un pays qui attend un successeur à Bernard Hinault depuis 1985. Dans les colonnes de Lyon People, Julian Alaphilippe a pris la parole pour évoquer le phénomène. Son message tient en un mot, mais il en dit long sur la pression qui attend le jeune coureur en juillet.
Seixas en Sierra Nevada : les dernières semaines avant le grand départ
À moins de deux mois du coup d’envoi de la Grande Boucle, Paul Seixas a quitté la France pour un stage intensif en Sierra Nevada, en Espagne. Au programme : au minimum deux semaines de travail en altitude, loin des caméras et de l’agitation médiatique. Le grimpeur de Décathlon CMA CGM peaufine sa condition physique dans les cols andalous avant de reprendre la compétition le 7 juin, lors du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, l’ancien Dauphiné.
Sur cette course de préparation, il retrouvera notamment Julian Alaphilippe, qui enchaînera lui aussi avec le Tour. Le double champion du monde observe de près l’ascension fulgurante du jeune coureur depuis ses exploits sur les classiques ardennaises. Et le Français de 33 ans ne cache pas son admiration, même s’il mesure l’ampleur du défi qui attend son cadet.
Car la pression sera colossale. La France n’a plus vu un coureur tricolore briller à ce niveau aussi jeune depuis des décennies, et chaque coup de pédale de Seixas sera scruté par des millions de téléspectateurs.
« Il ne craint rien » : la déclaration cash d’Alaphilippe
Interrogé par Lyon People, Alaphilippe n’a pas tourné autour du pot. « La France n’a pas vu ça depuis longtemps », a-t-il lâché, avant d’ajouter que Seixas semble « hermétique » à la pression. Une force mentale rare chez un coureur de 19 ans, que le vétéran considère comme un véritable atout pour juillet.
Plus surprenant, le double champion du monde a refusé de jouer les mentors. « Je ne veux pas m’immiscer dans la tempête médiatique dans laquelle il est », a-t-il confié. Un aveu de pudeur inhabituel pour celui qui a longtemps incarné l’espoir du peloton français. Avec un duel annoncé face à Pogačar, les enjeux dépassent largement le cadre d’un simple conseil entre coéquipiers.
Alaphilippe oscille entre instinct protecteur et admiration sans filtre : « Avec mon regard de grand frère, j’ai envie de le protéger. Mais il est tellement talentueux, il est tellement prêt. » La maturité du gamin impressionne jusqu’aux plus aguerris du peloton.

Un seul mot pour résumer son conseil au prodige de 19 ans
Officiellement sélectionné pour le Tour, Seixas va découvrir trois semaines de course sous une pression nationale. Alaphilippe en est conscient, mais son conseil tient en un verbe : profiter. « Le seul conseil que je peux lui donner, c’est juste de profiter », a martelé le coureur de 33 ans.
Derrière cette simplicité apparente, un message stratégique. Personne n’attend de Seixas qu’il remporte le maillot jaune à Paris. « Personne ne l’engueulera si ça ne va pas », a insisté Alaphilippe. L’essentiel, selon lui, est que le prodige tricolore engrange de l’expérience, prenne du plaisir et laisse exploser son potentiel sans la cage dorée des objectifs chiffrés.
Et pour le double champion du monde, priver le peloton d’un tel talent aurait été une erreur. « Ça aurait été dommage quand on voit sa maturité et les qualités physiques qu’il a. » Les supporters français, eux, ont déjà adopté leur nouveau chouchou. Reste à savoir comment le mois de juillet écrira la suite de cette histoire.
Un mot, un verbe, une philosophie : profiter. Alaphilippe connaît mieux que quiconque le poids du maillot tricolore en juillet et la morsure des attentes démesurées. Si Seixas applique ce conseil, le Tour 2025 pourrait bien offrir à la France son plus beau feuilleton cycliste depuis 40 ans. Et si le vrai danger, finalement, n’était pas la montagne mais le bruit autour ?