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Carlos Alcaraz, le verdict est tombé

Publié par Amõn Dissa le 05 Avr 2026 à 8:43
Carlos Alcaraz avec une expression concentrée et intriguée, gros plan sur son visage
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Deux défaites en huit jours, dont une face au 42e mondial. En mars 2025, Carlos Alcaraz a rappelé qu’il pouvait aussi bien éblouir que décevoir. Un ancien joueur professionnel italien estime que cette irrégularité fait partie de l’ADN du champion espagnol — et que Jannik Sinner doit en profiter.

Indian Wells, Miami : la semaine noire d’Alcaraz

Tout avait pourtant bien commencé pour l’Espagnol en ce début d’année 2025. Vainqueur de l’Open d’Australie puis du tournoi de Doha, Alcaraz semblait intouchable. Mais la machine s’est grippée en Californie, puis en Floride.

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À Indian Wells, il s’est d’abord incliné en demi-finales contre Daniil Medvedev (6-3, 7-6). Un revers pas déshonorant face à un adversaire de ce calibre, mais qui laissait entrevoir des failles. La suite a confirmé les doutes : au Masters 1000 de Miami, Alcaraz a été éliminé dès le troisième tour par Sebastian Korda (6-3, 5-7, 6-4).

Perdre contre le 42e mondial dans un tournoi de cette envergure, c’est le genre de résultat qui fait tiquer. Surtout quand on est censé dominer le circuit avec Jannik Sinner.

« Il est difficile d’imaginer qu’il devienne aussi régulier que Sinner »

Pour Paolo Lorenzi, ancien joueur professionnel et consultant pour Super Tennis TV, cette baisse de régime n’a rien de surprenant. L’Italien connaît bien le circuit et les cycles de forme qui rythment une saison. Selon lui, Alcaraz ne pouvait pas maintenir un tel niveau après deux mois de domination.

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« Il était normal qu’il connaisse une baisse de forme en mars. Il ne pouvait pas continuer comme ça », analyse-t-il. Mais Lorenzi va plus loin. Pour lui, le problème dépasse le simple coup de mou passager.

Surface d'un court de tennis en dur sous un éclairage dramatique, évoquant les tournois d'Indian Wells et Miami

« Ce sont deux joueurs aux caractéristiques totalement différentes, non seulement sur le plan tennistique, mais aussi sur le plan du caractère », explique le consultant. Et de trancher : « Il est difficile d’imaginer que Carlos Alcaraz devienne aussi régulier que Jannik Sinner. »

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Lorenzi nuance toutefois en rappelant qu’Alcaraz n’a que 21 ans. « Il y parviendra probablement plus tard dans sa carrière, il est encore très jeune. » Une façon de dire que le talent est immense, mais que la constance viendra — peut-être — avec la maturité.

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Injouable puis méconnaissable : le paradoxe Alcaraz

Ce qui frappe chez Alcaraz, c’est la vitesse à laquelle il peut basculer d’un niveau stratosphérique à un jeu ordinaire. Et cela peut se produire au sein d’un même match, parfois d’un même set.

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« On le voit bien sur le court : il y a des moments où il est injouable et d’autres où il manque de régularité », observe Lorenzi. Ce constat, tous les observateurs du circuit l’ont fait. Un jour, Alcaraz enchaîne des coups que personne d’autre ne peut produire. Le lendemain, il multiplie les erreurs directes et semble absent mentalement.

Ce genre de profil existe dans l’histoire du tennis. Des joueurs au talent brut phénoménal, capables de battre n’importe qui n’importe quand, mais aussi de perdre contre des adversaires nettement moins bien classés. Le compatriote Rafael Nadal, lui, avait bâti sa légende sur une régularité mécanique, match après match.

Sinner doit « tirer profit de ces moments de faiblesse »

Si Alcaraz a un défaut structurel, Sinner a un avantage structurel. L’Italien, deuxième au classement ATP, est l’exact opposé de l’Espagnol en matière de constance. Là où Alcaraz est flamboyant puis fragile, Sinner est méthodique et implacable, quasiment dénué de trous d’air.

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Paolo Lorenzi est catégorique sur ce point : « Jannik est tout le contraire et doit essayer de tirer profit de ces moments de faiblesse de l’Espagnol. » En clair, dans leur rivalité au sommet, Sinner n’a pas besoin d’être plus talentueux. Il lui suffit d’être plus fiable.

Le numéro 1 mondial italien l’a déjà prouvé à plusieurs reprises : sa capacité à maintenir un niveau élevé pendant cinq sets ou tout au long d’un tournoi fait de lui un rival redoutable. Même quand il ne joue pas son meilleur tennis, Sinner trouve le moyen de gagner.

Monte-Carlo, le rendez-vous de la réponse

Alcaraz n’est pas du genre à se laisser abattre. Et le calendrier lui offre un terrain idéal pour répondre aux critiques. Le Masters 1000 de Monte-Carlo, qui se déroule du 4 au 12 avril, sera son prochain grand rendez-vous.

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Sur la terre battue de la Principauté, l’Espagnol retrouvera sa surface de prédilection. C’est sur cette surface qu’il a remporté Roland-Garros, qu’il s’exprime le mieux et que son jeu explosif fait le plus de dégâts. De quoi rappeler son statut de champion majeur.

Mais la question posée par Lorenzi restera en filigrane : Alcaraz peut-il enchaîner les tournois au plus haut niveau sans ces passages à vide qui permettent à Sinner de creuser l’écart ? À 21 ans, il a le temps de prouver que oui. Encore faut-il que ce fameux défaut ne devienne pas une marque de fabrique permanente.

Pour les fans de tennis qui suivent cette rivalité, une chose est sûre : la saison sur terre battue s’annonce passionnante. Et la réponse d’Alcaraz, quelle qu’elle soit, donnera le ton pour Roland-Garros.

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