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Ce village alsacien, surnommé le plus grand musée à ciel ouvert, rouvre bientôt

Publié par Killian Ravon le 27 Fév 2026 à 8:30

Remonter le temps sans quitter l’Hexagone, c’est l’idée (très concrète) de l’Écomusée d’Alsace. À Ungersheim, dans le Haut-Rhin, ce site à ciel ouvert recompose un village alsacien du début du XXe siècle. Avec ses maisons à colombages. Ses ateliers et ses métiers d’autrefois.

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Vue du village de l’Écomusée d’Alsace à Ungersheim, entre maisons traditionnelles et chemin rural
Un chemin traverse les maisons anciennes et les jardins du village reconstitué à l’Écomusée d’Alsace.
Crédit : Rolf Kranz / Wikimedia Commons

Mais il y a un détail à connaître avant de programmer la visite. Le musée annonce une réouverture à partir du 3 avril 2026, après la fermeture hivernale. Une date simple, et une bonne excuse pour préparer une échappée dès le retour des beaux jours.

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Vue d’ensemble des maisons à colombages de l’Écomusée d’Alsace. Crédit : Bloody-libu.
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Une date qui change tout : pourquoi l’Écomusée d’Alsace se visite “en saison”

Le lieu fonctionne comme un village vivant, avec des animations, des démonstrations et un calendrier qui suit les périodes touristiques. Sur son site officiel, l’Écomusée d’Alsace indique clairement être fermé jusqu’au 3 avril 2026. Date à partir de laquelle il rouvre ses portes au public.

D’autres acteurs touristiques locaux relaient d’ailleurs ce même point de repère. Avec un découpage précis des périodes d’ouverture au fil de l’année 2026. Autrement dit, ce n’est pas le genre d’endroit où l’on passe “par hasard” un lundi de février. Mieux vaut viser juste, surtout si l’on vient de loin.

Un aperçu du site et de ses bâtiments traditionnels au milieu de la végétation. Crédit : Le Commissaire.
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Un village reconstitué, pas un décor figé

Ce qui frappe à l’arrivée, c’est l’échelle. L’Écomusée d’Alsace est souvent présenté comme le plus grand musée à ciel ouvert de France. Et l’argument tient autant au nombre de bâtiments qu’à l’espace naturel qui les entoure. Le site est organisé comme un village du début du XXe siècle, au milieu d’un vaste domaine.

On y trouve environ 80 bâtiments (maisons, fermes, ateliers, école, etc.). Remontés sur place après avoir été démontés dans leurs communes d’origine. L’ensemble s’inscrit sur une superficie d’environ 97 hectares, avec une dimension “musée vivant” qui mêle patrimoine, savoir-faire et environnement.

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Dans les ruelles, des gestes d’autrefois… et une vraie sensation d’immersion

L’intérêt du lieu ne vient pas seulement de l’architecture. L’expérience repose aussi sur la vie quotidienne reconstituée, avec des ateliers et des démonstrations autour des métiers traditionnels. Sur place, le visiteur croise l’idée d’un village “qui travaille”, plus qu’une simple collection de maisons alignées.

En pratique, on passe d’une cour de ferme à un atelier, puis à une maison paysanne meublée, sans avoir l’impression de suivre un circuit figé. Le site met en avant une immersion dans une Alsace rurale du début du XXe siècle, où l’artisanat et les gestes du quotidien prennent la place des panneaux interminables.

La tour fortifiée reconstituée, l’un des repères architecturaux du parcours. Crédit : Llez.
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Un projet né d’une urgence patrimoniale

À l’origine, il y a une alerte : celle de la disparition progressive de l’habitat traditionnel alsacien. Dans les années 1970, Marc Grodwohl s’engage dans une démarche de sauvegarde, en lien avec l’association Maisons paysannes d’Alsace, pour éviter des destructions et préserver un patrimoine vernaculaire menacé.

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Le projet prend ensuite une forme plus ambitieuse, avec l’idée d’un conservatoire à ciel ouvert. Selon les récits historiques autour du site, l’Écomusée s’installe sur des terrains à Ungersheim, à proximité d’une friche liée aux mines de potasse, et ouvre au public au milieu des années 1980.

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De 1984 à aujourd’hui : comment le “puzzle” a grandi

L’Écomusée d’Alsace est inauguré en juin 1984, et s’enrichit au fil des années. Des sources de référence indiquent qu’il démarre avec un premier ensemble de bâtiments, avant de s’étendre progressivement pour former un village plus complet et cohérent.

Cette croissance se lit à travers la diversité des constructions visibles aujourd’hui : habitations, bâtiments agricoles, équipements collectifs, et éléments patrimoniaux marquants. L’association du musée évoque aussi, dans l’histoire du site, la reconstruction de certains bâtiments emblématiques dans les années 1980, renforçant l’idée d’un village en constante fabrication.

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Patrimoine… et biodiversité : l’autre visage de la visite

Réduire l’Écomusée à une “carte postale” serait passer à côté d’une dimension importante : l’environnement. Le site est entouré d’un vaste espace naturel, et met en avant un travail autour de la biodiversité, en plus de la conservation des bâtiments et des objets.

Des chiffres souvent cités donnent une idée de l’ampleur : environ 100 000 objets de collection et des milliers d’espèces vivantes intégrées au domaine (faune, flore, espaces agricoles). Même si l’on vient d’abord pour les colombages, on repart souvent avec l’impression d’avoir visité aussi une campagne alsacienne reconstituée, au sens très large.

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Une maison typique du début du XXe siècle, avec ses détails de façade. Crédit : Llez.
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Visiter l’Écomusée d’Alsace : la date à retenir et l’esprit “bon timing”

Le point pratique, lui, est limpide : si vous voulez planifier une visite au printemps, retenez le 3 avril 2026. Le site officiel annonce une reprise à cette date, avec un calendrier d’ouverture qui s’étire ensuite sur plusieurs périodes en 2026.

Pour les familles, c’est aussi la période où l’on profite le mieux des extérieurs : les chemins, les espaces agricoles, les démonstrations et la sensation d’être dans un village plus que dans un musée classique. Et si vous hésitez, le bon réflexe consiste à vérifier la date exacte d’ouverture pour le jour visé, car l’Écomusée fonctionne par séquences saisonnières.

Pourquoi ce lieu fascine autant, même quand on connaît déjà l’Alsace

L’villages regorge de villages très photographiés, et c’est justement ce qui rend l’Écomusée singulier. Ici, la visite ne repose pas sur “le plus beau point de vue” ou “la ruelle la plus mignonne”, mais sur un récit : celui d’une région, de ses métiers, de ses maisons, et d’un quotidien disparu.

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Ce n’est pas non plus un parc d’attractions déguisé. Le site assume une mission patrimoniale, tout en offrant une expérience accessible, où l’on comprend comment une maison se construit, comment une ferme s’organise, et pourquoi ces bâtiments ont failli disparaître. C’est souvent là que l’effet “musée à ciel ouvert” prend tout son sens.

Un endroit parfait pour une petite escapade

L’Écomusée d’Alsace n’est pas un simple musée : c’est un village reconstitué à grande échelle, pensé pour faire ressentir une époque, pas seulement l’expliquer. Son intérêt tient autant à l’architecture qu’aux gestes, aux saisons et au cadre naturel qui enveloppe la visite.

Si vous envisagez une escapade en Alsace au printemps, un repère suffit pour démarrer : réouverture à partir du 3 avril 2026. Ensuite, il ne reste plus qu’à choisir le bon moment… et à se laisser happer par ce bout de XXe siècle replanté au milieu du Haut-Rhin.

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