Attaque terroriste à la prison de Condé-sur-Sarthe, deux surveillants agressés

Un détenu a agressé deux surveillants ce mardi matin aux alentours de 9h45 à la prison de Condé-sur-Sarthe, près d’Alençon, dans l’Orne, en les attaquant avec un couteau en céramique. Le prisonnier se retranche depuis son passage à l’acte dans l’unité « vie familiale » de l’établissement carcéral, avec sa compagne, qui venait lui rendre visite. Les deux surveillants agressés ont été hospitalisés dans la matinée. Leur pronostic vital n’est pas engagé. Selon la ministre de la Justice Nicole Belloubet qui s’est déplacée à Condé-sur-Sarthe, « le caractère terroriste de l’attaque ne fait aucun doute » .

 

L’assaillant purge une peine de 30 ans d’emprisonnement

L’auteur de cet attentat terroriste est toujours retranché dans l’unité « vie familiale » de la prison de Condé-sur-Sarthe à l’heure à laquelle nous écrivons ces lignes. Le détenu radicalisé, identifié comme étant Michael Chiolo par l’AFP, a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour « arrestation, enlèvement, séquestration suivi de mort et vol avec arme » . En 2012, ce prisonnier d’origine italienne avait ainsi séquestré, torturé et tué Roger Tarall, un rescapé des camps nazis de 89 ans, lors d’un cambriolage à son appartement. Le corps de la victime, morte par asphyxie, avait été découvert le lendemain sur son lit.

 

Le détenu s’est radicalisé en prison

Converti à la religion musulmane en 2010, Michael Chiolo s’est radicalisé depuis son incarcération selon une source policière citée par l’AFP. Il a notamment été condamné à un an de prison supplémentaire pour apologie publique d’acte de terrorisme. Le détenu avait ainsi mimé les attentats de Paris en scandant « Bataclan ! » dans la cour de la maison d’arrêt. Selon la source citée par l’AFP, il avait ensuite demandé à ses codétenus de « rejouer » l’attaque du Bataclan. « C’était un détenu particulièrement surveillé, mais il ne faisait pas parler de lui » indique toutefois Alassane Sall, secrétaire local Force Ouvrière, à Ouest-France. Le couteau qui a servi pour cette agression pourrait lui avoir été apporté par sa femme. Fait en céramique et non en métal, l’objet contondant n’aurait pas été détecté lors des contrôles. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’assaillant aurait crié « Allahou Akbar » au moment des faits et se revendique de l’Etat islamique.

 

 

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Publié par Maxime le 05 Mar 2019