Disparition d’Estelle Mouzin : l’alibi de Michel Fourniret contredit par son ex-femme

Monique Olivier a été entendue ce jeudi 21 novembre au tribunal de Paris sur l’alibi de son ex-époux Michel Fourniret. Après avoir soutenu son ex-mari sur ce fameux alibi dans l’affaire de la disparition d’Estelle Mouzin en 2003, elle est aujourd’hui revenue sur ses déclarations.

Estelle Mouzin

Avsi de recherche Estelle Mouzin disparue depuis 2003

Depuis 2003, l’affaire Estelle Mouzin n’est toujours pas élucidée. C’est à Guermantes en Seine-et-Marne que cette petite fille de 9 ans a disparue. Mais ce jeudi, un rebondissement pourrait changer la donne avec les déclarations de l’ex-compagne de Michel Fourniret, principal suspect dans cette affaire.

Entendue par la juge d’instruction de Paris Sabine Khéris, Monique Olivier est revenue sur les déclarations qu’elle avait faites sur l’alibi de son ex-époux, rapporte Franceinfo. Cet alibi s’appuie sur un appel téléphonique passé de Belgique par Michel Fourniret lui-même pour souhaiter l’anniversaire de son frère. Cet échange serait attesté par des relevés téléphoniques” , précise le journal.

Monique Olivier avait soutenu le suspect en confirmant que cet appel avait bien eu lieu, et prouvant donc que Michel Fourniret n’était pas à Guermantes lors de la disparition d’Estelle.

Mais ce jeudi, elle a affirmé devant la juge que c’était en réalité elle qui avait passé ce coup de téléphone à la demande de son ex-mari. Au moment des faits, Michel Fourniret n’était pas à son domicile selon Monique Olivier.

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Les déclarations de Monique Olivier à prendre avec des pincettes

Selon Yves Charpenel, de la Fondation Scelles pour les victimes d’exploitation sexuelle, il faut prendre les propos de Monique Olivier avec des pincettes.

“Il faudra être très attentif au fait que Monique Olivier, comme son mari, sont des pervers et qu’ils peuvent jouer avec les gens qui les entendent , a-t-il expliqué à RTL ce matin.

“Un pervers est centré sur lui-même et sa joie c’est de pouvoir manipuler les autres. Nous avons deux personnes en prison jusqu’à la fin de leur vie. Qu’est-ce qui leur reste ? Au moins se faire plaisir en essayant de ridiculiser et de tromper les enquêteurs” , conclut-il.

Pour rappel, en 2013, plusieurs poils retrouvés dans la camionnette de Michel Fourniret avaient été prélevés. Aucun d’entre eux n’appartiendrait à Estelle Mouzin.

En mars 2018, il avait affirmé pendant son audience : “Je ne nie pas être impliqué dans l’affaire Estelle Mouzin” en soulignant qu’il y avait “un sujet à creuser” .

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Publié par Eugenie le 21 Nov 2019
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