La petite Maëlys va enfin avoir des obsèques, 3 mois après les aveux de son meurtre

Après une interminable autopsie, le corps de la petite Maëlys va être remis à ses parents. Ses obsèques vont être organisées très prochainement, plus de neuf mois après sa mort.

C’était l’été dernier, en août 2017 que la petite Maëlys fut enlevée lors d’une fête de mariage dans la nuit du 26 au 27 à Pont-de-Beauvoisin en Isère. En février dernier Nordahl Lelandais, le meurtrier présumé reconnaissait le meurtre de la petite fille d’un « geste involontaire », après de longues semaines de déni. Il aurait affirmé avoir giflé la petite fille dans sa voiture ce qui l’aurait tuée. Le meurtrier présumé a aussi, lors des aveux, indiqué aux enquêteurs où se trouvait les ossements de la petite fille.

 

L’autopsie n’a pas permis de confirmer la version de Nordahl Lelandais

Les restes de Maëlys ont été retrouvés mi-février et ont été examinés pendant plusieurs semaines à l’institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale de Pontoise (Val d’Oise). Lelandais prétendait avoir commis un geste involontaire pour la tuer, le travail de l’autopsie était nécéssaire pour confirmer sa version et dater sa mort, mais en vain. En février déjà, le colonel Charles Agostini, médecin légiste de l’IRCGN, déclarait que « ces hypothèses de travail serviront aux enquêteurs et aux juges pour préparer l’audition du suspect ».

 

Des obsèques malgré une histoire floue

En attendant le procès de Nordahl Lelandais, actuellement mis en examen pour meurtre de Maëlys, les parents vont enfin pouvoir organiser des obsèques après ces longs mois d’autopsie et d’attente de la vérité. Ces obsèques seront une étape importante pour leur reconstruction.

 

Mais selon Marie Grimaud, avocate de l’association Innocence en danger , partie civile dans l’affaire « ce qu’il y a de plus dur pour les familles, c’est de ne pas avoir connaissance des causes de la mort, ce que réellement a vécu son enfant. Ne pas savoir, c’est ouvrir un espèce de fantasme assez difficile à vivre. » a-t-elle expliqué à BFM TV.

 

Les aveux ont donc été une première étape difficile à surmonter pour la famille mais essentielle pour leur deuil. Il ne manque plus qu’à voir ce qui sortira du jugement de l’affaire et d’avoir la « vraie » vérité pour enfin essayer de clore cet affreux souvenir et laisser Maëlys reposer en paix après ses obsèques prévues au mois de Juin prochain.

Publié par Inès Arrom le 23 Mai 2018