Les tampons hygiéniques toxiques ? Ils provoqueraient stérilité et cancer

Publié par Anissa Duport-Levanti le 29 Juil 2013

Un rapport non publié de l’Agence pour la protection de l’environnement américaine, récupéré et diffusé par le journal The Village Voice, fait état de la dangerosité des tampons hygiéniques pour les femmes. En effet, il semblerait que le traitement chimique qu’ils subissent pour garantir une blancheur immaculée soit à l’origine de cette diffusion toxique.

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L’ÉTUDE, LES RISQUES

Le blanchiment au chlore laisserait des résidus de dioxine, très néfaste. Déjà plusieurs études, dont une de l’US Air Force (quand même !), montrent un lien évident entre cette toxine et l’endométriose (prolifération du tissu utérin hors du complexe vagino-utérin, comme dans l’estomac ou les intestins, qui cause des douleurs importantes, des hémorragies et parfois la stérilité) chez les singes femelles (qui ont pour rappel 99,3% d’ADN commun au notre). Se basant sur ces études, le rapport de l’EPA confirme que la dioxine affecte le système immunitaire et les fonctions reproductrices.

Le plus inquiétant est que la dioxine est lente à se désagréger et qu’un contact répété est donc d’autant plus dangereux. Or, on estime qu’une femme utilise en moyenne 11.400 tampons dans sa vie. Autre fait alarmant, les symptômes peuvent mettre des dizaines d’années à apparaître, causant stérilité et même cancer ! 

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QUELLE RÈGLEMENTATION ?

La dioxine étant présente dans l’environnement du fait des incinérateurs qui la relâchent dans l’air, puis l’eau, la chaine alimentaire, production de papier etc… il est difficile de dire par quel biais une personne a été infectée. Toujours est-il que très peu de pays appliquent une règlementation de prévention. Seuls les pays scandinaves ont interdit le blanchiment au chlore. Et il faut dire que les institutions américaines trainent des pieds pour mettre en place ce genre de règlementations en vertu du sacrosaint principe de liberté.

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Pour preuve l’épisode tragique du choc toxique, une maladie rare et mortelle (dû au staphylocoque doré) qui causa le décès de 38 femmes américaines en 1980 et laissa de graves séquelles à des centaines de milliers d’autres. Dans la plupart des cas un tampon avait été incriminé sans l’ombre d’un doute. Et bien la Food and Drug Administration (FDA) avait mis plus de 5 ans à l’interdire, puis encore 5 ans pour imposer aux fabricants de normes de règlementation concernant la quantité d’absorption (il avait été prouvé que plus cette quantité était grande, plus le risque de choc toxique augmentait). « Mais le professeur responsable de cette étude, un des seuls chercheurs spécialisés sur le sujet sans être financé par les marques de tampons, est évidemment contesté. » explique Libération.

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ET EN FRANCE ?

L’omerta n’échappe pas à la France. Chez nous, le degré d’absorption reste inconnu des consommateurs (enfin des consommatrices). Aucune législation n’est en place ou prévue. Les fabricants ont pour seule obligation de s’assurer que leur produit n’est pas dangereux pour les utilisatrices (quitte à, pourquoi pas, graisser quelques pattes comme l’a sans doute fait Servier pour le Médiator). Du reste, il nous est impossible de savoir le degré d’absorption des tampons que l’on utilise, de même que de se renseigner sur la manière et les matériaux nécessaire à leur fabrication. Bref, on n’est courant de rien, on peut juste se fier à la bonne parole des fabricants…. Pas très rassurant !

Un bon sujet pour 60 millions de consommateurs 😉

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source : Libération