Une campagne choc contre l’homophobie divise

 

Régulièrement, des campagnes contre l’homophobie font leur apparition, en France comme à l’étranger. Mais cette année, la nouvelle campagne enrage au sein même de la communauté LGBTQI+ !

 

Homophobie : une campagne choc

Depuis le 15 août, une nouvelle campagne contre l’homophobie a fait son apparition sur 1 000 panneaux Decaux en France, à Londres et en Autriche. Les slogans affichés sont chocs et très simples. Ils font appel au second degré. On peut y lire « L’époque où on torturait les homosexuels n’est pas si lointaine. Elle est à trois heures d’avion » ou encore « pour qu’une femme aime les hommes, rien ne vaut un viol collectif« .

 

Dénoncer les comportements homophobes

C’est le magazine autrichien Vangardist qui a lancé cette campagne choc. Elle sensibilise sur les violences faites aux homosexuels à travers le monde. Alain Roussel, directeur de l’agence conceptrice de l’affiche s’est exprimé en ces termes : « L’objectif principal est simple : nous voulons obliger le regard des passants à se poser sur ces affiches, et provoquer un maximum de réactions« .

 

Autrement dit, qu’elle indigne, provoque, enrage … Peu importe : le but est qu’elle fasse réfléchir.

 

Homophobie : une lutte mondiale

Le but de l’organisation LGBTQI+ ? Mobiliser la population à signer « une pétition mondiale visant à obtenir des Nations Unies l’inscription des droits des personnes LGBTQI à l’article 2 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme« .

Une nécessité lorsqu’on voit encore tant d’homophobie au quotidien et que certaines personnes sont encore condamnés à la peine de mort pour, simplement, être homosexuels.

Réaction de la Conférence lesbienne

La conférence s’est emparée de l’affaire. Et elle s’insurge, sur Twitter : « avez-vous consulté des associations françaises ou européennes pour savoir ce qu’elles pensaient de la stratégie d’utiliser un message lesbophobe pour dénoncer la lesbophobie ? »

 

Alice Coffin, porte parole, estime qu' »on rate toutes les cibles, y compris ceux qui auraient commis des « viols correctifs » ou qui seraient tentées de passer à l’acte« . Selon la militante, le grand public « qui connait les violences homophobes mais peu les actes lesbophobes ne peut pas comprendre ce second degré. Il faut être plus pédagogue, plus basique. Raconter simplement les violences lesbophobes vécues aurait tout autant choqué » !

 

Et vous, que pensez-vous de cette nouvelle campagne ? Et de la réaction de la Conférence Lesbienne ? Pensez-vous que « le commun des mortels » ne soit pas apte à comprendre le second degré ?

 

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Publié par Mélaine le 21 Août 2018
 
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