Bénin : un pesticide naturel qui préserve la nature et la santé en passe de faire polémique

Les pesticides que nous connaissons sont de véritables poisons pour l’Homme et la Nature. Seulement, voilà. Dans la réalité, ils peuvent être nécessaires. C’est pourquoi des alternatives commencent à voir le jour. C’est le cas, au Bénin, où une petite graine améliore le quotidien des agriculteurs.

 

Un pesticide naturel naît d’une graine ancestrale

Quoi de mieux que de combiner rentabilité et respect de l’Homme et de la Nature lorsqu’on est agriculteur ?

 

Au Bénin, un agronome, Gildas Zodomé, a créé une révolution dans le domaine. Petit, il voyait sa mère utiliser des graines de margousier pour éloigner les moustiques. Plus tard, avec sa formation professionnelle, il s’est rappelé de ces petites graines, issues d’arbres ancestraux. Il a donc décidé de les étudier, pensant que si sa mère les utilisait et que cela fonctionnait, alors c’est qu’elles contenaient un agent répulsif.

 

3 années de tests ont été nécessaires pour comprendre que les fruits du margousier pouvaient servir de pesticide. Un pesticide naturel qui préserverait les sols et la santé des agriculteurs.

 

Un pesticide convoité et qui fait polémique

C’est sur le sol béninois que le jeune agronome a décidé d’employer des femmes qui ramassent les petites graines. Une fois ramassées, ces graines partent dans un extracteur qui sépare la coque de l’huile.

 

Coup double pour les graines de margousier : l’huile extraite sert de pesticide tandis que la coque est réduite afin de servir d’engrais.

 

La petite usine du béninois est convoité : les pays voisins s’arrachent ce nouveau pesticide. A tel point que Gildas a du mal à suivre la cadence. Ces pesticides offrent bien des avantages (voire que des avantages !). En plus des avantages mentionnés plus haut, ils sont écologiques (et certifiés biologiques) et coûtent 25% moins cher que leurs homologues chimiques.

 

Au Bénin, 1/3 des agriculteurs a déjà adopté le produit.

 

En France, Géraldine Woessner, journaliste, s’est indignée de cette pratique dans un tweet assassin : l’ « alternative aux pesticides l’huile du margousier (azadirachtine) est génotoxique, perturbateur endocrinien, dangereux pour abeilles et organismes aquatiques. Et interdit en France. #JeDisBravo ».

 

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Publié par Mélaine le 30 Mar 2019
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