Plusieurs îles du Pacifique présentent des taux de radioactivité supérieurs à ceux de Tchernobyl et Fukushima

Selon une étude de PNAS, une revue scientifique américaine, soixante-dix ans après les premiers essais nucléaires, une multitude d’îles du Pacifique se sont révélées être plus radioactives que Fukushima et même Tchernobyl.

67 armes nucléaires. C’est le nombre d’essais nucléaires mis en place par les EtatsUnis sur l’atoll de Bikini et d’Enewetak pendant près de 12 ans. Aujourd’hui ces îles sont invivables puisque le taux de radioactivité est supérieur à celui des deux plus grosses catastrophes nucléaires, Tchernobyl et Fukushima.

>>> À lire en plus : Contamination radioactive : Faites-vous partie des français exposés à de l’eau contaminée ?

Des taux de radioactivité « entre 10 et 1 000 fois plus élevés que Fukushima et environ 10 fois plus élevés que ceux de Tchernobyl »

Après analyse des sols de plusieurs îles du Pacifique, où se sont déroulés les test nucléaires, les taux de radioactivité sont assez impressionnants puisqu’ils sont entre « 10 et 1 000 fois plus élevés que Fukushima et environ 10 fois plus élevés que ceux de la zone d’exclusion de Tchernobyl » selon Live Science, un site web scientifique. Après les bombes atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, mettant fin à la Seconde Guerre Mondiale, en 1945, les États-Unis ont souhaité faire d’autres tests nucléaires pour prouver leur supériorité et leur leadership. Ils se sont emparés des îles Marshall pour faire ces essais et certaines bombes étaient « plus de 1 000 fois plus puissante que Little Boy, l’arme à uranium qui a décimé Hiroshima. »

radioactivité

>>> À lire en plus : Que sont devenus les chiens oubliés de Tchernobyl ?

Plus de 200 fruits sont radioactifs

Les chercheurs en charge de l’étude ont découvert des éléments radioactifs comme le césium, le plutonium ou encore l’américium dans une centaine d’échan­tillons de sol. Malheureusement, ce ne serait que la partie immergée de l’iceberg puisque selon le site d’actualités scientifiques : « Les chercheurs n’ont prélevé qu’un nombre limité d’échantillons de sol, ce qui signifie qu’une étude plus complète est nécessaire. » À côté des sols, plus de 200 fruits présentent de forts taux de césium 137, « supérieurs à ceux jugés sûrs par plusieurs pays et organisations internationales.« 

L’enjeu suivant est de prévenir les habitants des îles en proie à de forts taux de radioactivité et de mettre tout en oeuvre pour les protéger.

>>> À lire en plus : Chernobyl : Avec la série à succès, les Instagrammers envahissent les lieux de la tragédie

Publié par Églantine le 27 Juil 2019
0