Une femme arrêtée après avoir demandé de l’aide à ChatGPT pour empoisonner deux hommes
La police de Séoul a interpellé le 11 février 2026 une jeune femme de 21 ans, suspectée d’avoir empoisonné deux hommes après avoir consulté ChatGPT pour connaître les effets mortels de certains médicaments mélangés à de l’alcool.
Selon la BBC, elle a été inculpée pour meurtre, tandis que les autorités continuent d’examiner son téléphone pour vérifier d’éventuelles autres victimes et comprendre l’étendue de ses actes.
Elle se sert de ChatGPT pour empoisonner deux hommes
Le drame a commencé le 28 janvier 2026, selon les informations relayées par la BBC ce mardi 4 mars 2026.
Ce jour-là, la suspecte, âgée de 21 ans, se serait rendue dans un motel de Séoul avec un homme d’une vingtaine d’années.
Elle a quitté l’établissement seule deux heures plus tard, tandis que l’homme a été retrouvé mort dans sa chambre le lendemain.
Le 9 février, un second incident similaire a eu lieu dans un autre motel de la capitale sud-coréenne, impliquant un autre homme.
Ces faits ont rapidement conduit les autorités locales à l’arrêter le 11 février pour homicide involontaire, avant que l’enquête ne prouve qu’il s’agissait d’actes prémédités.
Les investigations menées par la police, détaillées par le Korea Herald et reprises par 20 Minutes le 4 mars 2026, révèlent que la suspecte avait utilisé des benzodiazépines prescrites pour traiter une maladie mentale afin d’empoisonner ses victimes.
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Elle a été placée en détention provisoire
Les analyses de son téléphone ont montré qu’elle avait demandé à ChatGPT : « Que se passe-t-il si on prend des somnifères avec de l’alcool ? », « combien faut-il en prendre pour que ce soit dangereux ? » et « est-ce que ça peut tuer quelqu’un ?« .
Ces questions témoignent d’une conscience des risques, contrairement à ses premières déclarations. Une troisième victime a également été identifiée : en décembre 2025, elle avait tenté d’empoisonner son compagnon à Namyangju, mais l’homme avait survécu après avoir perdu connaissance.
La jeune femme a depuis été placée en détention provisoire pour meurtre, tandis que la police poursuit son enquête pour déterminer si d’autres victimes ont été ciblées.
Cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur l’usage d’outils d’intelligence artificielle à des fins criminelles et sur la responsabilité de ceux qui les consultent pour des conseils dangereux.
Les autorités sud-coréennes continuent d’explorer toutes les pistes, craignant que la suspecte n’ait planifié d’autres crimes similaires.