Les influenceurs à Dubaï ont-ils intérêt à revenir en France ? Voici la réponse du fisc
Des appels à l’aide, un regain d’intérêt pour la France, des impôts réglés en temps et en heure… voici le nouveau langage des influenceurs français à Dubaï. Un discours qui contraste avec ce qu’ils ont dit avant le conflit au Moyen-Orient !
Cette fois, nous n’allons pas nous pencher sur leur désaccord avec les autres créateurs de contenus en France. En fait, ceci sera le cadet de leurs soucis, si l’État organise une expatriation d’urgence. En effet, le fisc va les attendre de pied ferme. Car oui, certains de ces influenceurs ne sont pas aussi cleans qu’il en ont l’air !
Ce que les influenceurs préfèrent à Dubaï !
D’après le rapport 2025 de Booking.com, Dubaï fait partie des destinations préférées des français. Il faut dire que cette ville regorge d’attractions de rêve et y séjourner signifie faire un petit tour du monde. Mais c’est surtout la fiscalité qui attire les influenceurs à s’y rendre. Pas d’impôts sur le revenu, de cotisations sociales, une TVA de 5 %… le rêve absolu !
Mais depuis le début de la guerre en Iran, ces mêmes influenceurs ont peur pour leur vie. Au micro de La Dépêche, Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Épargne, explique ce qui va se passer s’ils reviennent au pays. On dirait que la blague à propos des agents de l’URSSAF déguisés en policiers va réellement se produire !
D’après l’économiste : « S’ils sont expatriés, ils ne sont pas soumis au régime fiscal français et n’y paient donc pas d’impôts. Ils paient à Dubaï, où la fiscalité est très faible, ce qui est avantageux pour ces influenceurs. S’ils ont du patrimoine en France, ils continuent de payer cette partie ».
Avant d’ajouter : « S’ils sont immatriculés à Dubaï, ils n’ont pas fraudé et ne seront pas attendus à l’aéroport ». Sans enfoncer le clou dans la plaie, on se souvient tout de suite des propos de Maëva Ghennam. « Je n’ai jamais arrêté de payer mes impôts en France », a-t-elle dit dans une de ses vidéos.
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Avoir une nouvelle vie à Dubaï semble être le rêve absolu. Mais pour y parvenir, il faudra remplir de nombreux critères. Cela inclut d’avoir des revenus, un logement et une famille là-bas, en plus d’y habiter 183 jours par an. Le cas échéant, les influenceurs vont devoir rendre des comptes à la France à leur retour.
Puis, on a ceux dont les sources de revenus ne sont pas vraiment honnêtes. Bien sûr, en parler sur les réseaux sociaux ne signifie pas que des influenceurs sont impliqués dans des activités illicites. Ce rôle revient aux autorités. D’ailleurs, Crevel déclare : « S’ils reviennent de Dubaï, les services de l’État peuvent demander à certains l’origine de leurs revenus ».
Il ajoute aussi : « S’ils sont en règle et que leur activité est transparente, il n’y a pas de problème. En revanche, pour ceux impliqués dans des trafics ou d’autres activités illicites, le ministère de l’Économie peut exiger qu’ils expliquent l’origine de leur argent. Certains individus aux Émirats arabes unis jouent sur des zones grises et des ambiguïtés ».
La France a déjà promis un rapatriement « quand la situation le permettra ». De leur côté, les influenceurs semblent avoir changé de ton. Sur place, leur situation reste la même, mais l’amende de 47 000 € pour tout contenu pouvant faire paniquer les gens change tout !