Mesdames, voici pourquoi vous devriez arrêter de travailler ce mardi
Et voilà, nous y sommes. Mesdames, vous êtes au travail ? Et bien sachez que ce mardi 6 novembre 2018, à 15h35, vous devriez arrêter de travailler. Voici pourquoi.
Quand travailler est gratuit
Chaque année, une date revient. Et ce depuis 3 ans. Le collectif féministe Les Glorieuses a estimé, d’après de nombreux calculs, que c’est à partir d’aujourd’hui et ce, jusqu’à la fin de l’année, que le travail des femmes est « gratuit ».
Et pour établir ce calcul, le collectif s’est basé sur les chiffres d’Eurostat. C’est lui qui a établit que la différence de salaire horaire est de 15.2% entre les hommes et les femmes, en France. 15.2% : un chiffre tout aussi énorme qu’inconcevable. Et pourtant, nous, les femmes, continuons de travailler.
Travailler gratuitement : le #6novembre15h35
Parfois, des chiffres peuvent nous faire voir les choses sous un autre angle. Rebecca Amsellem, fondatrice des Glorieuses, a expliqué qu’ « on a gagné trois jours par rapport à l’année dernière. A ce rythme là, il faudra attendre 2168 ans pour que les inégalités soient résorbées. » Et elle entend faire entendre la voix des femmes.
« La première édition, il y a trois ans, nous a permis de mettre le sujet sur le devant de la scène. L’année dernière, c’était une édition pour conforter le mouvement. En 2018, il faut que les choses bougent«
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Et le mouvement souhaite faire parler de lui. Pour cela, sur les réseaux sociaux est apparu le hashtag #6Novembre15h35. De plus, une pétition a été lancée. Elle vise le gouvernement à réagir. « Il y a beaucoup d’effet d’annonces sur le sujet, mais peu d’actions. »
Les actions des Glorieuses : travail, congés paternité
Les Glorieuses souhaitent voir la mise en place de 3 actions :
– Un congé paternité égal au congé maternité.
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– Instaurer la transparence des salaires dans les entreprises de plus de 25 salariés.
– La création d’un certificat d’égalité pour mettre en valeur les entreprises qui paient leurs collaborateurs sans tenir compte de leur sexe.
Pour nos filles, nos petites-filles, nos sœurs, battons-nous. Hommes et femmes.