Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Actualité

Enceinte après un viol, elle est accusée d’avoir avorté et est condamnée à 30 ans de prison

Publié par Nicolas F le 10 Juil 2017 à 15:19
Partagez ce contenu sur Facebook
Partagez ce contenu sur Whatsapp
Partagez ce contenu sur Twitter
Partagez ce contenu par mail

Evelyn, 19 ans a été lourdement condamnée pour avoir avorté. Elle prétend que son bébé est mort-né, mais la justice pense qu’elle a avorté, suite à sa grossesse issue d’un viol. Elle a été condamnée à 30 ans d’emprisonnement pour ce qui est considéré au Salvador comme un homicide avec circonstances aggravantes.

La suite après cette publicité

 

Elle tombe enceinte après avoir été violée

À l’âge de 18 ans, Evelyn Beatriz Hernandez Cruz a été violée par un homme et n’a pas osé porter plainte car sa famille l’en a fortement dissuadé. Quelques mois plus tard, elle se rend compte qu’elle est enceinte, elle avait fait un déni de grossesse suite au traumatisme causé par le viol. Elle finit par accoucher toute seule dans son petit appartement, à huit mois de grossesse.

La suite après cette publicité

(AFP)

L’avortement est totalement interdit au Salvador

Aujourd’hui, elle a été condamnée à 30 ans de prison pour avoir avorté. Le bébé né un mois trop tôt serait mort à l’accouchement. Selon les autorités, il serait mort à cause de l’accouchement provoqué dans le but d’avorter de l’enfant. Mais elle donne une autre version des faits. Selon elle, le bébé n’aurait simplement pas survécu aux conditions d’accouchement difficile et prématuré. D’ailleurs l’autopsie montre que le bébé est mort d’une pneumonie. La naissance est pourtant considérée par le tribunal comme un avortement. Même si la grossesse implique des complications, il n’est pas autorisé d’avorter au Salvador.

La suite après cette publicité

Une loi stricte qui alerte la communauté internationale

D’ailleurs, 17 femmes sont en prison au Salvador pour avoir avorté. Dans ce pays d’Amérique centrale, la discussion sur la dépénalisation de l’avortement a été abordée, mais complètement gelée. La Cour interaméricaine des droits de l’homme avait déjà dû intervenir en 2013, pour le cas d’une jeune femme de 22 ans, Beatriz, atteinte de lupus. La Cour a ordonné au Salvador l’obligation de faire avorter cette femme enceinte d’un fœtus dépourvu de cerveau, dont la grossesse mettait en jeu sa propre vie. Malheureusement pour Evelyn, il y a peu de chances que son cas soit pardonné, elle devra rester 30 ans en prison pour la mort prématurée de son bébé.

 

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

Source : Le Parisien

INSCRIPTION NEWSLETTER TDN

N'oubliez pas de cliquer sur l'email de validation pour confirmer votre adresse email. Si vous ne l'avez pas recu vérifiez dans vos spams.