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Il sous-entend que Quentin l’a cherché : tollé après cette séquence sur France Info

Publié par Elsa Fanjul le 16 Fév 2026 à 10:10

Invité sur France Info télé, l’historien Sylvain Boulouque a qualifié le lynchage mortel de Quentin de « rééquilibrage des violences », tout en remettant en question l’identité de la victime. Des propos qui ont déclenché une vague d’indignation jusqu’aux plus hautes sphères politiques.

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« Un rééquilibrage des violences » : la phrase qui a tout fait basculer

C’est samedi 15 février, à 14h50, que Sylvain Boulouque, présenté comme historien spécialiste de la gauche radicale, s’est exprimé sur France Info télé au sujet du meurtre de Quentin, ce jeune homme tué à Lyon quelques jours plus tôt dans des circonstances qui ont sidéré la France. Sa lecture des faits a laissé les téléspectateurs sans voix.

Selon lui, ce drame serait la conséquence d’un « engrenage de la violence » entre extrême gauche et extrême droite, qu’il décrit comme « non pas un inversement mais un équilibre dans les violences de part et d’autre ». En clair : la mort d’un jeune homme serait, dans cette grille d’analyse, une forme de rééquilibrage entre deux camps.

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La victime remise en cause en direct

Mais l’historien ne s’est pas arrêté là. Il a ensuite questionné le profil de la victime, affirmant qu’on « aimerait bien plus connaître l’itinéraire » de Quentin, dont seule l’initiale du nom a été révélée. Selon lui, le jeune homme ferait partie d’un « service d’ordre », ce qui signifierait qu’il venait « pour en découdre ou protéger » et qu’il « savait qu’il y avait un risque de violence ».

Des propos que beaucoup ont interprétés comme une façon de sous-entendre que la victime avait, d’une certaine manière, provoqué ce qui lui est arrivé. Une rhétorique qui a profondément choqué, tant chez les proches de Quentin que dans la classe politique.

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France Télévisions déjà dans la tourmente

Cette séquence intervient dans un contexte déjà tendu pour le service public. La veille, la journaliste Leïla Kaddour avait fait le choix de ne pas évoquer le lynchage de Quentin lors du journal de 13 heures de France 2, au motif que « le 20 heures en avait déjà parlé ». Un argument jugé incompréhensible par une grande partie du public et des observateurs, qui y ont vu un traitement à deux vitesses de la violence politique en France

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David Lisnard dénonce des propos « répugnants »

Parmi les voix qui se sont élevées, celle de David Lisnard, maire de Cannes, a été particulièrement virulente. Sur X, il a qualifié l’ensemble de la séquence de « répugnant », s’interrogeant sur les responsabilités de la chaîne publique financée par les contribuables. Il a notamment demandé si France Info rendait des comptes au public et si un cahier des charges déontologique existait encore.

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D’autres élus et personnalités ont emboîté le pas, pointant un manque de contrôle éditorial sur le service public. L’affaire relance un débat récurrent sur la place accordée à certains intervenants dans les médias, et sur la frontière entre analyse politique et relativisation d’un crime.

Une enquête toujours en cours à Lyon

Rappelons que l’enquête sur le meurtre de Quentin est toujours en cours. Selon les dernières révélations, au moins deux témoins auraient identifié Jacques-Élie Favrot, collaborateur du député LFI Raphaël Arnault, comme étant le « meneur » de l’attaque. De nouveaux affrontements ont par ailleurs éclaté à Lyon, sur les lieux mêmes du drame, confirmant que les tensions sont loin de retomber.

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Le service public face à ses responsabilités

Au-delà de la polémique autour d’un invité, c’est la question de la ligne éditoriale de France Télévisions qui est posée. Comment un plateau de télévision publique a-t-il pu laisser qualifier le meurtre d’un jeune homme de « rééquilibrage » sans contradiction immédiate ? Alors que l’Arcom est déjà sous pression, le traitement médiatique de la violence politique en France n’a jamais autant divisé.

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