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Autriche : un chat découvert vivant dans un colis postal censé contenir une guitare

Publié par Elsa Fanjul le 08 Avr 2026 à 10:00

Un British Shorthair prénommé Shana a été retrouvé terrorisé dans un carton, au beau milieu d’un centre de tri postal à Vienne. Le colis était censé contenir une guitare à destination de l’Allemagne. Son propriétaire, lui, jure qu’il n’y est pour rien — et pointe du doigt le facteur. La justice autrichienne, elle, a tranché.

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Un miaulement au milieu des colis

Chat British Shorthair découvert dans un carton au centre de tri postal

L’histoire a de quoi laisser sans voix. Début avril, des employés d’un centre logistique situé dans le nord de Vienne ont fait une découverte pour le moins inattendue. En manipulant un carton d’apparence banale, ils ont réalisé qu’il ne contenait pas du tout ce qui était indiqué sur l’étiquette. À l’intérieur, au lieu d’une guitare, se trouvait un chat vivant.

Le félin, un British Shorthair répondant au nom de Shana, était selon un porte-parole de la poste autrichienne en « mauvais état » et visiblement très effrayé. Paniqué par l’ouverture du colis, il s’est d’ailleurs immédiatement enfui dans l’immense entrepôt, rendant sa capture particulièrement compliquée.

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Les équipes ont finalement réussi à l’attraper après de longues minutes de course entre les paquets. Shana a ensuite été confié à un refuge pour animaux, où il a pu recevoir les soins nécessaires. Une scène surréaliste qui rappelle d’autres surprises trouvées dans des colis, mais rarement aussi dramatiques.

Le propriétaire accuse… le facteur

Employé postal découvrant un chat dans un colis à Vienne

Rapidement identifié grâce aux informations du colis, le propriétaire de Shana a été convoqué par les autorités. Un jeune homme autrichien qui avait, selon les éléments de l’enquête, préparé un envoi à destination de l’Allemagne. Officiellement, le paquet devait contenir une guitare qu’il souhaitait retourner.

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Face aux enquêteurs puis devant le tribunal, l’accusé a catégoriquement nié avoir placé son chat dans le carton. Sa ligne de défense ? Plutôt originale. « Je n’enverrais jamais mon chat », a-t-il assuré, avant d’avancer une théorie surprenante : selon lui, c’est un employé de la poste qui aurait enlevé Shana.

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Son argument : « Peut-être que le facteur était agacé parce que j’avais commandé trop de colis. » Une explication qui n’a visiblement convaincu ni le procureur ni le juge. Il faut dire que l’idée d’un facteur kidnappeur de chats par représailles postales reste un concept assez difficile à vendre devant un tribunal.

Six mois de prison avec sursis pour cruauté animale

Ce mercredi 1ᵉʳ avril, la justice autrichienne a rendu son verdict. Le jeune homme a été reconnu coupable de cruauté envers les animaux et condamné à six mois de prison avec sursis. La chaîne autrichienne ORF, qui a couvert le procès, rapporte qu’il continue de nier fermement les faits malgré la condamnation.

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Le tribunal a estimé que les éléments réunis étaient suffisants pour établir sa responsabilité. Enfermer un animal vivant dans un carton, sans eau, sans air suffisant, et l’expédier via un réseau postal où les colis subissent manutentions et transports, constitue un acte de maltraitance caractérisé. Les conditions dans lesquelles Shana a été retrouvé — apeuré, affaibli — parlaient d’elles-mêmes.

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En Autriche comme en France, la maltraitance animale est prise de plus en plus au sérieux par les tribunaux. Les peines restent néanmoins souvent jugées trop clémentes par les associations de protection animale, à l’image de certaines décisions controversées en France.

Shana ne retournera pas chez lui

Le chat Shana en refuge après son sauvetage

La bonne nouvelle dans cette histoire, c’est que Shana est en vie. La moins bonne — du point de vue de son ancien propriétaire —, c’est que le chat ne lui sera pas rendu. Du moins pas pour le moment. Le tribunal et les services de protection animale ont décidé de maintenir le félin en refuge, loin de celui qui est désormais condamné pour l’avoir maltraité.

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Une décision logique : on voit mal comment confier à nouveau un animal à quelqu’un reconnu coupable de l’avoir enfermé dans un colis postal. Shana, de son côté, se remet doucement au refuge. Les British Shorthair sont réputés pour leur tempérament calme et affectueux. On espère que ce chat trouvera rapidement une famille qui saura prendre soin de lui — sans carton ni étiquette d’expédition.

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Cette affaire rappelle à quel point la vigilance est essentielle dans les centres de tri. Sans l’attention des employés viennois, Shana aurait pu finir son voyage dans des conditions bien plus tragiques. Elle illustre aussi les dérives que subissent encore trop d’animaux, y compris dans des pays où la législation est censée les protéger.

La Poste, un réseau pas conçu pour les êtres vivants

Si l’histoire peut prêter à un sourire nerveux, elle soulève un problème bien réel. Les réseaux postaux ne sont évidemment pas adaptés au transport d’animaux vivants. Les colis passent par des tapis roulants, des zones de stockage sans aération spéciale, et subissent des manipulations parfois brutales.

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Pour un chat, les conséquences peuvent être dramatiques : déshydratation, stress intense, blessures, voire la mort par asphyxie si le carton est trop hermétique. Les services postaux de la plupart des pays européens interdisent formellement l’envoi d’animaux vivants. Des contrôles existent, mais il est évidemment impossible de scanner chaque paquet pour détecter la présence d’un être vivant.

En France, La Poste interdit strictement ce type d’envoi. Quiconque expédie un animal par voie postale s’expose à des poursuites pour maltraitance. Mais au-delà des règles, c’est surtout le bon sens qui devrait prévaloir : un chat n’est pas un colis. Ni une guitare.

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