Sultane, la chienne violée pendant 6 ans, vient d’obtenir justice !
La maltraitance animale et la violence humaine ont souvent la même origine. Cette affaire en est la preuve la plus troublante. Une chienne a subi l’indicible pendant des années, dans le silence total. Mais ce silence a fini par craquer, de la façon la plus inattendue qui soit. Et la justice française, pour la première fois, a dû se repositionner !
Une chienne libère la parole d’un jeune homme brisé !
Certaines vérités restent enfouies pendant des années, parfois toute une vie. Ce jeune homme handicapé vivait sous l’emprise totale d’un père violent. Il n’avait jamais trouvé les mots pour parler. Puis un jour, il a vu l’insupportable. Alors il a sorti son téléphone et il a filmé.
Son père abusait de Sultane, leur chienne Jack Russel, depuis six ans. Six ans de silence imposé, six ans de souffrance invisible. Ce jeune homme savait que sans preuve, personne ne le croirait. Alors cette vidéo, il l’a montrée à sa voisine. Et là, quelque chose en lui a enfin lâché !
Dans la foulée, il a parlé pour la première fois de sa propre douleur. Des viols. De l’inceste. Des années de silence forcé. Sans le savoir, cette chienne venait de libérer une parole que rien n’avait pu arracher avant elle. Son père a finalement été condamné à dix ans de prison par la cour criminelle de Douai.
Une première historique !
Le 13 février, Sultane n’était pas dans la salle d’audience de Douai. Pourtant, c’est bien elle qui était au cœur des débats. Pour la première fois devant une cour criminelle, un animal obtient le statut de victime. Une décision historique, confirmée par Me Graziella Dode elle-même. Le droit français venait de franchir une ligne qu’il n’avait jamais franchie avant !
Cette avancée ne tombait pas du ciel. En 2024, la même avocate avait déjà gagné ce combat pour Lanna, une chatte d’un an maltraitée. Cette affaire avait fait jurisprudence et ouvert une brèche dans la loi. Depuis, une dizaine de décisions similaires ont suivi en France. Sultane, elle, allait encore plus loin !
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La Ligue de Protection des Animaux a porté la voix de cette chienne devant les juges. Elle s’était constituée partie civile après avoir recueilli Sultane en 2023. Une vétérinaire spécialisée a ensuite témoigné des séquelles physiques et psychologiques visibles sur l’animal. « Un animal n’est pas un objet », a martelé Me Dode face à la cour. Ces mots, ce jour-là, ont tout changé.
La chienne indemnisée et une nouvelle ère pour le droit animalier !
La question de l’argent était sensible et l’avocate le savait parfaitement. Il ne fallait surtout pas éclipser la souffrance du jeune homme victime. Me Graziella Dode a donc choisi ses mots avec soin. « Il fallait rester mesuré, par rapport aux sévices subis par cet enfant », a-t-elle rappelé. Mais pour elle, les deux souffrances ne s’opposaient pas, elles se rejoignaient.
Le tribunal a finalement accordé une indemnisation qualifiée de « record ». 2 000 € pour le préjudice animalier, 2 000 € supplémentaires pour le préjudice moral. Cet argent a été versé directement à la Ligue de Protection des Animaux. L’association espérait aussi un remboursement des soins engagés pour cette chienne depuis 2023. L’accusé, lui, a tout nié jusqu’au bout sans jamais s’expliquer.
Aujourd’hui, Sultane vit dans un foyer aimant. Cette chienne a traversé six années d’horreur avant de retrouver la paix. Mais son histoire, elle, continue de résonner bien au-delà de son propre destin. Elle a libéré un homme. Elle a fait bouger le droit français. Et elle prouve que violence animale et violence humaine marchent toujours, tristement, main dans la main.