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Protégez les rouges-gorges du jardin en hiver avec cet ingrédient de cuisine à moins de 50 centimes : tout simple mais essentiel

Publié par Killian Ravon le 19 Jan 2026 à 20:29

Quand le jardin se fige et que le sol durcit, le rouge-gorge reste souvent le dernier petit veilleur visible. Il se poste près d’un massif, guette, s’approche, puis recule.

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Rouge-gorge dans la neige, à côté d’une coupelle de pâtes cuites nature, lumière douce d’hiver.
En période de gel, une petite portion de pâtes cuites nature (sans sel ni sauce) peut offrir un appoint d’énergie aux rouges-gorges.

En période de gel, ce comportement n’a rien d’anodin : trouver de l’énergie devient une urgence, et un aliment très simple peut l’aider ponctuellement.

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Rouge-gorge européen dans la neige, un comportement typique lors des matins glacés. Crédit : Si Griffiths.
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Le rouge-gorge n’est pas “un petit moineau comme les autres”

Le rouge-gorge familier est un insectivore opportuniste. Il adore les vers et les petits invertébrés, et il passe une bonne partie de sa journée au sol à fouiller la litière et les bordures. Quand la terre gèle, les proies s’enfoncent et deviennent inaccessibles. Il doit alors compenser avec ce qu’il trouve : baies, fruits, miettes, parfois graines. Cette adaptation existe, mais elle a ses limites, surtout lors des épisodes de froid sec ou durable.

Le problème est énergétique. Pour rester à 40 °C environ, un passereau brûle vite ses réserves. La journée d’hiver est courte, et la nuit est longue. Un oiseau qui “rate” son quota calorique peut survivre à la journée… mais perdre la bataille au petit matin.

Le rouge-gorge est un “chercheur au sol” : quand la terre gèle, l’accès aux proies devient critique. Crédit : Manudouz.
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Un jardin qui se tait : le contexte qui rend chaque geste plus important

Aider un rouge-gorge, ce n’est pas seulement un moment attendrissant. C’est aussi un geste qui s’inscrit dans un paysage plus large. En France, les suivis du Muséum national d’Histoire naturelle évoquent une baisse proche de 30 % des oiseaux communs en trente ans, en ville comme à la campagne, sur la période 1989-2019.

Bien sûr, nourrir au jardin ne “répare” pas tout. Le Muséum rappelle d’ailleurs que le nourrissage concerne surtout un petit cortège d’espèces et qu’il change peu la survie, sauf hiver exceptionnellement rigoureux. En revanche, il renforce le lien au vivant et peut aider lors des coups de froid.

C’est précisément là que se situe la bonne approche : un soutien ciblé, raisonné, et propre.

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L’ingrédient de cuisine validé par une grande association : les pâtes cuites, mais nature

L’idée surprend parce qu’elle est très “placard”. Pourtant, la RSPCA (grande association britannique de protection animale) classe clairement les pâtes cuites parmi les restes de cuisine qui peuvent être donnés aux oiseaux du jardin, au même titre que le riz cuit ou la pomme de terre bouillie, à condition de rester sur une préparation simple.

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Pourquoi ça marche ? Parce que les pâtes apportent surtout des glucides, donc des calories rapidement utilisables. Pour un rouge-gorge affaibli, c’est un petit carburant d’appoint. Il ne s’agit pas d’une alimentation “idéale” à long terme, mais d’un renfort ponctuel quand la nature est fermée à double tour.

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La règle d’or : pas de sel, pas de sauce, pas de gras

Là, il n’y a pas de compromis. Les aliments salés ou transformés posent un vrai risque. La logique est simple : les oiseaux ne sont pas adaptés à nos assaisonnements. Il faut donc cuire des pâtes dans l’eau, sans sel et sans huile, puis les laisser refroidir. Ensuite, on coupe en petits morceaux faciles à attraper.

Un autre point compte : la fraîcheur. La nourriture humide se dégrade vite, même en hiver. Le Muséum conseille de privilégier de petites quantités, à renouveler souvent, et de ne pas laisser la nourriture trop longtemps en place pour éviter qu’elle ne pourrisse.

Le rouge-gorge se nourrit souvent près du sol, mais se perche pour surveiller et se protéger. Crédit : Flickr user 32715450@N04.
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Où les déposer pour que le rouge-gorge ose venir

Le rouge-gorge aime manger au sol ou sur une surface plate, à proximité d’un abri où il peut disparaître en une seconde. Une coupelle peu profonde posée près d’un arbuste bas fonctionne souvent mieux qu’une mangeoire suspendue.

Il faut aussi penser aux prédateurs. Le Muséum recommande de placer les points de nourrissage de manière à limiter l’accès des chats, en gardant de la distance avec les “tremplins” possibles.

Enfin, la régularité aide. Un rouge-gorge revient là où il a trouvé une ressource fiable, surtout pendant les périodes de gel. Mieux vaut déposer peu, mais souvent, plutôt que beaucoup un seul jour.

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Le point qu’on oublie : nourrir peut aussi rendre malade si l’hygiène est négligée

C’est le revers du geste “gentil”. Quand plusieurs oiseaux se croisent au même endroit, les agents pathogènes circulent mieux. Le Muséum insiste sur le nettoyage des mangeoires et des abords, avec de l’eau savonneuse, et même une désinfection adaptée si nécessaire.

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La RSPCA rappelle la même logique côté eau et contenants : eau propre, nettoyage fréquent des récipients, et emplacement loin des cachettes de prédateurs.

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Autrement dit, si vous donnez des pâtes, retirez les restes en fin de journée. Et si vous utilisez une coupelle, lavez-la régulièrement. Le geste utile reste alors un geste sûr.

Rouge-gorge familier : même espèce, mais stratégies différentes selon les ressources locales. Crédit : Giles Laurent.

Les meilleurs compléments pour un rouge-gorge : coller à ce qu’il mange déjà

Les pâtes peuvent dépanner, mais le rouge-gorge profite surtout des aliments proches de son régime naturel. Le Woodland Trust rappelle qu’il consomme volontiers insectes, vers, mais aussi fruits, graines, suif, cacahuètes concassées, raisins secs, et qu’il apprécie particulièrement les vers de farine.

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En France, la LPO recommande de proposer des graines adaptées (tournesol noir notamment), des fruits de saison, et de l’eau renouvelée, surtout en période de gel. La LPO rappelle aussi deux interdits classiques : pas de lait, et pas de pain.

Sur le pain, la LPO est très claire : il est inadapté, notamment à cause du sel et des problèmes digestifs qu’il peut provoquer.

L’idée est donc d’utiliser les pâtes comme un “plus” lors des jours les plus durs, tout en gardant une base plus cohérente : graines, graisses non salées adaptées, fruits, insectes.

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Un point d’eau peu profond et propre est aussi important que la nourriture en période de gel. Crédit : J. M. Pearson.

Et l’eau, alors ? Le vrai geste vital quand tout gèle

On y pense après coup, pourtant c’est souvent décisif. Les oiseaux ne viennent pas seulement manger : ils doivent boire, et leur plumage doit rester fonctionnel. Une simple soucoupe peu profonde avec quelques centimètres d’eau, placée en sécurité, rend un service immense. La LPO insiste sur cette eau à renouveler, particulièrement en cas de gel.

Là aussi, la propreté compte. Eau stagnante et souillures, c’est la porte ouverte aux soucis sanitaires. Un rinçage quotidien pendant les périodes de fréquentation intense fait une vraie différence.

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Un petit plat très simple, et une grande logique derrière

Oui, quelques pâtes cuites nature peuvent aider un rouge-gorge lors d’un coup de froid. La RSPCA les cite explicitement parmi les aliments “dépannage” possibles, à condition de rester sur du très simple. Le bon réflexe, toutefois, n’est pas de remplacer la nature par nos restes : c’est de compléter, proprement, au bon moment, tout en offrant aussi de l’eau et un jardin refuge.

Car au fond, le geste le plus fort n’est pas celui qui remplit une coupelle une fois. C’est celui qui combine sobriété, régularité, hygiène et bon sens. Dans un hiver qui se durcit, c’est parfois ce mélange-là qui fait la différence entre “tenir” et “tomber”.

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