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Impôts 2026, la campagne ouvre le 9 avril : les 7 changements à connaître avant de remplir votre déclaration

Publié par Mathieu le 07 Avr 2026 à 13:01

La campagne de déclaration des revenus a officiellement démarré le 9 avril. Comme chaque année, des millions de Français vont devoir se connecter sur le site des impôts pour remplir leur déclaration. Sauf que cette année, plusieurs nouveautés risquent de changer la donne — et pas toujours en votre faveur. Barème revalorisé, nouveau taux pour les couples, obligations inédites… Voici le tour complet de ce qui vous attend.

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Un barème revalorisé de 0,9 % : qui est concerné ?

C’était l’une des craintes majeures de cette année fiscale. Le projet de loi de finances initial prévoyait un gel du barème de l’impôt, dans le cadre d’une « année blanche » destinée à réaliser des économies budgétaires. Concrètement, ce gel aurait fait basculer environ 200 000 foyers supplémentaires dans l’imposition.

Contribuable français remplissant sa déclaration d'impôts en ligne

Finalement, le barème a été indexé sur l’inflation moyenne de 2025, soit une revalorisation de 0,9 %. Résultat : une personne seule ne commencera à payer l’impôt sur le revenu qu’à partir de 17 604 euros de revenu fiscal annuel. Cela correspond à un salaire net mensuel d’environ 1 630 euros. Pour savoir précisément combien vous allez débourser cette année, vous pouvez utiliser le simulateur officiel mis à disposition.

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Ce réajustement, même modeste, évite donc à des centaines de milliers de contribuables modestes de se retrouver imposables du jour au lendemain. Le nouveau barème 2026 reste néanmoins un sujet à surveiller de près, surtout si vos revenus ont légèrement augmenté l’an dernier.

Couples mariés ou pacsés : le taux individualisé devient la norme

Voici un changement qui concerne directement les couples déclarant ensemble. Jusqu’ici, le prélèvement à la source appliquait souvent un taux unique aux deux membres du foyer. Problème : quand l’un gagne nettement plus que l’autre, celui qui perçoit le salaire le plus bas se retrouvait prélevé de façon disproportionnée chaque mois.

Depuis septembre 2025, un taux individualisé s’applique désormais par défaut. Chaque conjoint est prélevé en fonction de ses propres revenus. Si votre partenaire gagne trois fois votre salaire, vous ne porterez plus la moitié de la charge fiscale du foyer sur votre fiche de paie.

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Couple comparant leurs fiches de paie pour le taux individualisé

Attention toutefois : cette mesure ne modifie en rien le montant total de l’impôt dû par le couple. Comme le précise le site des impôts, c’est uniquement la répartition mensuelle du prélèvement qui change. Vous devez toujours déclarer l’ensemble des revenus du foyer.

Emploi à domicile : une nouvelle obligation pour le crédit d’impôt

Si vous employez une aide à domicile — femme de ménage, jardinier, garde d’enfants — ou si vous faites appel à un organisme de services à la personne, préparez-vous à une nouvelle étape obligatoire dans votre déclaration. Désormais, il faudra renseigner précisément l’identité de l’employé ou le nom de l’organisme prestataire pour bénéficier du crédit d’impôt.

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Pourquoi ce durcissement ? Sandra Demarcq, secrétaire générale du syndicat Solidaires finances publiques, l’explique sans détour : « C’est un crédit d’impôt qui coûte extrêmement cher à l’État, bénéficie en priorité aux contribuables aisés et qui peut être source de fraude. » L’administration fiscale veut tout simplement pouvoir vérifier la réalité des prestations déclarées.

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En cas d’oubli ou d’erreur, vous pourriez perdre cet avantage fiscal. Pour rappel, le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile peut atteindre 50 % des sommes versées. Autant ne pas le laisser filer. D’ailleurs, une simple erreur sur votre déclaration peut désormais entraîner des conséquences bien plus lourdes qu’avant.

Dons « Coluche » : le plafond double, mais attention à la date

Bonne nouvelle pour les contribuables généreux. Le plafond des dons ouvrant droit à la réduction d’impôt à 75 % — les fameux dons « Coluche » versés aux associations d’aide aux plus démunis — passe de 1 000 à 2 000 euros. Les Restos du Cœur, la Croix-Rouge, le Secours populaire ou encore Emmaüs sont concernés.

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La réduction fiscale peut ainsi atteindre 1 500 euros, soit le double de ce qu’elle représentait jusqu’ici. Un coup de pouce significatif pour ceux qui soutiennent régulièrement ces structures.

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Mais il y a un piège : seuls les dons réalisés à partir du 14 octobre 2025 sont éligibles à ce nouveau plafond. Les versements effectués avant cette date restent soumis à l’ancien plafond de 1 000 euros. Soyez donc très vigilant au moment de remplir les cases correspondantes. Si vous cherchez d’autres leviers pour réduire votre facture fiscale, plusieurs cases méconnues méritent votre attention.

Flat tax à 31,4 % : les épargnants passent à la caisse

Les revenus du capital prennent un coup. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), souvent appelé « flat tax », passe de 30 % à 31,4 %. Cette hausse concerne tous les revenus issus de dividendes, intérêts, obligations ou plus-values mobilières.

Épargnant consultant ses revenus du capital sur smartphone
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L’origine de cette augmentation ? La hausse de 1,4 point de la Contribution sociale généralisée (CSG), entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Comme le détaille le site Service-Public, le PFU se compose d’un taux d’imposition forfaitaire et de prélèvements sociaux. C’est la composante sociale qui fait grimper l’addition.

Pour les détenteurs de placements financiers, la note sera sensiblement plus élevée cette année. Certains experts estiment que cette mesure pourrait inciter davantage de contribuables à revoir la composition de leur épargne. La hausse de la CSG impacte également les pensions de millions de retraités.

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Barème carburant en baisse et contribution sur les hauts revenus

Mauvaise nouvelle pour ceux qui utilisent leur véhicule personnel à des fins professionnelles et personnelles. Le barème des frais de carburant a été revu à la baisse. Par exemple, pour un véhicule de tourisme de 3 à 4 CV, le tarif passe de 0,094 à 0,089 euro/km pour le gazole, et de 0,119 à 0,113 euro/km pour le sans-plomb.

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Ce barème concerne spécifiquement les véhicules à usage mixte — personnel et professionnel. Il ne faut pas le confondre avec le barème kilométrique classique, qui intègre l’ensemble des frais (assurance, entretien, carburant) et reste un outil distinct pour le calcul des frais réels déductibles. Pour les voitures électriques, les frais d’électricité pour la recharge peuvent être déclarés comme frais professionnels.

Du côté des contribuables les plus fortunés, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) fait son apparition dans la déclaration. L’an dernier, les foyers concernés avaient dû fournir une déclaration sur l’honneur et régler un acompte fin 2025. Cet acompte sera pris en compte dans la déclaration 2026 : seul le solde restant sera réclamé l’été prochain.

Dates limites : ne jouez pas avec le feu

La campagne s’est ouverte le 9 avril et se clôturera entre le 21 mai et le 4 juin, selon votre département de résidence. Pour rappel, la déclaration en ligne est obligatoire pour tous les contribuables. Seules les personnes n’ayant pas accès à Internet peuvent encore recourir au formulaire papier.

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Autre nouveauté à noter : les professionnels et les entreprises ne peuvent plus régler leurs impôts par chèque dès cette année. Pour les particuliers, cette mesure entrera en vigueur à l’été 2027. Si vous souhaitez vérifier les dates limites exactes par département, mieux vaut s’y prendre dès maintenant.

En cas de retard, les sanctions peuvent vite devenir salées : jusqu’à 10 % de majoration sur le montant de vos impôts, et même 20 % en cas de mise en demeure. Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut connaître les sanctions applicables et ne surtout pas repousser cette obligation au dernier moment.

Enfin, si vous êtes retraité, pensez à vérifier si vous pouvez profiter de certaines exonérations fiscales après 65 ans. Et pour ceux qui cherchent à optimiser chaque ligne de leur déclaration, plusieurs cases discrètes mais rentables méritent d’être cochées.

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