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Installée au Maroc, elle a fraudé en continuant de toucher la retraite de sa mère décédée pendant 25 ans

Publié par Killian Ravon le 24 Jan 2024 à 17:30

Imaginez toucher une pension de retraite durant un quart de siècle après le décès du bénéficiaire. C’est ce qu’a réalisé une femme de 70 ans, originaire de l’Eure, mais établie au Maroc, en continuant à percevoir indument la pension de sa mère décédée en 1998.

Cette affaire, aussi surprenante qu’elle soit, met en lumière les failles dans la gestion des pensions et la nécessité de mesures plus strictes.

jeune retraitée qui sourit au Maroc après avoir fraudé. Image d'illustration

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Un stratagème à 200 000 euros : la supercherie dévoilée

Le subterfuge a débuté à la mort de la mère de la septuagénaire. Plutôt que de signaler le décès, elle a choisi de rester silencieuse, percevant ainsi indument la pension.

Le montant total de cette escroquerie s’élève à environ 200 000 euros. L’arnaque a été mise à jour lors d’un contrôle de routine. Conduisant à la condamnation de la femme à 15 mois de prison avec sursis. Et à l’obligation de rembourser la somme frauduleusement perçue.

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Fraude aux pensions : un fléau national

Ce cas n’est pas un incident isolé. Charles Prats, un ancien magistrat spécialisé dans la lutte contre la fraude, indique que de telles arnaques sont « fréquentes en France ». Le problème majeur réside dans le processus de déclaration des décès. Sans cette déclaration, les pensions continuent d’être versées, ouvrant la porte à des abus.

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Actions gouvernementales : renforcement de la lutte contre la fraude

Pour contrer ce phénomène, le gouvernement a intensifié ses efforts. La création d’un Conseil d’évaluation des fraudes a été annoncée, marquant une étape considérable dans la lutte contre ces pratiques. Thomas Cazenave, ministre délégué aux Comptes publics, a insisté l’importance de disposer de données fiables pour élaborer des stratégies pratiques.

Le projet de loi de finances 2024 inclut de nouveaux dispositifs, telles que des sanctions renforcées et la pénalisation de l’incitation au détournement.

Cette histoire, bien que choquante, révèle un problème systémique de malversation en France. Elle conteste l’efficacité des contrôles en place et souligne l’urgence de renforcer les mesures antifraudes.

Alors que le gouvernement s’engage dans cette voie, on peut se demander si ces efforts seront suffisants pour éradiquer de telles pratiques. L’avenir nous le dira, mais une chose est certaine : la vigilance reste primordiale.

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