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Vous devriez vider votre compte courant avant fin février, voici pourquoi

Publié par Killian Ravon le 23 Fév 2026 à 16:30

Les conseils circulent de plus en plus : vider son compte courant avant la fin février 2026, ou au moins arrêter d’y laisser “dormir” plusieurs milliers d’euros. Derrière la formule, il y a une idée simple. L’argent sur un compte courant ne rapporte rien, et son pouvoir d’achat s’érode avec le temps.

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Vider son compte courant : une personne tient un portefeuille avec des billets en euros et consulte son solde sur une appli bancaire.
Trop d’argent sur un compte courant ne rapporte rien : mieux vaut transférer le surplus vers une épargne disponible et rémunérée.

En France, cette habitude est loin d’être marginale. Les ménages restent parmi les plus gros épargnants de la zone euro. Mais une partie de cette épargne se retrouve… au mauvais endroit. Or, à l’heure où les taux des livrets réglementés ont été ajustés début février 2026, le sujet redevient très concret. Surtout pour celles et ceux qui gardent un gros “matelas” sur leur compte à vue.

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L’épargne “qui dort” sur un compte courant ne rapporte rien, alors que d’autres supports existent. Crédit : Wikimedia Commons.
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Pourquoi garder beaucoup sur son compte courant peut vous coûter cher

Un compte courant est conçu pour encaisser un salaire, régler des dépenses et faire transiter de l’argent. Il n’a pas été pensé pour stocker une réserve importante. La plupart du temps, il ne verse aucun intérêt, ce qui signifie que la somme reste strictement identique sur le papier, même si les prix, eux, évoluent.

Cette différence se voit surtout quand on parle d’inflation. Selon l’Insee, l’inflation moyenne annuelle a ralenti en 2025, mais elle s’établit tout de même à +0,9 % en moyenne sur l’année. Une hausse faible, certes, mais suffisante pour grignoter silencieusement votre pouvoir d’achat si votre argent ne “travaille” pas du tout.

Dans ce contexte, l’argument des experts n’est pas de vous pousser à tout investir, ni de vous priver de liquidités. L’idée consiste plutôt à séparer l’argent du quotidien de l’épargne, pour éviter de laisser une réserve trop importante sur un support non rémunéré.

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Même une inflation modérée finit par rogner la valeur réelle de l’argent non rémunéré. Crédit : JLogan.

Les Français épargnent beaucoup… mais pas toujours au bon endroit

La Fédération bancaire française rappelle régulièrement que la France figure parmi les pays où l’épargne reste élevée, avec un niveau qui dépasse souvent celui de nombreux voisins européens. Dit autrement, la “culture de l’épargne” est bien là, et elle s’est renforcée avec les années d’incertitude économique.

Dans le même temps, une autre statistique a marqué les esprits. Plusieurs reprises médiatiques s’appuient sur les données issues de l’Observatoire de l’épargne réglementée de la Banque de France : le solde moyen sur un compte courant non rémunéré a été mis en avant autour de 7 701 euros. À compter du 1er février 2026, une nouvelle baisse des livrets se profile, rendant l’arbitrage encore plus nécessaire.

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Ce chiffre est une moyenne, donc imparfaite. Néanmoins, il illustre une reality : une partie des ménages conserve des sommes confortables sur le compte courant, parfois par prudence, parfois par manque de temps, et parfois parce que “c’est plus simple” de tout laisser au même endroit.

Le compte courant sert d’abord aux paiements et aux dépenses courantes. Crédit : SirRuddy.

Vider son compte courant : l’objectif n’est pas de tomber à zéro

Quand on lit “vider son compte courant”, on imagine une consigne radicale. En pratique, la recommandation la plus raisonnable est de ne garder sur le compte courant qu’une somme utile pour vivre et absorber les petits décalages. Le reste peut être placé sur des supports plus adaptés, tout en restant disponible.

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Beaucoup de spécialistes parlent d’une “épargne de disponibilité” : de quoi payer les courses, le loyer, les factures, et absorber un imprévu banal sans finir à découvert. Le montant varie selon votre situation, mais l’idée est de rester sur un coussin réaliste plutôt que de laisser plusieurs mois de revenus au même endroit.

D’ailleurs, la Banque de France elle-même insiste sur la concentration des dépôts à vue : une minorité de comptes très garnis pèse lourd dans l’encours total. Ce point compte, car il rappelle que le “solde moyen” ne décrit pas chaque foyer, mais un comportement global.

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Fin février 2026 : pourquoi l’échéance revient dans les discussions

Si l’échéance “fin février” est citée, c’est parce que le début d’année est souvent un moment où l’on remet ses finances à plat. Il y a aussi une actualité précise : les taux de l’épargne réglementée ont changé au 1er février 2026, et cela modifie le calcul pour beaucoup de ménages.

À compter du 1er février 2026, le taux du Livret A est fixé à 1,5 %, tout comme celui du LDDS, tandis que le LEP est à 2,5 %, selon les communications officielles. Même si ces taux ne font plus rêver par rapport aux meilleures années, ils ont un avantage immédiat : ce sont des intérêts sans risque de perte en capital, et l’argent reste disponible.

Résultat, l’écart entre “0 % sur un compte courant” et “1,5 % sur un livret” redevient un vrai sujet. On ne parle pas d’un jackpot, mais d’un réflexe de protection : limiter la part d’épargne qui ne rapporte rien.

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Garder une réserve utile, oui ; laisser un gros montant immobilisé, non. Crédit : Donald Trung Quoc Don.

Quelles alternatives concrètes si vous voulez sortir l’argent du compte courant

Le réflexe le plus simple, c’est l’épargne réglementée. Le Livret A et le LDDS sont très liquides, garantis, et défiscalisés sur les intérêts. Au 1er février 2026, l’État a officialisé la baisse à 1,5 %, mais cela reste supérieur à un compte courant classique.

Le LEP, quand on y est éligible, mérite une attention particulière. Son taux est plus élevé, et il vise précisément les ménages modestes, avec un cadre réglementé. Beaucoup de foyers y ont droit sans l’avoir ouvert, souvent par manque d’information ou parce qu’ils repoussent la démarche.

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Ensuite, il y a les solutions de moyen terme, comme certains fonds euros d’assurance-vie ou des placements plus dynamiques. Là, la logique change : disponibilité, fiscalité et risque ne sont plus les mêmes. Le point important, c’est de ne pas confondre “épargne de précaution” et “épargne de projet” : la première doit rester accessible, la seconde peut accepter une durée plus longue.

Et les comptes courants rémunérés ? Oui, mais attention aux conditions

Certaines banques, souvent en ligne, proposent des comptes rémunérés. Sur le papier, c’est séduisant : conserver la praticité du compte courant tout en touchant un petit rendement. En réalité, ces offres viennent presque toujours avec des limites, comme un plafond rémunéré, un dépôt minimum, ou un taux promotionnel limité dans le temps.

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Avant de déplacer de grosses sommes, mieux vaut vérifier les conditions exactes et comparer avec les livrets réglementés. Les livrets restent une référence simple, notamment parce que leur fonctionnement est encadré et que la rémunération est claire.

Dans tous les cas, la conclusion est rarement “tout mettre au même endroit”. Le bon équilibre, c’est un compte courant pour le quotidien, une poche de précaution sur livret, puis éventuellement des supports plus longs pour les projets.

Les virements automatiques sont souvent le moyen le plus simple de déplacer l’épargne sans y penser. Crédit : Donald Trung Quoc Don.
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Ce que vous pouvez faire dès maintenant, sans vous compliquer la vie

Commencez par regarder votre solde “habituel” en fin de mois. S’il reste systématiquement très élevé, c’est souvent le signe que vous pourriez transférer une partie vers un livret, sans impact sur votre confort. Un simple virement automatique après le salaire peut suffire à mettre en place une discipline douce.

Ensuite, posez une règle simple : un montant fixe reste sur le compte courant, le reste est réparti selon vos objectifs. Cette approche a un avantage psychologique : l’argent du quotidien reste lisible, et l’épargne devient un choix, pas un reste.

Enfin, gardez en tête que l’enjeu n’est pas de gagner “beaucoup” d’intérêts. Il s’agit surtout d’éviter de laisser une somme importante sur un support à 0 %, alors que des solutions sûres et disponibles existent.

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Que retenir ?

“Vider son compte courant” est une formule qui frappe, mais le fond est plus mesuré : limiter l’argent qui dort sans rendement, garder une réserve réaliste pour vivre, et placer le surplus sur des supports plus adaptés. Avec une inflation qui continue d’exister, même modérée, l’immobilisme finit toujours par coûter quelque chose.

La fin février 2026 sert surtout de rappel : les taux ont changé, les arbitrages peuvent se faire en quelques clics, et un petit ajustement peut rendre votre épargne plus cohérente. En clair, ce n’est pas une course, mais une mise au point utile.

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