Bientôt un permis de conduire pour les vélos électriques ? Ce projet de loi qui divise
Face aux discussions acharnées de l’État de Floride autour des vélos électriques, des trottinettes et des e-motos, les utilisateurs montent au créneau.
Vélos électriques et consorts : l’État de Floride serre la vis
Des règlementations qui pénalisent les usagers ? Les autorités floridiennes (États-Unis) se sont récemment attardées sur le cas des vélos électriques, trottinettes et e-motos pour lesquels elles déplorent l’absence de réglementation. Ainsi, les projets de loi House Bill 243 et Senate Bill 382 ciblent l’essor des véhicules électriques individuels dans l’État et envisagent de les soumettre à quelques obligations.
Parmi elles, l’obligation pour les conducteurs de e-bikes de Classe 3, capables d’atteindre 45 km/h de posséder un permis de conduire ou un permis d’apprenti.
Les textes stipulent également que certaines informations devront être incluses dans les rapports d’accidents impliquant les e-bikes, les trottinettes et les e-motos.
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Les opposants à la mesure donnent de la voix
Dans le même temps, l’État sera encouragé à fournir des statistiques détaillées sur les accidents, les blessures et les décès. Autant de données qui, selon les partisans, permettront de mieux cibler les politiques de sécurité.
D’ailleurs certaines villes de Floride ont déjà pris les devants, à l’image de Palm Coast qui a communiqué l’interdiction des modifications permettant de dépasser les 48 km/h. Le comté de St Johns suit le mouvement en menant des actions de prévention avec les écoles et la police.
Si l’exécutif juge ces nouvelles mesures satisfaisantes, tout le monde n’est pas de cet avis. En particulier les utilisateurs d’e-bikes, qui craignent de voir les cyclistes respectueux de la loi pénalisés, notamment les personnes âgées ou dépendantes des vélos électriques pour se déplacer. Ils déplorent par ailleurs une attention accrue portée aux e-bikes qui laisserait les conducteurs d’e-motos ou de modèles modifiés passer sous les radars.
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En bref, les opposants à ces mesures craignent qu’elles leur compliquent le quotidien sans réellement améliorer leur sécurité. Si la loi est adoptée, elle rentrera en vigueur le 1ᵉʳ juillet 2027.