Disparition d’Antoine Richard: un corps retrouvé dans un lac, le club annonce sa mort
Il avait 21 ans, un projet de vie à l’autre bout du monde, et toute une carrière sportive devant lui. Antoine Richard, jeune rugbyman de l’AS Ampuis, avait disparu le 21 mars 2026 en Nouvelle-Zélande. Ce mercredi, son club a confirmé ce que beaucoup redoutaient depuis plusieurs jours : il ne rentrera pas.
Une disparition qui mobilise les autorités néo-zélandaises

Antoine Richard était arrivé en Nouvelle-Zélande pour travailler dans un domaine viticole. Ce jour-là, il profitait d’un jour de congé pour se promener aux abords de la ville de Cromwell, dans la région d’Otago.
Aperçu vivant pour la dernière fois dans un hôtel local, il avait ensuite été identifié sur des images de vidéosurveillance, marchant en direction du sentier longeant le lac Dunstan. Puis plus rien. Aucun signe de vie.
Les autorités locales avaient rapidement lancé des recherches actives pour retrouver le rugbyman français, mobilisant des équipes sur le terrain et autour du lac. Les jours passaient, et l’inquiétude grandissait.
Une sandale, puis un corps
Les premiers éléments concrets étaient apparus ces derniers jours. Une sandale appartenant à Antoine Richard avait été retrouvée près des rives du lac Dunstan, alimentant les craintes d’un drame.
Mercredi, un habitant des environs a repêché un corps dans les eaux du lac. Les équipes de recherche ont été immédiatement alertées.
Le porte-parole de la police de Cromwell a confirmé qu’il s’agissait « vraisemblablement » du corps du jeune Français. Une expertise médico-légale a été ordonnée pour établir formellement l’identité. Les circonstances exactes du décès restent, à ce stade, inconnues.
Le club d’Ampuis brisé par la nouvelle

L’AS Ampuis Rugby, club du Rhône où évoluait Antoine Richard, a publié un message poignant sur ses réseaux sociaux dès l’annonce de la découverte.
« C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la disparition d’Antoine, joueur du club. Antoine a marqué l’AS Ampuis par son engagement, son état d’esprit et les valeurs qu’il incarnait sur et en dehors du terrain », écrit le club.
« Toutes nos pensées vont à sa famille, à ses proches ainsi qu’à ses anciens coéquipiers dans cette épreuve. Le club s’associe à leur peine et leur adresse ses plus sincères condoléances. »
Des mots simples, qui disent tout le désarroi d’une communauté sportive frappée de plein fouet. Le rugby est un monde de liens forts, de vestiaires partagés, de samedis après-midi sur le terrain. Perdre l’un des siens à 21 ans, à l’autre bout du monde, laisse une cicatrice profonde.
Un drame qui rappelle d’autres disparitions de sportifs français
La mort d’Antoine Richard s’ajoute à une liste douloureuse de sportifs français disparus prématurément. On pense à Margot Simond, la skieuse de 18 ans dont le décès avait choqué toute la France, ou encore à ce champion olympique français emporté à seulement 51 ans.
Voir cette publication sur Instagram
À lire aussi
Des vies fauchées trop tôt, qui laissent leurs proches et leurs communautés sportives sous le choc. Antoine n’avait que 21 ans. Il était parti construire quelque chose à l’étranger, comme tant de jeunes Français tentés par l’aventure au bout du monde.
La Nouvelle-Zélande, destination de l’aventure devenue lieu de drame

La Nouvelle-Zélande attire chaque année des milliers de jeunes Européens, séduits par ses paysages, ses exploitations agricoles et viticoles, et la culture du travail saisonnier. Antoine Richard en faisait partie, employé dans un domaine viticole de la région de Cromwell.
Cette région du centre de l’île du Sud est connue pour ses vignobles et ses décors spectaculaires, dont le lac Dunstan, vaste étendue d’eau créée par un barrage dans les années 1990. Un endroit magnifique, et potentiellement dangereux pour qui s’en approche seul.
Les accidents liés aux lacs et aux sentiers de randonnée ne sont malheureusement pas rares dans cette partie du monde. Mais quand c’est un jeune Français de 21 ans qui en est la victime, la douleur traverse les frontières. D’autres drames en voyage avaient déjà bouleversé l’opinion publique, comme ce voyage à Hawaï qui avait viré au cauchemar pour deux adolescentes, ou encore ce père mort enseveli par le sable sur une plage sous les yeux de ses enfants.
Les autorités néo-zélandaises saluent la mobilisation
Le porte-parole de la police, cité par le New Zealand Herald, a tenu à rendre hommage à tous ceux qui ont participé aux recherches.
« Le soutien de la communauté et les efforts de recherche ont été extrêmement appréciés. Nos pensées accompagnent ses proches en cette période difficile », a-t-il déclaré.
Une solidarité internationale qui témoigne de l’impact humain de cette tragédie, même à des milliers de kilomètres de la France.
Une famille dévastée, un deuil qui commence
Pour la famille d’Antoine Richard, le pire est désormais confirmé. Après dix jours d’angoisse, d’espoir tenu à bout de bras, la nouvelle est tombée comme un couperet.
L’identification formelle par expertise médico-légale n’est plus qu’une formalité administrative. Dans les faits, plus personne ne doute. Antoine ne reviendra pas.
Son histoire rejoint celle de toutes ces disparitions qui dévastent des familles entières, parfois dans l’incompréhension totale. Des histoires où les questions restent sans réponse, et où le deuil doit se faire malgré tout, même à distance.
Le monde du rugby amateur français perd l’un de ses jeunes espoirs. L’AS Ampuis perd un joueur que ses coéquipiers ne sont pas près d’oublier. Et une famille perd son enfant, parti chercher l’aventure et jamais rentré.