Féminicide : une femme retrouvée égorgée à son domicile et son conjoint pendu dans les bois
À Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, une femme a été retrouvée égorgée dans son appartement. Son conjoint a quant à lui été découvert pendu dans les bois. Il pourrait s’agir du 142ème féminicide en France depuis le début de l’année.
En Guadeloupe, une mère de famille de 38 ans a été retrouvée égorgée dans son appartement, son compagnon a quant à lui été découvert pendu à un arbre. (Photo d’illustration)
Elle avait 38 ans et était mère de deux enfants âgés de 8 et 13 ans. Le corps de Sabrina a été découvert ce lundi 9 décembre 2019 dans son appartement à Capesterre-Belle-Eau, en Guadeloupe, a annoncé le parquet de Basse-Terre, rapporte le 20 minutes. C’est la fille cadette du couple qui a trouvé le cadavre de sa mère chez elle alors qu’elle rentrait de l’école. Paniquée, elle a alors alerté plusieurs membres de sa famille qui ont par la suite prévenu les secours.
Sabrina était employée à la Semsamar, une société d’économie mixte spécialisée dans la gestion de logements sociaux, de promotions immobilière et d’aménagement du territoire, précise le journal.
Le conjoint de la victime a quant à lui été retrouvé pendu ce mercredi dans les bois de la même commune.
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Féminicide : une lettre d’adieu laissée pour sa mère
Après la découverte macabre du corps de Sabrina, les enquêteurs sont partis à la recherche de son conjoint, Marc Olivier. Ce dernier était sapeur-pompier à Capesterre-Belle-Eau et « employé au CHU en qualité d’agent » .
Marc Olivier a finalement été retrouvé mais décédé. Il a été découvert pendu à un arbre dans le bois de Capesterre-Belle-Eau. Dans son véhicule, l’homme avait laissé une lettre d’adieu pour sa mère « laissant penser à un acte suicidaire » . Toutefois, à ce jour, « rien ne permet de dire son implication ou non dans le décès de sa compagne« , a indiqué le parquet de Basse-Terre dans les médias guadeloupéens.
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Si la thèse du meurtre est avérée, il s’agirait du 142ème féminicide sur l’année 2019 en France mais du premier pour la Guadeloupe, selon le collectif « féminicides par compagnons ou ex » .