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« J’ai eu les croisés du calbar » : un homme renonce à tout par complexe sur son sexe !

Publié par Andri R le 26 Jan 2026 à 14:30

Qu’est-ce qui peut pousser un homme à abandonner sa passion ? Parfois, ce ne sont ni les blessures ni le manque de talent. Sikou Niakaté mesurait 1,92 mètre au collège et dominait le terrain. Pourtant, il n’a jamais joué en club de foot. Dans une interview rare accordée à L’Équipe, il révèle enfin pourquoi. Son histoire met en lumière un tabou dont personne n’ose parler.

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Cet homme renonce à son rêve par peur du vestiaire !

Sikou Niakaté avait tout pour réussir dans le football. Au collège, il mesurait déjà 1,92 mètre selon L’Équipe. Mais sa taille ne l’empêchait pas d’être technique sur le terrain. Ses capacités le plaçaient au-dessus du lot des jeunes de son âge. Pourtant, il n’a jamais dépassé le stade des simples matchs de quartier.

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La raison de cet abandon brutal ? Une peur viscérale des vestiaires collectifs. « Ce que je cachais allait devenir visible », confie-t-il. Pour lui, l’idée de se déshabiller devant ses coéquipiers était « impensable ». Cette angoisse a pris une place démesurée dans son esprit. Elle est devenue plus forte que sa passion pour le ballon rond.

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« J’ai donc décidé de ne jamais jouer au foot en club », « Jamais, jamais », déclare-t-il. Il compare son cas à celui des joueurs blessés aux ligaments croisés. « Moi, j’ai eu les croisés du calbar », lance-t-il avec ironie. Le jeune homme reconnaît qu’il aurait pu jouer en club, même dans de bons clubs. Mais se montrer nu ? Impossible.

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Des blessures invisibles !

Tout commence par une dispute banale dans la salle de bain familiale. Sikou Niakaté s’apprêtait à se doucher pendant que sa sœur nettoyait la pièce. Les deux enfants commencent à se chamailler comme le font tous les frères et sœurs. Mais la situation bascule lorsque sa sœur, agacée, lâche une phrase assassine. « Avec ta toute petite bite », dit-elle en riant.

Ces quelques mots vont littéralement le détruire de l’intérieur. Selon ses dires : « Quand elle prononce ça, sa phrase me transperce, elle m’assassine ». Ce n’était qu’une remarque d’enfant lancée sans réelle méchanceté. Pourtant, elle va s’ancrer dans l’esprit du jeune garçon. Cette blessure invisible ne cicatrisera jamais vraiment.

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Quelques années plus tard, une seconde humiliation vient enfoncer le clou. Après un match de foot, un ami lui montre son sexe pour rigoler. Il demande ensuite à Sikou de faire pareil et insiste. Alors, le jeune homme baisse son jogging et son slip malgré sa réticence. Son ami éclate alors de rire : « Tu as une toute petite bite, c’est un truc de fou ». À ce moment-là, il a su que le vestiaire de football professionnel ne sera jamais le sien.

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Le « syndrome du vestiaire » : quand les hommes pleurent dans le noir

Face à ce traumatisme, Sikou Niakaté a choisi de ne pas rester silencieux. Il a décidé d’en faire le sujet central de son documentaire. « Dans le noir, les hommes pleurent » explore les facettes des masculinités contemporaines. Le réalisateur y décortique ce qu’il appelle le syndrome du vestiaire. Cette paranoïa touche de nombreux hommes complexés par leur anatomie intime.

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Ce syndrome reste pourtant largement méconnu du grand public et même des spécialistes. Combien d’hommes souffrent en silence de ce complexe ? Personne n’ose vraiment en parler par peur du jugement. Cette omerta masculine empêche toute discussion saine sur le sujet. Pourtant, les conséquences peuvent être dramatiques, comme le prouve le parcours de Niakaté.

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