Il achète une maison en viager et tue l’occupant pour en disposer plus rapidement
L’homme de 88 ans a perdu la vie après que l’acheteur de sa maison a perdu patience et estimé qu’il était temps d’intégrer son bien.
Le meurtre sordide de Léon Stablo, 88 ans
Un futur propriétaire impatient. Les faits se déroulent il y a quelques jours, dans la ville de Branne (Gironde). Le 20 janvier dernier, le fils de Léon Stablo, 88 ans, retrouve le corps sans vie du retraité dans les escaliers de son domicile. Un coup d’œil rapide lui permet d’établir que son père a été roué de coups et que des traces de sang ont été essuyées. Il repère des projections dans d’autres pièces ainsi qu’une trace de sang sur la poignée d’une fenêtre, restée ouverte.
L’homme alerte immédiatement les forces de l’ordre qui procèdent au relevé de preuves et ouvrent une enquête.
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Ils ne tardent pas à remonter jusqu’à un homme de 38 ans, au chômage, mais « charpentier de formation », précise le parquet de Bordeaux. Arrêté trois jours après les faits et placé en garde à vue pour « assassinat et modification de l’état des lieux d’un crime », l’homme passe aux aveux dans la foulée.
L’auteur reconnaît la préméditation
En plus de reconnaître le crime sanglant, il reconnaît la préméditation et confie qu’il « [songe] depuis plusieurs mois à passer à l’acte ». Pour ce qui est des circonstances du drame, il rapporte avoir frappé Léon Stablo à mort. Des aveux confirmés par le médecin légiste qui identifie l’usage d’un objet contandant. Dans un communiqué, le parquet de Bordeaux précise que l’homme de 88 ans est décédé d’une « décompensation cardiorespiratoire ».
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Les enquêteurs identifient rapidement le mobile comme étant financier. En effet, l’homme avait acquis le domicile de l’octogénaire en viager, en 2023. Lassé d’attendre, il encore confié avoir commis le crime « afin de disposer plus rapidement de la propriété de la victime ». Il est depuis mis en examen.
La compagne du prévenu a également été placée en garde à vue pour non-dénonciation de crime. Non seulement les enquêteurs la soupçonnent d’avoir eu connaissance des projets de son conjoint, mais également de l’avoir aidé à dissimuler les preuves de son méfait. Elle est placée sous contrôle judiciaire.