Incendie de Crans-Montana : Jessica Moretti avoue avoir pris la fuite et explique pourquoi
Les 11 et 12 février 2026, Jacques et Jessica Moretti ont été entendus une troisième fois dans l’enquête sur l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana.
RTL, dans un article publié le 23 février 2026, révèle le contenu de ces auditions très attendues. Au cœur des échanges : la mousse acoustique au plafond, l’absence d’extincteurs utilisés et le départ précipité de la gérante le soir du drame.
Un tragique incendie qui a bouleversé le monde entier
Dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, le bar Le Constellation, à Crans-Montana en Suisse, s’embrase. Le bilan est terrible : 41 morts et 115 blessés.
Les 11 et 12 février 2026, ses gérants, Jacques et Jessica Moretti, ont de nouveau été interrogés, comme le révèle RTL le 23 février 2026.
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Face aux près de 80 avocats des victimes, Jacques Moretti a exprimé son émotion : « Je suis désolé, aucun parent ne devrait avoir à vivre cela », avant d’ajouter : « Il s’agit d’une catastrophe. Je ne peux pas être présent avec eux mais nous sommes avec les familles dans les pensées et les prières ».
Les questions ont longuement porté sur la mousse acoustique installée au plafond, à l’origine de la propagation des flammes.
Il assure avoir testé le matériau : « A aucun moment cela n’a pris feu ». Autre point sensible : aucun extincteur n’a été utilisé. Selon lui, « le feu s’est propagé tellement vite » que la priorité était d’évacuer.
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Jessica Moretti explique pourquoi elle a pris la fuite
Le lendemain, Jessica Moretti a pris la parole, très émue. Elle a déclaré : « Ce que ces mamans vivent est indescriptible. Je suis moi-même mère. Personne ne devrait avoir à vivre cela. On ne se dérobera jamais. On comprend votre colère, votre haine. Je réitère que nous serons là pour répondre à n’importe quelle question, nous serons là pour vous. »
Soupçonnée d’avoir quitté les lieux en pleine panique, elle reconnaît être sortie du bar, affirmant qu’elle voulait prévenir les secours pour « sauver le maximum de personnes ».
Elle assure avoir envisagé de revenir une fois l’évacuation faite. A propos des extincteurs, elle évoque « une scène apocalyptique » et insiste : « Je n’ai pas rien fait. On est resté sur les lieux à faire face au chaos ». L’enquête se poursuit et le couple doit encore être entendu dans les prochaines semaines.