Mort de Delphine Jubillar : cette reconstitution « digne d’une série Netflix »
Cinq ans après la disparition de Delphine Jubillar, l’affaire continue de fasciner et de diviser. Condamné en 2025 à la perpétuité, son mari a fait appel et clame toujours son innocence.
Au cœur du dossier, la reconstitution du 13 décembre 2022 reste un moment clé. L’avocat de la cousine de la victime la décrit comme une scène hors norme, presque irréelle, digne d’une série Netflix.
Une disparition qui n’a pas encore dévoilé tous ses mystères
Ce jeudi 26 février 2026, RTL a dévoilé un nouvel épisode du podcast Les Voix du crime. Dans ce dernier, Me Philippe Pressecq, avocat de la cousine de Delphine Jubillar est revenu sur cette affaire.
L’infirmière de 33 ans disparaît dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Une semaine plus tard, sa cousine contacte l’avocat : « Bonjour, je suis Lolita Cavaillet, je suis la cousine de Delphine. Ma cousine a disparu, son mari l’a tuée ».
A l’époque, tout est flou. Les amies sont persuadées que Delphine est morte, mais l’enquête débute à peine.
À lire aussi
Fin 2025, son mari, Cédric Jubillar, est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour meurtre. Le corps n’a jamais été retrouvé. Il a fait appel et reste présumé innocent en attendant un nouveau procès prévu en septembre 2026 à Toulouse.
Philippe Pressecq, lui, explique que sa conviction ne s’est pas faite en un jour. Au départ, il étudie, il doute, il avance prudemment dans ce qu’il appelle un vrai « feuilleton juridico-médiatique ».
Une reconstitution digne de Netflix
Le déclic, selon lui, arrive le 13 décembre 2022, lors de la reconstitution. Ce jour-là, Cagnac-les-Mines est quasiment mise sous cloche : habitants priés de rester chez eux, rues verrouillées, drones dans le ciel. L’avocat confiera même : « Je ne sais même pas si c’est légal ».
L’ambiance est lourde, spectaculaire, presque surréaliste. « On avait une ambiance qui faisait plutôt penser à une série Netflix », lâche-t-il.
À lire aussi
Face à lui, Cédric Jubillar, blême, peu couvert, entouré de gendarmes et de gilets pare-balles. Philippe Pressecq dit ressentir à la fois « la certitude intime de sa culpabilité » et « une peine immense ».
L’exercice consiste à rejouer la soirée de la disparition. Et là, selon l’avocat, tout se fissure : « C’est extrêmement facile de mentir à un juge d’instruction après avoir échafaudé des théories dans sa cellule. Mais le jour où il faut mimer les mensonges que l’on profère, c’est très difficile, parce que tout ne peut pas être mimé ».
Il conclut même : « Tous les mensonges de Cédric Jubillar ont explosé ». Une scène digne d’une fiction, sauf que cette fois, c’est bien le réel qui se joue.