Porté disparu pendant deux heures, un garçon de 7 ans est retrouvé en train de colorier dans une auberge
Samedi 25 avril au soir, la ville de Niš, en Serbie, a basculé en mode alerte maximale. Un garçon de 7 ans venait de disparaître de chez lui, pieds nus et en pyjama. Police, gendarmerie, secours en montagne : tous les moyens ont été déployés pour retrouver l’enfant. Deux heures plus tard, le dénouement a pris tout le monde de court.

Sorti pieds nus dans une rue déserte
D’après les éléments rapportés par le média serbe Blic, le garçon est sorti de chez lui aux alentours de 20 h 30. Il ne portait que son pyjama, sans chaussures. Un détail qui a immédiatement alarmé ses proches lorsqu’ils ont constaté son absence.
Un coup de malchance a amplifié l’inquiétude : la rue où vit l’enfant, habituellement animée à cette heure de la soirée, était exceptionnellement calme ce soir-là. Personne ne l’a vu sortir. Seule une caméra de vidéosurveillance a capté le garçon traversant la chaussée, sans que quiconque ne le remarque sur le moment.
En quelques minutes, ses parents ont compris que leur fils avait quitté le domicile. L’alerte a été donnée et la machine s’est mise en marche à une vitesse qui a surpris tous les habitants du quartier.
Un dispositif de recherche digne d’un enlèvement
La réaction de Niš a été fulgurante. Comme l’a raconté un témoin à Blic : « La police, la gendarmerie, les secours en montagne, tous les services possibles étaient sur place. Ils ont fouillé le moindre buisson. » En parallèle, le système d’alerte « Retrouve-moi » — l’équivalent serbe de nos alertes enlèvement — a été activé.

Les appels à témoins ont inondé les réseaux sociaux en quelques minutes. Les médias locaux ont relayé la disparition en direct. Des dizaines de riverains sont descendus dans les rues pour participer aux recherches, lampe torche en main, scrutant chaque recoin du quartier. Des scènes qui rappellent d’autres disparitions d’enfants qui ont marqué les esprits ces dernières années.
Pendant ce temps, le garçon se trouvait à quelques dizaines de mètres de chez lui. Mais personne ne le savait encore.
Une porte ouverte et deux heures de jeu
L’enquête a rapidement reconstitué le parcours de l’enfant. En sortant de chez lui, il a marché quelques pas dans la rue avant de tomber sur une auberge voisine dont la porte d’entrée avait été laissée ouverte. Il est entré, tout simplement.
Ce qui s’est passé ensuite tient davantage de la scène de film que du drame. Selon les témoignages recueillis par Blic, le garçon a passé les deux heures suivantes à dessiner tranquillement, à ranger des assiettes dans le réfrigérateur et à jouer dans les locaux de l’établissement. Pendant que toute la ville le cherchait dans les buissons et les fossés, il coloriait des dessins à « quelques pas » de sa maison.
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L’histoire aurait pu se prolonger encore si un détail n’avait pas tout fait basculer. Car au bout d’un moment, l’enfant a voulu rentrer chez lui — et n’y est pas parvenu.
« Il a commencé à appeler sa mère »
La porte par laquelle il était entré s’était refermée, ou bien le garçon ne parvenait plus à l’ouvrir. Coincé dans l’auberge, il a commencé à paniquer. « On raconte qu’il a commencé à appeler sa mère », a rapporté un passant à Blic, relayant ce que des voisins lui avaient raconté. « Des gens l’ont entendu et ont appelé la police. Ils l’ont calmé pour qu’il ne pleure pas en attendant les policiers. »

Les forces de l’ordre, déjà déployées dans tout le quartier, sont arrivées en quelques instants. Le propriétaire de l’auberge, contacté par Blic, a confirmé que l’enfant « était en pleine forme, normal » lorsqu’il a été récupéré. Pas de blessure, pas de choc apparent. Juste un petit garçon qui avait décidé de s’offrir une aventure nocturne.
La scène rappelle ces histoires de jeunes enfants retrouvés dans des situations improbables, qui oscillent entre le soulagement et l’incrédulité.
Un dénouement heureux qui reste l’exception
Dans ce type de disparition, chaque minute compte. Les autorités serbes n’ont pas hésité à déployer l’ensemble de leurs moyens pour un enfant de 7 ans manquant depuis moins d’une heure. Une réactivité qui a été unanimement saluée par les habitants de Niš, même si le dénouement s’est avéré bien moins dramatique que redouté.
Car toutes les disparitions d’enfants ne se terminent pas aussi bien. En France, certaines alertes ont connu des issues tragiques, et les affaires comme celle du petit Émile rappellent combien ces heures d’incertitude peuvent être dévastatrices pour les familles.
À Niš, l’épisode a au moins eu le mérite de prouver l’efficacité du dispositif de recherche local. Et de rappeler aux parents que parfois, la plus grande aventure d’un enfant de 7 ans se déroule à quelques mètres de la maison — avec des crayons de couleur et un réfrigérateur à remplir d’assiettes.
Le propriétaire de l’auberge, lui, a probablement trouvé le lendemain matin une vaisselle rangée de façon plutôt originale. Quant à la porte restée ouverte, elle fait désormais partie des anecdotes que le quartier n’est pas près d’oublier.