Un restaurateur écope de 8 000 euros d’amende après avoir refusé de servir de l’eau en carafe à ses clients
Épinglés par de nombreux clients, les restaurants d’altitude sont dans le viseur de la DGCCRF pour une raison étonnante.
Pas d’eau en carafe : une pratique de plus en plus dénoncée
Les restaurateurs ne restent pas impunis. Si certains feignent encore de l’ignorer, l’eau est gratuite et accessible à tous les clients des établissements de restauration et de débit de boisson depuis le 1ᵉʳ janvier 2022. Une obligation qui reste pourtant optionnelle pour certains qui persistent à ne fournir que de l’eau payante, malgré l’insistance de leur clientèle.
Parce qu’il flirtait avec la légalité, un restaurateur s’est vu infliger une amende pour n’avoir pas respecté la loi. C’est la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) qui s’en est chargée.
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Situé à Val Thorens, le restaurant Les Aiguilles du Péclet se voit dans l’obligation de se départir de 8 000 euros après une enquête de la Répression des fraudes qui a permis d’établir qu’il ne proposait que des bouteilles d’eau payantes.
La DGCCRF veille au grain
Cette pratique est contraire « aux articles L.112-1 du Code de la consommation et à l’article 4 de l’arrêté n°25-268 du 8 juin 1967 relatif à l’affichage des prix dans les établissements servant des repas, denrées ou boissons à consommer sur place », rappelle la DGCCRF.
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Le restaurant condamné n’est malheureusement pas le seul à user de ce subterfuge. Comme lui, de nombreux établissements d’altitude prétendent ne pas avoir accès à l’eau potable et refusent de servir de l’eau en carafe à leur clientèle. À titre d’exemple, ICI Savoie rapporte le témoignage d’une femme qui s’est vu facturer une bouteille d’eau Evian à 12 euros à Courchevel (Savoie). Elle indique avoir pourtant insisté pour se faire servir ne serait-ce qu’un verre d’eau du robinet, ce à quoi le serveur lui aurait répondu qu’elle n’était « pas potable ».
Un autre client, cette fois du côté de Méribel (Savoie) s’est vu assurer que le restaurant « n’était pas raccordé au réseau d’eau ». Soucieux de savoir comment les employés se lavaient les mains ou faisaient la vaisselle, il n’a obtenu gain de cause face au gérant qui a exigé qu’il paye s’il voulait consommer de l’eau. Des témoignages qui ne sont pas de l’ordre de l’exception…