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Ces plantes à moins de 10 € peuvent vivre 50 ans sans entretien, selon un paysagiste

Publié par Killian Ravon le 05 Fév 2026 à 17:00

Moins arroser, moins tailler, moins racheter… et pourtant profiter d’un massif qui revient, saison après saison. Les plantes vivaces sans entretien ne sont pas un mythe : certaines tiennent des dizaines d’années quand elles sont bien placées, dans un sol simplement préparé, sans routine compliquée. février 2026 n’est pas forcément le mois où l’on plante partout, mais c’est souvent celui où l’on choisit juste, au bon prix, avant la ruée du printemps.

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Massif de plantes vivaces sans entretien avec pivoine, iris de Sibérie, népéta et coreopsis en fleurs.
Un massif durable et peu exigeant : pivoine, iris de Sibérie, népéta ‘Walker’s Low’ et coreopsis, quatre vivaces robustes qui reviennent fidèlement chaque année.

Un jardin “simple” n’est pas un jardin abandonné. C’est un jardin pensé pour être robuste : des espèces pérennes, des racines profondes, un peu de paillage, et une logique d’ensemble qui laisse la nature travailler à votre place. Les amateurs d’oiseaux le confirment : un massif stable est un refuge précieux pour la biodiversité.

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La pivoine fait partie des grands classiques des massifs qui durent. Crédit : JLPC.
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Février 2026 : le mois où tout se joue… sans planter partout

La tentation, en fin d’hiver, consiste à attendre “le vrai printemps” pour réfléchir. Pourtant, dans les jardineries comme en pépinières, les meilleures vivaces partent vite, surtout en petits contenants abordables. Miser tôt sur des jeunes plants ou sur des racines nues permet aussi de rester sous la barre des 10 €, là où les gros sujets en pot flambent dès mars-avril d’après les conseils d’un paysagiste rapporté par le média Mode & Travaux.

Autre point souvent oublié : préparer un massif autonome se fait davantage avec une pelle qu’avec un arrosoir. Un sol ameubli, un peu de compost mûr, et surtout une couverture (paillage) changent la donne sur la durée. L’ADEME rappelle d’ailleurs que pailler limite l’évaporation et aide à garder un sol plus stable, donc moins gourmand en arrosages.

Enfin, les chiffres “grand public” le montrent : l’entretien peut devenir une contrainte pour une partie des Français, et l’idée d’un jardin moins exigeant revient régulièrement dans les baromètres du secteur. Dans le baromètre UNEP-Ifop, l’entretien apparaît notamment comme un sujet de charge mentale pour une partie des répondants.

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L’iris de Sibérie est réputé robuste, avec une belle tenue au froid. Crédit : W. Bulach.

Les vivaces increvables qui font gagner du temps (et de l’eau)

On parle souvent de “plantes increvables”, mais la réalité est plus nuancée. Elles ne sont pas immortelles, elles sont simplement adaptées : elles encaissent les oublis, redémarrent après un été sec, et demandent peu d’interventions quand elles sont à la bonne exposition. C’est exactement l’esprit des plantes vivaces sans entretien.

Sur l’eau, l’écart peut être concret. Un document de ratios d’usage pour l’arrosage d’espaces verts donne par exemple un ordre de grandeur : arbustes ou vivaces autour de 4 l/m², contre fleurs annuelles autour de 5,3 l/m². Ce n’est pas une promesse universelle, mais cela illustre une tendance : les annuelles coûtent plus souvent en eau… et en ré-achat.

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Le népéta couvre le sol et fleurit longtemps, idéal pour un massif “facile”. Crédit : David Stang.

Pivoine : la “plante héritage” par excellence

La pivoine a un défaut : elle n’aime pas être dérangée. Mais c’est justement sa force dans un jardin durable. Plusieurs ressources horticoles conseillent de la considérer comme une plante de très longue durée, capable de rester en place des décennies, voire plus.

Du côté de l’extension du Missouri (Université du Missouri), on va très loin sur la longévité : les pivoines peuvent vivre plus de 100 ans, avec peu de soins, une fois bien installées. Dans un PDF de K-State (Kansas State University), il est même recommandé de choisir un emplacement “permanent” car les pivoines peuvent vivre plus de 50 ans.

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Côté budget, on trouve aussi des pivoines sous 10 € en racines nues selon les périodes et les vendeurs. Par exemple, Willemse affiche une pivoine ‘Bowl of Beauty’ à 9,99 € en racine nue (offre susceptible d’évoluer).

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Le coreopsis illumine les bordures et supporte les sols ordinaires. Crédit : Sten.

Iris : l’allié des massifs qui se débrouillent (presque) seuls

L’iris est un autre classique des jardins “faciles”. Il a une logique simple : tant que le sol draine et que l’exposition est bonne, il pousse. Quand la touffe devient dense et fleurit moins, on divise, on replante, et le massif se régénère.

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Sur la rusticité, l’iris de Sibérie (Iris sibirica) fait partie des valeurs sûres. Le site RHS (Royal Horticultural Society) classe Iris sibirica dans une catégorie de rusticité élevée (H7), généralement associée à une bonne résistance au froid. Pour le prix, on peut trouver des plants autour de 9 € selon le conditionnement, comme chez Leaderplant avec un iris de Sibérie affiché à 8,99 € (là encore, prix variable selon saison et stock). Du côté des iris de jardin (Iris germanica), Willemse propose aussi des lots en racines nues à moins de 10 € selon les références.

Népéta ‘Walker’s Low’ : le couvre-sol fleuri qui encaisse la sécheresse

Le népéta (menthe des chats) est l’une des plantes préférées des massifs “sans stress”. Sa floraison longue, son feuillage aromatique et sa tolérance aux oublis expliquent son succès. C’est aussi une vivace qui peut servir de liant entre des plantes plus structurantes, en couvrant le sol et en réduisant la place disponible pour les herbes indésirables.

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Côté achat, on voit très clairement le “sous 10 €” sur certaines pépinières françaises : Senteurs du Quercy affiche le Nepeta ‘Walker’s Low’ à 7,90 € en pot 1,4 L. C’est une solution idéale pour lutter contre la sécheresse estivale tout en gardant un jardin esthétique.

Un paillage simple réduit l’évaporation et limite les herbes indésirables. Crédit : Eliza68.

Coreopsis : de la couleur longtemps, sans sol riche

Le coreopsis, surtout dans les formes vivaces, est apprécié pour une raison simple : il fleurit généreusement, même quand le sol n’est pas “parfait”. En massif, il apporte du jaune, de la lumière, et tient bien la chaleur une fois enraciné.

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Sur les prix, on est souvent largement sous les 10 € en godet : Willemse affiche un coreopsis ‘Zagreb’ à 6,99 € en pot Ø9 cm, et d’autres vendeurs le proposent autour de 5 à 8 € selon la taille.

Le “sans entretien”, ça se prépare : placement, paillage, et gestes minimalistes

Un massif durable ne demande pas un carnet d’entretien hebdomadaire. En revanche, il exige une idée claire au départ : soleil ou mi-ombre, sol drainant ou lourd, et surtout une cohérence d’arrosage la première saison. La plupart des vivaces dites “increvables” échouent surtout pour une raison : elles ont été placées au mauvais endroit.

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Le paillage joue ici un rôle central. En couvrant le sol, on limite l’évaporation, on réduit la concurrence des herbes, et on stabilise la température. Les spécialistes recommandent même parfois d’utiliser du carton sous le paillis pour étouffer les herbes indésirables. Vous pouvez également recycler vos coques de pistaches pour enrichir le sol de manière naturelle.

Ensuite, l’entretien devient réellement léger. Une taille annuelle des tiges sèches, un nettoyage de fin d’hiver, et une division ponctuelle quand une plante se fatigue suffisent souvent. Les iris, par exemple, gagnent à être divisés quand ils fleurissent moins, et la pivoine, elle, préfère qu’on la laisse tranquille.

Pourquoi ces plantes “durent” : la logique des racines et du rythme des saisons

Il y a une différence fondamentale entre une annuelle et une vivace. Une annuelle dépense tout en une saison, puis disparaît. Une vivace investit : elle construit des racines, une réserve, une structure. C’est cette réserve qui la rend plus stable face aux aléas, notamment quand l’eau manque.

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Dans les jardins où l’on veut moins arroser, ce détail change tout. Les ratios d’arrosage évoqués plus haut suggèrent d’ailleurs que l’entretien en eau n’est pas qu’une question de météo, mais aussi de choix de plantations.

Enfin, choisir des plantes qui se multiplient facilement (division, boutures, éclats) ouvre une autre porte : densifier sans repayer. Au bout de quelques années, un massif bien conçu se “remplit” parfois tout seul… ou grâce aux échanges entre voisins.

Le bon plan, c’est moins d’achats et plus de durée

Février 2026 est un bon moment pour raisonner en jardin durable : sélectionner des plantes vivaces sans entretien, repérer des formats économiques (godets, racines nues), et préparer le sol sans se presser. Une pivoine bien placée peut rester là des décennies, l’iris se régénère par division, le népéta couvre et fleurit longtemps, et le coreopsis apporte de la lumière sans exiger un sol riche.

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Au final, le “massif facile” n’a rien de magique. Il repose sur quelques choix sobres, faits au bon moment, et sur une idée simple : laisser la plante faire ce qu’elle sait faire… longtemps.

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