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Changement thermique dès le 12 janvier en France : le scénario météo qui pourrait tout bousculer

Publié par Killian Ravon le 10 Jan 2026 à 7:10

Après un week-end encore bien hivernal, la France pourrait entrer dans une nouvelle séquence météo dès le lundi 12 janvier.

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Rue de ville française en janvier, neige fondante sur les trottoirs, pluie fine et ciel atlantique doux
Après le froid, la douceur atlantique s’invite : la neige fond, les rues brillent sous une pluie plus douce.

Les signaux se multiplient dans les modèles, mais la bascule annoncée pose une question simple : s’agit-il d’un simple épisode… ou d’un vrai tournant durable ?

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Rue à Chambéry-le-Vieux, neige fondante sur la chaussée, trottoirs mouillés et ciel dégagé d’hiver.
Après le froid, la neige lâche prise… et les flaques reviennent en force.
Crédit : Florian Pépellin / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0
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Après la tempête, un pays rattrapé par l’air froid

Dans le sillage de la tempête Goretti, la mécanique atmosphérique se remet en place, mais pas dans le calme. Le flux doit d’abord pivoter temporairement au nord, puis au nord-est sur une large partie du pays, en particulier sur les trois quarts est.

Ce basculement s’explique par le déplacement de la dépression : d’abord vers l’Allemagne samedi, puis vers l’Europe centrale et la mer Noire dimanche. Résultat, une masse d’air plus froide, en provenance de la mer du Nord et de la Scandinavie, reprend momentanément la main.

Ce type de configuration a un effet très concret au sol. Le ressenti se durcit, l’humidité s’accroche, et l’hiver retrouve ce mélange typique de froid et d’averses, capable de transformer un simple épisode pluvieux en coup de froid parfois neigeux.

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Boulevard du Musée à Chambéry la nuit, pluie fine, reflets au sol et illuminations urbaines sur la chaussée.
Quand l’air océanique arrive, les rues brillent avant même que le thermomètre ne grimpe.
Crédit : Florian Pépellin / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0

Ce week-end, la neige peut descendre très bas

À l’arrière de la dépression, l’air froid revient par le nord et l’est dès samedi après-midi. Et avec lui, un risque de neige en plaine par moments, selon les secteurs et l’intensité des précipitations.

Dès vendredi après-midi, la neige peut se mêler à la pluie sur les Hauts-de-France et le Grand-Est. C’est souvent là que le mélange est le plus piégeux : trop doux pour tenir durablement, mais assez froid pour blanchir rapidement au passage d’une averse plus active.

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Samedi, l’attention se déplace davantage vers le Grand-Est et la Bourgogne-Franche-Comté, où le risque en plaine reste présent. Sur les reliefs de l’est, il pourrait tomber jusqu’à 30 cm de neige dès 700 m d’altitude, signe d’un air froid suffisamment humide pour charger la montagne.

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Mais un détail, que peu de gens anticipent vraiment, change la lecture de cet épisode. Cette masse d’air froide ne serait pas faite pour s’installer. Elle arrive vite, frappe parfois fort… puis s’efface, comme si l’atmosphère n’avait pas l’intention de prolonger longtemps cette parenthèse.

Entrée de Bonneval-sur-Arc sous la neige, route dégagée au centre et montagnes blanches sous ciel bleu.
À l’abri d’une éclaircie, l’hiver reste bien là… surtout dès que l’altitude s’en mêle.
Crédit : Florian Pépellin / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0
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Dimanche, un dernier matin d’hiver… et une vigilance à ne pas négliger

Dimanche matin, le gel reste possible sur une grande partie du pays, favorisé par un ciel plutôt dégagé. On parle ici de gelées matinales assez classiques pour un mois de janvier, sans caractère exceptionnel annoncé, mais suffisantes pour compliquer les déplacements.

Dans l’après-midi, les températures resteraient proches des normales de saison, voire légèrement en dessous près des frontières de l’est. Les valeurs moyennes attendues tournent autour de 6 °C au nord et 9 °C au sud, ce qui maintient l’ambiance hivernale sans excès.

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C’est surtout en fin de journée et dans la nuit de dimanche à lundi qu’un point précis mérite une attention particulière. L’arrivée progressive d’une perturbation pluvieuse par l’ouest peut se heurter localement à l’air froid encore présent, notamment sur le quart Nord-Est.

Dans ces configurations, les routes n’ont parfois besoin que de quelques heures pour devenir traîtresses. Les services météo évoquent d’ailleurs un risque de phénomènes glissants, avec la possibilité de pluies verglaçantes dans certaines zones. Autrement dit, de la pluie qui gèle au contact des surfaces, un scénario discret mais redoutable.

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Mer d’Iroise déchaînée, vagues puissantes et oiseaux en vol près du phare, ciel sombre et humide.
Le décor typique d’un flux d’ouest : vent, embruns et mer qui se creuse.
Crédit : Jeanmarierohou / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0
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Lundi 12 janvier, la France sur le point de changer de tempo

À partir de lundi, les modèles semblent davantage converger vers une autre dynamique. Et c’est là que l’histoire devient intéressante : après plusieurs jours dominés par l’air froid, l’atmosphère pourrait basculer vers une circulation plus perturbée.

La perturbation pluvieuse responsable de ce changement commencerait à arriver par la Bretagne et la façade atlantique, avant de progresser vers l’intérieur. À ce stade, ce n’est pas seulement une question de pluie ou de vent, mais de trajectoire générale : quel couloir dépressionnaire s’impose, et comment il repousse ou non l’air froid vers l’est.

Ce qui se joue, en coulisses, ressemble à un « bras de fer » à grande échelle. D’un côté, l’air froid s’accroche encore. De l’autre, une circulation océanique tente de reprendre ses droits. Et quand cette circulation s’installe, elle ne se contente pas de modifier l’ambiance : elle peut faire remonter les températures d’un seul coup.

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Route de campagne humide avec panneau « Risque de verglas » et signal d’équipements neige, prairies en hiver.
Le détail qui change tout : quand ça redoux… mais que ça glisse encore.
Crédit : Tabl-trai / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0

Un changement durable… ou une simple respiration ?

La question que tout le monde se pose est la même : est-ce que ce changement va durer ? Les prévisions suggèrent une installation pour plusieurs jours, mais avec des incertitudes sur la position exacte des dépressions atlantiques.

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Selon leur placement, la France peut se retrouver plus ou moins exposée aux perturbations, et surtout à la douceur qui les accompagne. Si le flux se redresse un peu plus au sud, les températures pourraient grimper encore davantage. Si, au contraire, les dépressions passent « trop sur le pays », l’humidité domine et la douceur se fait moins spectaculaire, même si l’air froid recule.

Ce qui est sûr, c’est que la période froide entamée le 23 décembre touche à une zone charnière. Depuis le 22 décembre, les températures ne repassaient plus franchement au-dessus des normales de saison. Lundi 12 janvier pourrait donc faire figure de date repère, celle où l’hiver change de visage.

Et voici le point que beaucoup attendent, mais que les cartes confirment de plus en plus clairement : ce basculement se ferait avec le retour d’un flux d’Ouest à sud-ouest, apportant une masse d’air atlantique venant bien plus au sud qu’actuellement.

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Cette fois, l’air ne viendrait plus de l’Arctique, mais du milieu de l’Atlantique, jusqu’aux Tropiques, installant un air doux et humide sur l’ouest de l’Europe. Conséquence directe, le redoux serait net lundi après-midi, avec des températures s’approchant des 10 °C sur la moitié nord, 12 à 15 °C sur la moitié sud, et même des pointes autour de 18 °C possibles au sud de l’Aquitaine, soit environ 3 °C au-dessus des normales.