Météo : après la tempête Nils, une nouvelle menace se profile pour cette semaine
Alors que le sud de la France panse encore ses plaies après le passage dévastateur de la tempête Nils, les prévisions pour les jours à venir ne sont pas au beau fixe. Une nouvelle dépression active pourrait balayer le pays dès mercredi, faisant craindre de nouvelles intempéries marquées.
Un répit de courte durée après le chaos
La semaine dernière, la tempête Nils a placé plusieurs départements en vigilance rouge, entraînant des fermetures d’écoles et des rafales record. Ce lundi 16 février, le pays reste sous l’influence de pressions atmosphériques particulièrement basses. À Brest, la pression moyenne stagne autour de 990 hPa depuis la fin du mois de janvier. Ce contexte dépressionnaire explique la persistance des pluies abondantes et des crues actuelles.
Cette instabilité s’inscrit dans un mois de février très agité, loin des records de froid habituels. Pour savoir si cette douceur humide va durer, Météo-France a tranché sur les risques de froid glacial pour la fin de l’hiver. Pour l’heure, l’attention des prévisionnistes se porte sur la journée du jeudi 19 février. Un nouveau renforcement des vents est attendu sur une grande partie du territoire français.
L’axe Atlantique-Méditerranée sous haute surveillance
Les modèles météorologiques s’accordent sur un risque de coup de vent entre mercredi et vendredi. Selon les projections de METEOCONSULT, des rafales dépassant les 100 km/h pourraient frapper un axe allant de l’Atlantique à la Méditerranée. Le scénario du modèle américain GFS est plus modéré, limitant les vents violents au Sud-Ouest et au Roussillon. Le modèle canadien GEM prévoit également des vents soutenus sur le littoral atlantique.
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La trajectoire précise de cette nouvelle dépression reste toutefois à affiner dans les prochaines 48 heures. En plus du littoral, les régions centrales pourraient être concernées en fonction de l’évolution du système. Les météorologues surveillent de près ce phénomène qui pourrait s’ajouter aux inondations déjà présentes. Une modification mineure de la trajectoire pourrait déplacer les zones de danger maximal vers l’intérieur des terres.
Un cocktail dangereux entre vagues géantes et grandes marées
La situation en mer s’annonce périlleuse avec des creux pouvant atteindre 7 à 9 mètres dans le golfe de Gascogne. Ce renforcement de la houle coïncide avec des coefficients de marée très élevés, compris entre 95 et 100. Ce cumul augmente drastiquement les risques de submersion littorale lors des pleines mers de milieu de semaine. Les digues et les infrastructures côtières seront mises à rude épreuve par ces assauts répétés.
À l’intérieur des terres, la crue de la Garonne crée une situation particulièrement délicate dans l’estuaire de la Gironde. La rencontre entre le débit du fleuve et la marée montante pourrait provoquer un mascaret avec des vagues de 2 mètres. Ce phénomène physique risque de bloquer l’écoulement des eaux vers l’océan, aggravant ainsi les débordements locaux. La plus grande prudence est conseillée aux riverains et aux usagers de la mer pour les prochains jours.