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« Deux murs peints au lieu d’un, et l’effet “décorateur” immédiat » : la tendance déco 2026 qui change tout

Publié par Killian Ravon le 23 Jan 2026 à 17:03

En janvier 2026, beaucoup redécouvrent leur salon à la lumière d’hiver, plus courte et plus grise. Résultat : le mur d’accent “tout seul” paraît souvent plat, presque inachevé.

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Color zoning 2026 dans une chambre : alcôve vert sauge avec plafond et plinthes assortis, lit en lin, bois clair et éclairage laiton.
En prolongeant la couleur sur deux murs et le plafond, le color zoning transforme la chambre en cocon et structure l’espace sans cloison.

La solution qui monte chez les pros s’appelle le color zoning : peindre deux murs, parfois même un bout de plafond, pour créer un volume qui transforme la pièce.

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Salon cocooning avec mur texturé sable, lumière de fin d’après-midi, sofa beige, table en chêne et céramiques brutes.
Mur à la chaux couleur sable captant la lumière rasante : un salon minimal et chaleureux, meublé de bois clair et de céramiques artisanales.
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Le mur d’accent “classique” ne suffit plus en 2026

Pendant des années, la règle était simple : un pan coloré, le reste en blanc. Cette recette a rassuré, surtout dans les petits logements. Pourtant, l’œil a changé. Les intérieurs 2026 cherchent moins l’effet “coup de projecteur” et plus la sensation d’enveloppe, presque de refuge. Les médias déco anglo-saxons parlent d’un retour des teintes chaudes, des matières naturelles et d’un maximalisme mieux maîtrisé, loin du minimalisme jugé froid.

Le problème du mur unique est surtout graphique. Une seule surface colorée coupe la pièce net. Elle crée une frontière dure, comme un décor posé. Dans les salons ouverts, cette rupture devient encore plus visible. On obtient un rectangle de couleur, mais pas une ambiance. Et quand la lumière baisse, l’effet “aplats” ressort davantage.

Ce ressenti colle aussi au calendrier. En météorologie, l’hiver couvre décembre, janvier et février, donc la période la plus froide et souvent la plus sombre. À Paris, la durée du jour progresse en janvier 2026, mais elle reste limitée, d’environ 8 h 24 au début du mois à 9 h 27 à la fin. Dans ce contexte, on ne cherche plus un mur qui attire l’œil. On veut une couleur qui réchauffe tout le champ de vision.

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Color zoning : passer d’une surface à une “zone” qui sculpte l’espace

Le color zoning, ce n’est pas “mettre de la couleur”. C’est utiliser la peinture comme un outil d’architecture intérieure. L’idée : créer des zones de vie sans cloison. On peut dessiner un coin bureau, un espace repas, une alcôve de lit, ou un coin lecture, uniquement par la couleur.

La version 2026 qui cartonne est très concrète. Au lieu de peindre un seul mur, on fait déborder la couleur sur le mur voisin. Beaucoup de décorateurs recommandent un “retour” d’environ 30 à 50 centimètres sur les parois adjacentes. Ce détail change tout : il crée une boîte visuelle et donne du relief, même dans une pièce banale.

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Ce geste marche particulièrement bien dans trois cas. D’abord, derrière un canapé : la couleur encadre l’assise et valorise les volumes. Ensuite, autour d’un bureau dans un salon : on isole mentalement la zone de travail, sans perdre de mètres carrés. Enfin, derrière une tête de lit : on recrée l’esprit alcôve, très recherché dans les chambres.

Le bonus est économique. On ne repeint pas tout l’appartement. On investit surtout dans la précision du tracé et une bonne préparation des angles. Et on peut ajuster la largeur du retour selon l’effet voulu : discret si l’on reste proche de 30 cm, plus architectural si l’on s’approche de 50 cm.

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Les bleus profonds et grisés font partie des teintes structurantes qui reviennent en force. Crédit : Daderot.

Plafond, plinthes, portes : le pas de plus vers l’effet “cocon”

Une autre tendance renforce encore le phénomène : le color drenching. Le principe : peindre murs, plafond et boiseries dans une même teinte, ou dans une famille très proche, pour effacer les ruptures.

En 2026, beaucoup adoptent une version “partielle” de ce drenching. On ne trempe pas toute la pièce. On drench la zone créée par le color zoning. Concrètement, si vous avez peint le mur principal et les retours, vous continuez sur le plafond, mais seulement au-dessus de la zone. Vous obtenez un baldaquin de couleur, visuellement très fort.

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Le détail qui fait pro se joue au ras du sol. Les plinthes blanches coupent la lecture et “désossent” l’effet. Les décorateurs conseillent donc d’aligner plinthes et encadrements sur la même teinte dans la zone. Cette continuité donne une impression plus luxueuse, même avec une peinture grand public.

Ce choix peut aussi modifier la perception des volumes. Peindre une partie du plafond peut sembler risqué, mais cela brouille les repères. Dans une pièce haute, on réchauffe l’ensemble. Dans une pièce plus basse, on peut au contraire créer une sensation de boîte assumée, très contemporaine, à condition de travailler une lumière douce.

Avant de se lancer, tester la teinte à différentes heures évite les mauvaises surprises. Crédit : Joyful spherical creature.
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Quelles couleurs choisir pour un color zoning réussi en 2026

Le color zoning fonctionne avec presque tout, mais 2026 pousse clairement certaines familles. Les experts et marques mettent en avant des tons plus profonds, plus “minéraux”, avec un retour des bruns et des nuances inspirées de la nature.

Les bruns reviennent fort, car ils réchauffent sans agresser. Les médias déco évoquent des bruns cacao, des bruns fumés ou des bruns gris sophistiqués, utilisés comme des neutres modernes. En parallèle, les verts restent très présents. Behr, par exemple, a présenté pour 2026 une couleur “smoky jade” (un vert bleuté) pensée pour apporter profondeur et apaisement, ce qui colle parfaitement à une zone bureau ou une chambre.

Les bleus grisés continuent aussi leur percée, car ils structurent sans durcir. Dans un color zoning, ils fonctionnent très bien si vous compensez avec des textures chaudes : bois, laine, lin, papier. Enfin, les teintes rosées et terreuses, plus “argile”, restent une option sûre pour capter la moindre lumière d’hiver, surtout dans les pièces orientées nord.

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La règle la plus simple est la suivante : choisissez une couleur que vous aimez en grande surface, puis testez-la à deux moments. Regardez-la le matin et le soir. En hiver, l’écart est énorme. Et si vous hésitez, une finition mate sur les murs peut calmer la saturation, tandis qu’un satiné léger sur les boiseries supporte mieux les chocs du quotidien.

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Un bon rouleau et des angles nets font souvent la différence sur un “retour” de peinture. Crédit : Erik bij de Vaate.

Les erreurs qui trahissent un “DIY” et comment les éviter

Le color zoning ne demande pas plus de budget, mais il demande plus de rigueur. La première erreur est le mauvais point d’arrêt. Si votre retour tombe au hasard, l’œil le voit tout de suite. Il vaut mieux aligner la limite sur un élément logique : bord de meuble, angle de tapis, axe de lampe, ou largeur de la tête de lit.

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Ensuite, attention à la lumière. Une zone très sombre sans éclairage dédié peut plomber l’ambiance. Ici, la solution est simple : multipliez les points lumineux bas, plutôt qu’un seul plafonnier. Une lampe dans la zone suffit parfois à “signer” l’alcôve.

Enfin, il faut assumer la cohérence. Si vous peignez les murs de la zone, mais que vous laissez une plinthe blanche très visible, l’effet perd sa force. À l’inverse, si vous alignez murs, plinthes et encadrements dans la zone, la pièce paraît immédiatement mieux finie, presque architecturée.

Dans un grand volume, une zone colorée peut créer une vraie “pièce dans la pièce”. Crédit : Simonma.
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Une tendance 2026 qui reflète aussi notre façon d’habiter

Si le color zoning séduit autant, ce n’est pas seulement une histoire de style. C’est une réponse à la vie réelle. Les salons servent aussi de bureaux. Les chambres accueillent parfois un coin sport. Les studios doivent tout faire à la fois. Dans ce contexte, délimiter sans cloisonner devient un réflexe. Et la peinture reste l’un des rares leviers accessibles, rapides, et réversibles.

C’est aussi pour cela que beaucoup parlent de décoration plus lente, plus durable. Au lieu de changer les meubles, on met en scène ce que l’on possède déjà. Une couleur bien placée revalorise un canapé, une bibliothèque, une table chinée. Elle crée une “pièce dans la pièce”, sans achat massif, ni gros travaux.

En 2026, le mur d’accent ne disparaît donc pas. Il se transforme. Il quitte le rôle de simple punchline visuelle pour devenir un outil de volume. Et quand on ose peindre deux murs, voire un morceau de plafond, on obtient souvent la réaction la plus flatteuse : “C’est qui ton décorateur ?”

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Que retenir ?

Le color zoning résume parfaitement l’époque : plus de chaleur, plus de cohérence, et une maison qui s’adapte à nos vies. En peignant deux murs au lieu d’un, vous ne “coloriez” pas une surface. Vous sculptez une zone, vous guidez le regard, et vous donnez enfin ce relief qui manquait. En plein hiver, c’est parfois le changement le plus simple… et le plus spectaculaire.

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