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Isabelle Nanty handicapée à vie suite à son terrible accident ?

Publié par Killian Ravon le 02 Fév 2026 à 11:55

Elle parle doucement. Elle sourit même. Mais son corps, lui, raconte une autre histoire. Depuis une dizaine de jours, Isabelle Nanty a enfin retrouvé son domicile. Quatre mois d’hospitalisation derrière elle. Et pourtant, rien n’est “terminé”.

Isabelle Nanty en interview sur RTL dans le studio « RTL face à Fogiel » (capture d’écran).
Crédit : Chaîne YouTube RTL — capture d’écran.
Isabelle Nanty lors de son interview sur RTL (« RTL face à Fogiel »), où elle revient sur son accident.

Ce mardi matin, l’actrice a accepté de rompre le silence sur RTL, au micro de Marc-Olivier Fogiel. Une première interview depuis ce jour de septembre où tout a basculé.

Elle dit qu’elle a “presque tout oublié”. Elle se souvient d’un bruit. D’une suite de chocs. De verre qui explose. De tonneaux. Et de cette sidération, celle qui vous laisse immobile même après l’impact.

Au départ, on pourrait croire à un simple “accident de la route”. Un drame parmi d’autres. Sauf que, dans son récit, un détail revient sans cesse. Un détail qui change tout. Elle ne parle pas seulement de douleur. Elle parle d’un corps qu’il faut réapprendre à habiter.

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L’A10 à l’ouest d’Orléans, un des axes majeurs entre Paris et le Sud-Ouest. Crédit : Croquant.

Le jour où la route a avalé le tournage

Isabelle Nanty revenait vers la région parisienne, après un tournage à Aurillac, dans le Cantal. Elle travaillait sur une future série annoncée pour TF1, “Marie-Line, incognito”. Elle n’était pas au volant. Et elle se trouvait à l’arrière d’un VTC lorsqu’elle a été victime d’un grave accident.

Sur l’autoroute A10, dans les Yvelines, le chauffeur perd le contrôle. Les médias situent l’accident près du péage de Saint-Arnoult. D’autres évoquent le secteur d’Allainville-aux-Bois. Dans tous les cas, c’est le même ruban d’asphalte, le même piège à vitesse.

Après, c’est le trou noir. Elle décrit des images morcelées. Un bruit sourd. Le chaos. Puis plus rien. Elle se réveille dans un monde où chaque geste devient un défi. Même respirer. Elle apparaît aujourd’hui “engoncée”. Un corset. Une minerve. Son dos maintenu. Son cou verrouillé. L’actrice ne joue pas la comédie. Elle expose la réalité, sans filtre, avec une lucidité qui serre la gorge.

L’hôpital d’instruction des armées Percy, où Isabelle Nanty a été prise en charge. Crédit : Mickael Denet.

Une convalescence qui ne ressemble pas à une pause

Quatre mois, c’est long. Surtout quand l’immobilisation n’est pas un choix. Isabelle Nanty explique qu’elle a dû rester totalement bloquée, au risque de perdre l’usage de ses membres. Le moindre faux mouvement pouvait tout compromettre. L’actrice porte encore les traces de ce choc violent.

Elle a d’abord été prise en charge à l’hôpital militaire Percy, à Clamart. Puis elle a été suivie à l’Institution nationale des Invalides, à Paris. Elle parle de kinésithérapeutes, de soins, de patience. Elle parle aussi d’une progression lente, mais réelle. “J’ai gagné en souplesse et en agilité”, dit-elle.

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Pourtant, même ce mot, “agilité”, sonne étrange. Parce qu’elle le précise aussitôt : elle ne peut pas encore bouger la tête. Elle réapprend à tourner son cou, comme on réapprend à marcher. Et dans son cas, ce n’est pas une image. C’est littéral.

Signalisation sur l’A10, l’axe où l’actrice a été victime de son accident. Crédit : Poudou99.

Le piège des “séquelles qu’on ne voit pas”

Dans beaucoup d’accidents graves, le public s’accroche à une question simple : “Est-ce qu’elle va remarcher ?” Pour Isabelle Nanty, la réponse ne tient pas en une phrase. Parce que l’enjeu, ici, se niche dans les détails. Apparemment traumatisée, elle doit désormais composer avec un nouvel état de santé.

Tourner la tête. Se lever sans vertige. Enchaîner une journée sans épuisement cognitif. Se concentrer sur un texte. Gérer l’émotion aussi. Car quand le corps a frôlé la rupture, l’esprit, lui, continue d’anticiper le danger. Parfois sans prévenir. Et c’est précisément là que son témoignage frappe. Il ne cherche pas l’effet. Il raconte la réalité brute de la reconstruction.

Accident d’Isabelle Nanty : “Normalement, c’est la mort ou la tétraplégie”

Puis vient le moment où tout bascule. La phrase qu’on n’attend pas. Celle qui transforme un accident “grave” en miracle clinique. Les conséquences auraient pu être bien pires.

Isabelle Nanty révèle l’ampleur de ses blessures : dix fractures aux côtes. Un sternum enfoncé. Et surtout, une fracture de la C2, la deuxième vertèbre cervicale. Et elle lâche, sur RTL, cette phrase glaçante : “Normalement, c’est la mort ou la tétraplégie.”

À ce stade, on comprend pourquoi elle porte encore une minerve. Pourquoi la prudence domine chaque mot. Et pourquoi le retour à une “vie normale” devient une notion floue. Cette vertèbre, c’est une zone critique. Dans l’imaginaire collectif, la nuque, c’est fragile. Dans la réalité médicale, c’est parfois une ligne de vie.

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Exemple de minerve cervicale, dispositif clé lors d’une fracture des cervicales. Crédit : Rama.

Et maintenant ? Le retour sur un plateau devient une épreuve

Marc-Olivier Fogiel lui pose la question que tout le monde a en tête. Reprendre le travail. Revenir sur un tournage. Redevenir Isabelle Nanty “l’actrice”, et pas Isabelle Nanty “la patiente”.

Sa réponse reste prudente. Elle dit qu’elle doit terminer la série commencée. Elle le fera “avec les capacités” qu’elle aura. Mais elle fixe un seuil. Un minimum. Pouvoir tourner la tête. Elle évoque une échéance : fin mars, elle espère être en état de finir le tournage. Rien n’est garanti.

Circulation sur l’A10, symbole de ces trajets “banals” qui peuvent virer au drame. Crédit : Poudou99.

L’autre question qui dérange : comment un tel trajet a-t-il pu virer au drame ?

Derrière l’émotion, une autre dimension s’impose. Celle de la sécurité. Selon plusieurs articles de presse parus au moment des faits, l’enquête a soulevé des éléments très lourds autour du chauffeur, évoquant un permis invalide et un défaut d’assurance. Pour beaucoup, après ce drame, à 63 ans, c’est terminé le temps de l’insouciance sur les routes.

Si la justice tranchera, cette séquence relance un débat plus large. Celui des contrôles. Des plateformes. Des statuts. Et du niveau réel de vérification quand on monte dans une voiture “comme d’habitude”.

Que retenir ?

Isabelle Nanty n’a pas fait un “come-back”. Elle a fait un pas. Un pas fragile, courageux, et terriblement humain. Sur RTL, elle n’a pas cherché à rassurer à tout prix. Elle a raconté. Elle a montré la minerve. Ainsi, elle a assumé la peur. Et elle a mis des mots sur ce que beaucoup de victimes n’arrivent jamais à formuler.

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