Dernière minute : Thomas Sotto hospitalisé après un accident de la route, ce que l’on sait
Le réveil a eu un goût étrange, samedi dernier. Un visage familier des matins radio a disparu… sans prévenir. À la place, une image qui claque, et une phrase qui sonne comme une blague.
Crédit : Chaîne YouTube RTL
Sauf que cette fois, ce n’en est pas vraiment une. L’accident de vélo Thomas Sotto vient de bousculer la matinale, et personne ne sait encore quand tout redeviendra “normal”.
Une photo, une jambe plâtrée… et un silence qui en dit long
Tout part d’un post sur Instagram. Une photo depuis l’hôpital. Une jambe immobilisée. Et ce ton, fidèle à lui-même, mi-humour mi-dérision, comme pour désamorcer l’inquiétude.
Sauf que derrière l’autodérision, les détails s’accumulent. Il évoque “les nids-de-poule”, sans préciser l’endroit ni l’heure. Et il glisse une référence qui parle aux habitués : ce week-end, il devait vibrer pour son club, Paris FC, avec un match face à Olympique de Marseille au Stade Jean-Bouin. Même son message à Stéphane Gilli sonne comme une frustration de supporter privé de tribune.
Et puis il y a ce point qui crispe tout le monde : l’antenne du lundi matin. Parce qu’une matinale, ça ne se “met pas sur pause”. Elle tourne, quoi qu’il arrive. Et quand la voix qui pilote l’ensemble se retrouve à l’hôpital, c’est toute la mécanique qui grince.
Le piège des nids-de-poule : pourquoi ça casse si vite
On imagine souvent l’accident de vélo comme un choc avec une voiture. Dans la réalité, le danger peut être beaucoup plus banal. Un trou. Une plaque qui dépasse. Un revêtement abîmé. Et une roue qui se coince.
Ce n’est pas un détail. Des analyses de l’ONISR présentées avec le Cerema montrent qu’une part importante des accidents graves à vélo survient sans autre véhicule impliqué. Autrement dit : chute “seul”, perte de contrôle, obstacle… exactement le scénario que racontent souvent les cyclistes après un nid-de-poule.
Et ces chutes-là peuvent être terribles. Parce que le corps prend tout. La jambe encaisse. Le tibia et le péroné, surtout, quand le vélo bascule et que l’appui se transforme en torsion.
Plus largement, l’ONISR rappelle aussi le poids grandissant des cyclistes dans les blessés graves. Ce n’est pas seulement une question de prudence individuelle. C’est aussi une question d’infrastructures et d’entretien.
Et c’est là que l’histoire dépasse le “fait people”. Parce qu’un nid-de-poule, ce n’est pas juste un désagrément. Pour un cycliste, c’est parfois un piège invisible jusqu’à la dernière seconde.
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Une matinale ne peut pas attendre… mais RTL ne dit pas tout tout de suite
Sur une station comme RTL, la matinale est un navire amiral. La grille entière s’organise autour d’elle. Invités politiques, séquences info, flashes, chroniques. Quand le présentateur principal tombe, le vrai sujet devient immédiat : qui tient le micro lundi ?
La page officielle de “RTL Matin” confirme l’importance centrale de cette tranche, pensée comme un long tunnel d’information du matin.
Alors, forcément, les spéculations partent vite. Certains imaginent un simple “joker” pour quelques jours. D’autres parlent déjà de semaines. Parce qu’une jambe plâtrée, ce n’est pas un rhume.
Et c’est seulement dans la seconde partie des informations publiées ce week-end que la station lâche l’essentiel : l’absence ne sera pas un simple contretemps.
RTL annonce une absence “pour une durée indéterminée”, a priori au moins une semaine, selon des informations relayées notamment via l’AFP. Et la blessure serait sérieuse : une double fracture tibia-péroné, selon Paris Match.
Le nom du remplaçant finit par tomber : une relève… déjà dans la maison
C’est là que RTL coupe court au suspense : dès le lundi, Thomas Sotto sera remplacé par Olivier Boy, journaliste maison, connu des auditeurs du matin.
Le choix n’a rien d’un hasard. Il ne s’agit pas d’un visage parachuté. Il assure habituellement des journaux dans la matinale, ce qui permet une transition sans rupture de ton. Dans ce genre d’urgence, la radio privilégie souvent deux choses : la fiabilité technique et la familiarité à l’antenne.
Et c’est aussi un message envoyé aux auditeurs : la matinale continue, sans improvisation hasardeuse. Même ambiance, même rigueur, même tempo. Juste une voix différente à la barre.
Évidemment, la situation reste floue sur la durée réelle de l’arrêt. Le mot “indéterminée” est celui qu’on utilise quand on ne veut pas enfermer une convalescence dans un calendrier intenable. Une fracture peut évoluer vite… comme se compliquer. Et une matinale, c’est un marathon quotidien.
Ce que cette histoire raconte vraiment : un média fragilisé… et des routes qui le sont aussi
Il y a l’info brute : un présentateur blessé, un remplaçant, une antenne qui s’adapte. Mais l’arrière-plan est plus frappant.
D’un côté, une radio qui dépend d’un rythme ultra-humain. Une présence, une voix, une énergie. Il suffit d’une chute pour que tout le système doive se réorganiser.
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De l’autre, une réalité très française : l’état des chaussées, les trous, les rafistolages, les “petits dangers” quotidiens. Ce sont eux qui transforment une sortie banale en passage aux urgences.
Ce n’est pas anodin si, sur la sécurité à vélo, des acteurs comme la FUB rappellent que l’accidentalité est difficile à lire uniquement à travers les collisions avec des voitures. La pratique augmente, les risques évoluent, et les chutes “sans tiers” restent un angle mort.
Dans cette histoire, il y a donc une ironie cruelle : le “nid-de-poule” est raconté comme une punchline… alors qu’il ressemble surtout à un avertissement.
Que retenir ?
L’accident de vélo Thomas Sotto ne se résume pas à une absence de plus dans une grille radio. Il rappelle à quel point une matinale tient à peu de choses. Et il remet une lumière brutale sur un danger banal que beaucoup de cyclistes connaissent déjà trop bien : la route imparfaite, celle qui surprend et qui casse.
RTL a trouvé sa solution immédiate avec Olivier Boy.
Reste maintenant l’essentiel : le rétablissement. Et, peut-être, une question qu’on balaie trop souvent… jusqu’au jour où ça arrive à quelqu’un de très visible.
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