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100 euros par an : ce qu’Alexandra Lamy touche vraiment pour Un gars, une fille

Publié par Gabrielle Nourry le 06 Avr 2026 à 6:05
Alexandra Lamy souriante lors d'un événement, portant des boucles d'oreilles perles
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Elle a incarné Chouchou pendant cinq ans, dans l’une des séries les plus regardées de la télé française. Aujourd’hui, Un gars, une fille tourne encore en boucle sur les chaînes. Alors forcément, tout le monde imagine qu’Alexandra Lamy touche un joli chèque chaque année. Sauf que la réalité, elle l’a balancée cash sur France Inter. Et elle est bien plus cruelle qu’on ne le pensait.

100 euros. Par an. Dans les bonnes années.

Alexandra Lamy Iran

C’est la somme qu’Alexandra Lamy a révélée le 1er avril 2026 dans l’émission La bande originale, présentée par Nagui et Leïla Kaddour-Boudadi sur France Inter. Invitée pour parler de son nouveau film Compostelle, elle a profité de l’occasion pour remettre les pendules à l’heure. « Un gars, une fille, ça doit nous rapporter par an au maximum, dans les bonnes années, 100 euros je pense », a-t-elle lâché sans détour. Avant d’ajouter : « Les gens fantasment complètement, mais pas du tout. »

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Cent euros. Pour une série diffusée entre 1999 et 2003, forte de 438 épisodes et de cinq saisons. Une série qui a propulsé deux inconnus — elle et Jean Dujardin — au sommet du paysage audiovisuel français. La gifle est monumentale.

« On s’est fait arnaquer » : le contrat de l’époque en cause

Alexandra Lamy ne mâche pas ses mots sur les conditions dans lesquelles ces droits ont été négociés. « On s’est complètement fait arnaquer », assène-t-elle. Elle explique que leur situation n’était pas isolée : à cette époque, de nombreux acteurs signaient des contrats dont ils ne mesuraient pas les conséquences à long terme. Elle cite d’ailleurs Les Inconnus comme exemple comparable. Des générations d’artistes piégés par des clauses taillées pour l’ère pré-streaming, où personne n’anticipait que les séries continueraient à tourner des décennies plus tard.

« Je crois qu’au bout d’un moment, on ne touche plus rien », poursuit-elle. Et de conclure, lapidaire : « Ça fait très, très longtemps qu’on ne touche plus rien du tout. » Autrement dit, les 100 euros annuels, c’était dans le meilleur des cas. Le reste du temps ? Zéro.

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438 épisodes, deux carrières lancées, et des droits bradés

Plateau de tournage rétro d'une émission de télévision française des années 2000, évoquant l'univers d'Un gars, une fille

Pour rappeler l’ampleur du paradoxe : Un gars, une fille reste à ce jour l’une des séries françaises les plus emblématiques de sa génération. Cinq saisons, un format simple et efficace, un duo qui faisait mouche à chaque scène. La série a révélé Alexandra Lamy et contribué à lancer la carrière de Jean Dujardin, qui est depuis devenu le premier acteur français à décrocher un Oscar.

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Ironie de l’histoire : pendant que la série continue de faire rire des millions de téléspectateurs, ses deux têtes d’affiche ne voient pratiquement rien tomber dans leur poche. C’est le revers méconnu du succès télévisuel des années 2000 — une époque où les droits dérivés et les rediffusions n’étaient pas encore des enjeux centraux dans les négociations contractuelles.

Jean Dujardin lui-même a d’ailleurs évoqué publiquement à plusieurs reprises ses positions sur la série, confirmant qu’un retour était hors de question à ses yeux. Une page définitivement tournée, même si les épisodes, eux, continuent de passer.

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La série qui a aussi fait naître un couple (et une rupture)

Ce que la série a offert à Alexandra Lamy, en dehors d’une notoriété immédiate, c’est une histoire d’amour. Jouer un couple à l’écran pendant quatre ans crée des liens. Elle et Jean Dujardin ont entretenu une relation secrète avant d’officialiser en 2003, puis de se marier en juillet 2009. Mais après plusieurs années, leur séparation est annoncée en 2013.

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Dans le documentaire L’incroyable destin d’Alexandra Lamy, diffusé sur M6 en avril 2025, l’actrice s’était confiée sur cette période douloureuse. « Après la séparation, tout le monde donnait son avis. J’en pouvais plus, c’était l’enfer ! », avait-elle confié. Pour fuir l’emballement médiatique, elle avait pris une décision radicale : quitter Paris et s’installer à Londres avec sa fille Chloé Jouannet. Un choix assumé, presque libérateur. « J’ai toujours voulu vivre dans un autre pays », confessait-elle.

Une prise de conscience qui dépasse son seul cas

Ce que révèle Alexandra Lamy pointe un problème structurel dans l’industrie du divertissement. Les contrats signés dans les années 1990-2000 ne prévoyaient pas l’avènement des plateformes, des rediffusions permanentes ni de l’économie des droits dérivés. Des comédiens qui ont construit des succès durables se retrouvent aujourd’hui avec des droits bradés ou inexistants. Ce n’est pas une exception française non plus — aux États-Unis, les acteurs de sitcoms cultes ont livré des batailles similaires contre les studios.

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Pour Alexandra Lamy, la messe est dite. Elle avance, enchaîne les projets, et en parle maintenant avec le recul de quelqu’un qui a compris la leçon — même si elle aurait préféré ne pas avoir à l’apprendre. Et quelque part, c’est aussi ce qui rend sa franchise si rafraîchissante. Pas de victimisation, pas d’amertume excessive. Juste la vérité, posée là, sans filtre : cent euros, dans les bonnes années.

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