Biopic de Johnny : « écartée du projet », Laeticia Hallyday se serait tournée vers ses avocats
Le biopic sur Johnny Hallyday n’a même pas encore commencé à tourner qu’il provoque déjà de sérieuses secousses en coulisses. Selon les révélations du magazine Closer, Laeticia Hallyday aurait le sentiment d’avoir été progressivement mise de côté d’un projet qu’elle a pourtant contribué à faire naître. Et la veuve du Taulier ne compterait pas rester les bras croisés.

C’est elle qui a soufflé l’idée au producteur
Pour comprendre l’ampleur du malaise, il faut remonter à 2024. C’est Laeticia Hallyday elle-même qui aurait proposé l’idée d’un grand biopic sur Johnny au producteur Hugo Sélignac. Un projet colossal qui aurait d’abord laissé ce dernier très perplexe. « Cela me semblait tellement énorme », avait-il reconnu dans les colonnes de Paris Match. Après plusieurs échanges, le producteur finit par accepter le défi et associe son réalisateur de confiance, Cédric Jimenez, à cette fresque sur la vie du rockeur.
À ce stade, Laeticia est au cœur de la machine. La mère de Jade et Joy aurait partagé des souvenirs intimes, ouvert ses archives personnelles et permis l’utilisation d’une partie de la discographie de Johnny pour nourrir le scénario. Toujours selon Closer, elle aurait même participé aux premières réflexions sur le casting. Bref, elle n’était pas simple spectatrice. Elle était co-architecte du projet.
Mais cette position privilégiée allait progressivement s’effriter, et un départ inattendu allait accélérer les choses.
Le départ de Raphaël Quenard, tournant du dossier
Pour incarner Johnny Hallyday jeune, Laeticia avait une idée très précise : Raphaël Quenard. L’acteur, devenu l’un des visages les plus bankables du cinéma français, avait été pressenti pour le rôle principal. Laeticia avait elle-même validé ce choix, convaincue que le comédien pouvait capturer l’énergie brute du Taulier.

Sauf qu’en mars dernier, coup de théâtre. Raphaël Quenard quitte le projet, invoquant un agenda surchargé. Le producteur avait alors fait une révélation sur les circonstances de ce départ. Et c’est Benjamin Voisin qui a été choisi pour reprendre le flambeau et incarner Johnny dans ce premier volet.
Le problème ? D’après les sources de Closer, cette décision se serait prise sans que Laeticia Hallyday soit consultée. Ni coup de fil, ni validation. Un virage pris sans elle, alors qu’elle avait été impliquée dans chaque étape jusqu’ici. Et un proche du dossier lâche une phrase lourde de sens.
« Un terrible manque d’élégance »
« Elle considère que c’est un terrible manque d’élégance. » La citation, rapportée par Closer, traduit un sentiment qui irait bien au-delà de la simple vexation. « Elle sentait que le contrôle lui échappait peu à peu », confie un proche de Laeticia au magazine. Le remplacement de Quenard par Voisin sans son aval aurait été le déclencheur d’une prise de conscience brutale : elle n’était plus dans la boucle.
Toujours selon cette même source, la veuve de Johnny aurait aujourd’hui le sentiment d’être « complètement écartée du projet ». Un comble pour celle qui a ouvert ses tiroirs personnels, partagé des souvenirs intimes et donné accès à la musique du chanteur pour permettre au film d’exister.
Mais il y a un autre détail, plus douloureux encore, qui rendrait la situation particulièrement difficile à encaisser.
Un premier film qui s’arrête… avant Laeticia
Voilà peut-être l’élément le plus délicat de toute cette affaire. Le premier volet du biopic couvrirait la vie de Johnny Hallyday jusqu’en 1993. Or, Laeticia n’a rencontré le chanteur qu’après cette date. Autrement dit, son personnage n’apparaîtrait tout simplement pas dans ce premier film.

Sa présence ne serait envisagée que dans un éventuel deuxième volet, consacré aux années suivantes de la vie du rockeur. Un deuxième film dont rien ne garantit qu’il verra le jour. Pendant ce temps, d’autres figures clés de la vie de Johnny devraient bien être représentées à l’écran. Laura Smet a d’ailleurs rejoint le casting dans un rôle qui avait surpris beaucoup de monde.
Pour Laeticia, l’équation est cruelle : avoir contribué à lancer un projet qui raconte la vie de son mari, mais ne pas y figurer. Et se retrouver progressivement exclue des décisions créatives sur un film qu’elle a initié. Sylvie Vartan, en revanche, devrait logiquement occuper une place centrale dans la narration de cette première partie, puisqu’elle a partagé la vie de Johnny durant les années couvertes par le scénario.
Face à cette accumulation, Laeticia Hallyday aurait décidé de ne pas rester passive.
Ses avocats déjà contactés
Selon Closer, Laeticia Hallyday se serait rapprochée de ses avocats pour évaluer les options à sa disposition. Aucune procédure n’aurait été engagée à ce stade. Mais cette prise de contact traduirait un profond malaise face à l’évolution du biopic. La question centrale : dans quelle mesure peut-elle faire valoir ses droits sur un projet auquel elle a apporté archives personnelles, souvenirs et accès à la discographie ?
Le dossier est d’autant plus sensible que d’autres projets de biopic avaient déjà généré des tensions par le passé. La question des droits, de l’image et du récit autour de Johnny Hallyday reste un sujet inflammable, comme l’avaient montré les batailles juridiques autour de l’héritage du chanteur.
Le film, porté par Cédric Jimenez et produit par Hugo Sélignac, est annoncé comme l’un des événements cinématographiques majeurs attendus pour 2027. Avec Benjamin Voisin dans le rôle-titre et des rumeurs persistantes sur le reste du casting, le projet attire déjà tous les regards. Mais ces tensions en coulisses pourraient bien compliquer sérieusement la suite des opérations.
Une chose est sûre : l’histoire du biopic de Johnny est déjà, en elle-même, un sacré scénario. Et le tournage n’a même pas commencé.