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Loana : ce SMS glaçant envoyé juste avant sa disparition

Publié par Elsa Fanjul le 06 Avr 2026 à 9:21
Loana souriante à Cannes, en tenue noire, avec la mer et les palmiers en arrière-plan
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Quand les pompiers ont forcé la porte de son studio niçois le 25 mars 2026, il était déjà trop tard. Le corps de Loana Petrucciani gisait dans un état de décomposition avancée, à côté de son chien Titi, lui aussi sans vie. Mais c’est un message envoyé quelques jours plus tôt qui concentre aujourd’hui toute l’attention des enquêteurs. Un SMS de quelques lignes, accompagné d’une photo, qui dessine les contours d’un terrible huis clos.

Un message qui a tout déclenché

Peu avant sa disparition, Loana avait envoyé un SMS à son ami Antonin. Le contenu, rapporté par Paris Match, glace le sang : « Des choses étranges se sont passées en mon absence dans mon appartement, ça fait peur. » Une photo accompagnait le message. On y voyait un câble sectionné. L’ancienne star du Loft se disait « terrorisée ».

Ce texto n’était pas un cas isolé. Il s’inscrivait dans une série d’appels à l’aide de plus en plus désespérés, lancés par une femme que ses proches décrivent comme prise dans un engrenage d’emprise dont elle ne parvenait plus à s’extraire. Les semaines précédant sa mort, Loana vivait quasiment recluse dans son appartement de la rue de la Gare à Nice.

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Sophie, la compagne qui « avait pris le contrôle »

Au cœur de l’enquête judiciaire, un prénom revient sans cesse : Sophie. Cette femme rencontrée à Nice à l’automne 2025 était d’abord apparue comme une présence bienveillante dans la vie de Loana. Mais la relation a très vite basculé dans quelque chose de bien plus sombre.

D’après les témoignages recueillis par Closer, Sophie « avait pris le contrôle de la vie de la mère de Mindy, l’isolant de ses contacts et prenant régulièrement son téléphone. » Un schéma classique d’emprise : couper la victime de son entourage, contrôler ses communications, la rendre dépendante.

Loana Petrucciani souriante lors d'un événement public
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Laurent Amar, ami de longue date de Loana, décrit une situation qu’il n’a comprise que trop tard. « C’était une amie au départ qui était devenue sa copine, sa chérie… Mais je ne savais rien d’elle », déclare-t-il. Début mars, l’ex-lofteuse l’avait contacté en urgence depuis un kebab voisin de son domicile. Elle n’avait pas d’argent sur elle. Même sortir de chez soi devenait un acte de résistance.

« Je vais te détruire » : le SMS adressé à la fille de Loana

Les éléments versés au dossier judiciaire, dévoilés par Paris Match, révèlent la violence psychologique exercée par Sophie. Un message adressé à Mindy, la fille de Loana, témoigne d’une cruauté glaçante : « J’ai gagné ta mère. Elle sera avec moi à Noël, elle ne veut pas te voir. Pleure maintenant. Je vais te détruire. »

Ce type de manipulation rappelle des mécanismes d’emprise bien documentés : s’interposer entre la victime et ses proches, créer un rapport de force avec la famille, instaurer un climat de terreur. Violette, la mère de Loana, confirme cette rupture brutale. « Tout a basculé en décembre. C’est à ce moment-là que les problèmes avec la personne qu’elle fréquentait ont commencé. »

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L’isolement était si total que Loana passait désormais ses journées « scotchée devant CNews », selon Antonin. Plus de sorties, plus de visites, plus de vie sociale. Une existence réduite aux quatre murs d’un studio et à la présence envahissante de cette compagne qui contrôlait tout.

50 à 100 pilules d’ecstasy dans un pochon

Antonin, décrit comme « l’ami lanceur d’alerte » par Paris Match, avait décidé de se rendre chez Loana pour vérifier son état. Sur place, il tombe sur Sophie, qui détenait les clés de l’appartement. Ce qu’il observe alors fait basculer ses soupçons en certitude.

Loana, souriante, cheveux blonds ondulés, vêtue d'une veste noire, lors d'une séance photo
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L’homme assure avoir vu Sophie sortir un pochon contenant entre 50 et 100 pilules d’ecstasy. Pour lui, aucun doute possible : Loana était maintenue sous emprise, potentiellement avec l’aide de substances. Les drogues comme vecteur de contrôle dans les situations d’emprise constituent un phénomène hélas bien connu des enquêteurs.

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Un signalement officiel a été déposé auprès du procureur de Nice le 30 mars 2026 pour dénoncer le rôle de Sophie. Depuis la découverte du corps, cette dernière s’est volatilisée. Personne ne sait où elle se trouve.

Des marques troublantes sur le corps

Les premiers résultats médico-légaux ajoutent une couche d’inquiétude supplémentaire au dossier. Le communiqué du procureur de Nice mentionne « une plaie du cuir chevelu superficielle compatible avec une chute sur la hauteur du corps jusqu’au sol ». En clair, Loana présentait une blessure à la tête pouvant résulter d’une chute.

Mais ce n’est pas tout. Les médecins légistes ont également observé la présence de « petites ecchymoses au niveau du dos, des lombaires et des fesses ». Des bleus qui posent question, même si l’intervention d’un tiers est pour l’instant écartée par les enquêteurs.

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Ces constatations physiques font directement écho aux craintes d’Eryl Prayer, un autre ami de longue date. Il dénonce une relation « toxique » et violente dont Loana lui aurait parlé à demi-mot, avant de couper totalement les ponts — signe, là encore, d’un isolement progressif orchestré de l’extérieur.

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Une fin de vie dans le dénuement le plus complet

Depuis le tournage d’un récent documentaire, Sophie aurait progressivement fait le vide autour de l’ancienne vedette de la téléréalité. Plus de contacts avec la famille. Plus d’amis autorisés à venir. Une bulle hermétique dont Loana ne pouvait plus sortir.

Un smartphone sur une table de cuisine dans un studio, câble sectionné visible à proximité, ambiance sombre et inquiétante
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En dépit du soutien financier d’Alexia Laroche-Joubert — qui réglait son loyer — et de Steevy Boulay, qui a contribué aux frais de ses obsèques, Loana a terminé ses jours dans une précarité extrême. Épuisée par de lourds traitements médicaux, fragilisée par des années de problèmes de santé mentale, elle n’avait plus les ressources pour résister à l’emprise qui l’enfermait.

Sa mort a plongé le milieu de la télévision dans une profonde stupeur. Mais au-delà de l’émotion, c’est la question de la protection des personnes vulnérables qui se pose avec une acuité douloureuse. Les signaux d’alerte étaient là. Le SMS envoyé à Antonin. Les appels de détresse à Laurent Amar. Le signalement au procureur. Tout indiquait qu’une femme était en danger.

Une enquête judiciaire toujours en cours

Le parquet de Nice poursuit ses investigations. L’objectif : reconstituer avec précision les dernières semaines de la vie de Loana, identifier les personnes qui l’entouraient et déterminer les circonstances exactes de sa mort. Sophie, la compagne au cœur de toutes les interrogations, reste introuvable.

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L’affaire rappelle d’autres situations où des personnalités publiques, affaiblies par la maladie ou la précarité, se sont retrouvées à la merci de proches malveillants. Le cas de personnalités de la téléréalité confrontées à des situations extrêmes n’est malheureusement pas nouveau.

Loana Petrucciani avait 47 ans. Première gagnante de Loft Story en 2001, elle avait connu une célébrité aussi fulgurante que destructrice. Vingt-cinq ans plus tard, elle est morte seule, dans un studio de 20 m², le téléphone confisqué, entourée uniquement de son chien — mort lui aussi — et du silence d’un monde qui n’a pas su la protéger.

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