Muriel Robin liée à un « meurtre » ? Ses aveux glaçants
Muriel Robin n’a pas l’habitude d’arrondir les angles quand elle parle de son histoire. Samedi 21 février 2026, invitée des Rencontres du Papotin sur France 2, l’humoriste et comédienne de 70 ans a rouvert un chapitre intime : son enfance marquée par un manque d’affection, puis une relation mère-fille longtemps traversée par la colère. Selon France Télévisions, l’émission a été enregistrée à l’Alpe d’Huez, dans le cadre du festival de comédie, et Robin s’est prêtée au jeu des questions “sans filtre” de la rédaction.
Crédit : @mumurobin – Instagram
Au fil de l’échange, une question a fait basculer l’ambiance : avait-elle déjà “fantasmé” de tuer sa mère ? Muriel Robin a répondu oui, une fois, avant de raconter une menace verbale précise qui a choqué une partie des téléspectateurs. Le Parisien rapporte notamment qu’elle a dit à sa mère qu’elle “viendrait” pour la tuer. Une franchise qui rappelle les moments où elle brise le silence sur son addiction pour aider les autres.
Muriel Robin face au Papotin, une interview qui ne cherche pas à lisser
Le concept des Rencontres du Papotin repose sur une mécanique simple : des questions directes, parfois déroutantes, posées par des journalistes atypiques, et une personnalité qui accepte de se laisser surprendre. France Télévisions rappelle que l’émission est proposée par Éric Toledano et Olivier Nakache, et qu’elle est portée par la rédaction du journal Le Papotin. On se souvient qu’avant elle, Emmanuel Macron avait lui aussi été très ému par cet exercice.
Cette fois, Muriel Robin arrive avec une image publique bien installée : une carrière démarrée dans les années 1980, des spectacles devenus cultes, des rôles marquants à la télévision et au cinéma, et un goût assumé pour la prise de parole quand le sujet touche à l’intime. Elle a déjà raconté ses fragilités, et des épisodes douloureux de jeunesse, en refusant le vernis “star”.
Dans ce numéro, l’actrice alterne humour, retenue et franchise brute. Le Parisien décrit une Muriel Robin à l’aise, qui joue avec la salle, mais qui s’autorise aussi des silences et des aveux plus lourds.
« Dans ma famille, on ne disait pas “je t’aime” »
Quand l’entretien glisse vers l’enfance, Muriel Robin revient sur quelque chose de très concret : l’absence de gestes tendres et de mots d’amour. L’idée n’est pas de refaire un procès, mais de nommer un climat. Selon Le Parisien, elle explique que si ses parents ne le disaient pas, c’est aussi parce qu’eux-mêmes venaient d’une famille où on ne l’avait pas dit.
Ce manque affectif, elle le relie à des traces laissées longtemps dans sa vie d’adulte. Cette souffrance rappelle parfois la douleur d’une grave blessure que l’on traîne avec soi. Pourtant, l’actrice raconte aussi un déplacement intérieur : apprendre à dire “je t’aime”, le dire sans que ce soit ridicule, et l’entendre en retour. Dans l’émission, elle insiste sur ce point : la réparation n’efface pas tout, mais elle change la suite.
Là où beaucoup se contentent d’une phrase toute faite sur “l’enfance difficile”, Muriel Robin met des nuances. Elle ne transforme pas sa mère en personnage, et ne cherche pas non plus à se donner le beau rôle. Le récit reste inconfortable parce qu’il parle de colère, pas seulement de tristesse.
La question qui fait dérailler la conversation
À un moment, un journaliste lui demande frontalement si elle a déjà imaginé tuer sa mère. La formulation est choquante, mais elle a le mérite de faire remonter ce que les familles gardent parfois sous le tapis : des pensées violentes qui surgissent quand la souffrance déborde, sans que cela devienne un passage à l’acte. L’actrice s’était déjà confiée sur des drames intimes, révélant avoir été victime d’un viol à l’âge de 10 ans.
Plusieurs médias people ont relayé la réponse de Muriel Robin. Le Journal des Femmes et Purepeople rapportent qu’elle dit avoir prononcé une menace très explicite, en évoquant un cendrier et l’idée de frapper “de dos”.
Il faut le dire clairement : ces mots sont glaçants. Mais ils restent des mots, dits dans une période de détresse, que l’actrice décrit elle-même comme une faute. Dans les extraits repris par la presse, Muriel Robin ajoute qu’elle n’en est “pas très fière”, qu’elle était “very malheureuse” et “très en colère”.
Ce que raconte vraiment cette phrase : une colère, pas un projet
On peut s’arrêter à l’effet de sidération, et c’est humain. Pourtant, l’intérêt de cette séquence tient ailleurs : Muriel Robin ne met pas en scène une violence, elle raconte le moment où une colère interne a trouvé une sortie catastrophique. C’est justement parce qu’elle reconnaît la gravité de la phrase que le témoignage percute. Elle n’hésite plus non plus à faire des révélations sur ses anciennes amitiés.
Dans les récits familiaux, la violence verbale a souvent une place ambiguë. Elle blesse, elle marque, et elle peut aussi être le symptôme d’un épuisement émotionnel, d’un sentiment d’abandon, d’une incapacité à mettre des limites autrement. Robin ne cherche pas d’excuse, mais elle donne un contexte : la souffrance qui pousse à dire l’irréparable.
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Derrière, une question se pose presque malgré nous : qu’est-ce qui, dans une relation mère-fille, peut conduire à une telle rupture de langage ? L’émission ne tranche pas, et c’est sans doute mieux ainsi. Le Papotin n’est pas un tribunal : c’est un espace où l’invité accepte d’être bousculé et, parfois, d’aller trop loin dans le souvenir.
Une relation qui se transforme à la fin de la vie
L’histoire ne s’arrête pas à la colère. Plusieurs articles rappellent que Muriel Robin a retrouvé sa mère à la fin de sa vie et l’a accompagnée jusqu’à son décès en 2003, alors qu’elle était atteinte de la maladie d’Alzheimer. Dans une période de détresse extrême, elle avait même confessé avoir voulu se suicider pour ne pas la laisser seule.
Là encore, le contraste frappe. D’un côté, une phrase invivable. De l’autre, une présence au long cours, quand la maladie efface une partie des repères et rend la relation encore plus complexe. Alzheimer transforme les rôles : l’enfant devient aidant, l’adulte redevient fragile, et les rancœurs peuvent ressurgir… ou se dissoudre dans la fatigue.
Muriel Robin ne romantise pas cette fin de vie. Elle en parle plutôt comme d’un moment où, malgré tout, elle a choisi de rester. Ce n’est pas une “réconciliation” de film, c’est un chemin cabossé, avec des gestes concrets et une fidélité tardive.
Une parole publique qui s’inscrit dans la continuité
Si cette séquence fait autant réagir, c’est aussi parce qu’elle s’ajoute à une série de prises de parole où Muriel Robin refuse la posture de l’artiste intouchable. L’actrice a déjà raconté des épisodes sombres, ses combats, et ses failles, quitte à diviser. Elle expose une part de sa vérité, que ce soit autour de ses addictions ou de moments difficiles de son passé.
Depuis quelque temps, le public la voit aussi dans un registre plus “série”, notamment avec Master Crimes sur TF1. Et là encore, elle occupe l’espace médiatique sans se cacher derrière la promo classique. Ce mélange peut dérouter : une actrice à succès, capable d’humour et de légèreté, qui raconte soudain une phrase d’une violence extrême. Pourtant, c’est peut-être exactement le point : on peut être connue, admirée, récompensée, et traîner des zones d’ombre qui ne disparaissent jamais tout à fait.

Et cette histoire d’Emmy Award ?
Au passage, beaucoup ont rappelé que Muriel Robin avait reçu une reconnaissance internationale : elle a remporté l’International Emmy Award de la meilleure actrice en 2007 pour son rôle dans Marie Besnard, l’empoisonneuse. Wikipédia le mentionne dans sa filmographie, et Le Monde l’avait aussi rapporté à l’époque.
Ce détail n’est pas là pour “compenser” la violence des mots. Il rappelle simplement une chose : la réussite publique ne protège pas des histoires privées, et encore moins des blessures d’enfance. C’est même parfois l’inverse : plus on avance, plus on ose regarder ce qu’on a longtemps évité.
Que retenir ?
Les mots prononcés par Muriel Robin dans Les Rencontres du Papotin choquent parce qu’ils sont précis, et parce qu’ils visent la figure la plus intime qui soit. Mais son récit ne raconte pas un passage à l’acte : il expose une colère ancienne, un débordement, et le recul d’une femme qui reconnaît la gravité de ce qu’elle a pu dire. Selon la presse qui a relayé l’échange, elle ne cherche pas à s’en glorifier et insiste au contraire sur la souffrance et la honte qui l’accompagnent.
Dans une émission conçue pour laisser surgir l’imprévu, Muriel Robin a laissé entrer une vérité brutale. Et c’est peut-être ce qui reste, une fois l’émotion passée : derrière la phrase, il y a une histoire de manque, de colère, puis de présence jusqu au bout, quand la maladie d’Alzheimer a tout rebattu.
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