Patrick Sébastien lâche une chanson paillarde visant Delphine Ernotte : « Delphine si t’avais connu ma p*ne »

Patrick Sébastien n’a jamais vraiment digéré son éviction de France 2. Et cette fois, il a choisi la musique — version très salée — pour le faire savoir. L’animateur vient de publier sur Instagram une chanson paillarde directement adressée à Delphine Ernotte, la patronne de France Télévisions. Le titre, sobrement intitulé « Delphine », ne laisse aucune place au sous-entendu. C’est frontal, cru, et ça tourne déjà en boucle sur les réseaux.
Un règlement de comptes en musique
Ce midi, les abonnés de Patrick Sébastien sur Instagram ont découvert un drôle de cadeau. L’ex-roi du samedi soir a mis en ligne un extrait vidéo de deux minutes, tiré de son album Olé Osé Volume 2. Le morceau s’appelle « Delphine ». Pas besoin de chercher très loin pour comprendre de qui il parle.

Dès les premières secondes, le ton est donné : « Delphine, si t’avais connu ma pine, on aurait été si heureux. » L’animateur enchaîne les couplets sur le même registre grivois, mêlant provocation et amertume. On est loin du politiquement correct — mais c’est exactement ce que recherche l’animateur au tempérament volcanique.
Le refrain, lui, tape plus fort. Patrick Sébastien passe à la troisième personne — « si t’avais connu sa pine, il serait resté sur France 2 » — avant de lâcher la phrase qui résume tout son ressentiment : « C’est toi qui m’as baisé en premier. » Derrière le jeu de mots gras, impossible de ne pas entendre la rancœur d’un homme qui estime avoir été trahi. Et le plus étonnant, c’est qu’il assume totalement le côté kamikaze de la démarche.
« Je sais bien, j’devrais pas » : lucide mais incontrôlable
Ce qui rend ce morceau plus intéressant qu’une simple chanson grimaçante, c’est son passage central. Patrick Sébastien y intercale des phrases presque introspectives : « Je sais bien, j’devrais pas, comme ça me laisser aller. Je sais bien, j’devrais pas, mais c’est pas moi qui ai commencé. »

On sent l’homme qui mesure les conséquences — « J’vais m’faire taper sur les doigts » — mais qui ne peut tout simplement pas s’empêcher d’appuyer sur le bouton « publier ». Ce n’est pas la première fois que l’animateur se retrouve au cœur d’une polémique musicale. Mais cette fois, c’est lui qui allume la mèche, en toute conscience.
« J’peux pas m’en empêcher » : la phrase revient comme un leitmotiv. Comme si Sébastien voulait dire au monde qu’il sait que c’est too much, mais que six ans de frustration finissent par sortir d’une manière ou d’une autre. Et il a choisi la manière la plus bruyante possible. Reste à savoir comment France Télévisions va accueillir cette sérénade pour le moins inhabituelle.
Delphine Ernotte, la cible d’une rancoeur vieille de six ans
Pour comprendre cette charge, il faut remonter à 2018. À l’époque, Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions depuis 2015, décide de ne pas reconduire Les Années bonheur et Le Plus Grand Cabaret du monde. Patrick Sébastien, qui animait ces émissions phares du samedi soir depuis des années, se retrouve écarté de l’antenne. Le choc est brutal.
Voir cette publication sur Instagram
L’animateur n’a jamais caché sa colère. Dans de nombreuses interviews, il a décrit cette éviction comme une humiliation personnelle. Il a même eu des démêlés avec la justice ces dernières années, ajoutant du stress à une période déjà compliquée. Sa situation juridique a même inquiété ses fans à plusieurs reprises.
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Mais là où certains auraient choisi un livre ou une interview au vitriol, Sébastien a opté pour le terrain qu’il connaît le mieux : la scène et la musique de comptoir. Une chanson paillarde, c’est son ADN depuis toujours. Sauf que cette fois, la cible n’est pas un personnage fictif. C’est la femme la plus puissante de l’audiovisuel public français. Et la frontière entre l’humour gras et le règlement de comptes personnel n’a jamais été aussi mince.
Un album qui cultive la provocation
Olé Osé Volume 2 ne se limite évidemment pas à ce seul titre. L’album s’inscrit dans une longue tradition de chansons paillardes que Patrick Sébastien entretient depuis des décennies. Mais « Delphine » se distingue du reste : ce n’est pas une gaudriole anonyme. C’est un missile nommé, signé, et envoyé via les réseaux sociaux à des centaines de milliers de personnes.
Sa présence dans certains festivals avait déjà fait grincer des dents. Cette chanson risque de relancer le débat sur les limites de l’humour quand il vise nommément une personne réelle. D’autant que le double sens permanent — entre la blague sexuelle et l’accusation d’avoir « baisé » sa carrière — brouille les pistes entre la plaisanterie et l’attaque frontale.

Dans le paysage audiovisuel français, les tensions entre animateurs et dirigeants de chaînes ne sont pas rares. On se souvient des piques de certains présentateurs envers leur direction, ou des exclusions qui ont marqué le petit monde du PAF. Mais une chanson paillarde publiée sur Instagram ? C’est inédit. Même Jean-Marie Bigard, pourtant habitué aux sorties musclées, n’avait pas été jusque-là.
Les réseaux en ébullition
Sans surprise, la vidéo a immédiatement enflammé les commentaires. Entre ceux qui applaudissent le cran de l’animateur et ceux qui dénoncent une attaque sexiste, le débat fait rage sous la publication Instagram. Patrick Sébastien, de son côté, a laissé les commentaires ouverts — signe qu’il assume totalement le buzz.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit aussi : un coup de com’ parfaitement calibré pour promouvoir Olé Osé Volume 2. L’animateur a 71 ans, il n’a plus rien à perdre sur le service public, et il le sait. Chaque polémique est une fenêtre de visibilité. Chaque indignation est un relais gratuit. Dans le monde de ses révélations fracassantes, cette chanson s’inscrit dans une stratégie du scandale assumé.
Reste une question : Delphine Ernotte répondra-t-elle ? Jusqu’ici, la présidente de France Télévisions a toujours ignoré les piques de l’animateur. Mais avec deux minutes de chanson paillarde à son nom diffusées sur les réseaux sociaux, le silence pourrait devenir de plus en plus difficile à tenir. Une chose est sûre : Patrick Sébastien, lui, n’a pas fini de chanter.