Prince Harry : ses messages secrets avec une journaliste du Daily Mail révélés au tribunal
C’était le dernier jour d’audience, le 31 mars 2026. Et c’est là que tout a basculé pour le prince Harry. Des messages privés, très personnels, échangés entre le duc de Sussex et une journaliste du Daily Mail ont été lus à voix haute devant la Haute Cour de Londres. Une révélation qui contredit directement ce que Harry avait soutenu sous serment.
Le résultat pourrait lui coûter plus de 40 millions d’euros.
Un procès qui se retourne contre lui

Rappel du contexte : le prince Harry poursuit Associated Newspapers, maison mère du Daily Mail, pour écoutes illégales présumées. Il affirme que le groupe aurait utilisé des méthodes intrusives pour obtenir des informations sur sa vie privée.
Mais la défense du journal contre-attaque avec une stratégie redoutable. Selon elle, les fuites venaient de l’entourage direct du prince, voire… de Harry lui-même. Et pour l’appuyer, elle a sorti des preuves que personne n’attendait à ce stade du procès.
Ceux qui suivaient de près les déclarations du prince Harry ces derniers mois savent qu’il avait assuré ne pas connaître la profession de Charlotte Griffiths avant de couper tout lien avec elle. C’est cette version que les messages viennent désormais fracasser.
« C’est H, au cas où tu aurais confondu le nom et la photo »
C’est le prince Harry lui-même qui a pris l’initiative de contacter Charlotte Griffiths. En décembre 2011, il lui envoie un message Facebook : « C’est H, au cas où tu aurais confondu le nom et la photo !!! X ».
Pas vraiment le message d’un homme qui ignorerait à qui il parle.
La réponse de la journaliste ne laisse aucun doute sur la nature de leur relation. Elle le surnomme « Monsieur Malicieux » et lui écrit : « Es-tu bien rentré chez toi ? As-tu retrouvé ta voiture ? Et surtout, as-tu battu Arthur sur l’autoroute ?! ». Une familiarité qui tranche avec l’image d’une relation distante et strictement formelle.
Charlotte Griffiths signe certains de ses messages sous le surnom « CG String ». Le ton est léger, complice, presque joueur. Très loin d’une source et d’un journaliste qui s’ignorent.
Des confessions privées qui l’enfoncent davantage
Ce qui rend ces échanges particulièrement compromettants, c’est leur contenu. Harry ne se contentait pas d’échanger des politesses.
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Il confiait à la journaliste qu’il était ivre pour la troisième fois de la semaine. Il se plaignait des « conversations polies » qu’il devait endurer lors de dîners de charité. Des confidence intimes, livré à une femme dont il prétendait ignorer le métier.
Encore plus gênant : dans certains messages, Harry l’interrogeait directement sur son travail. Ce qui laisse entendre qu’il connaissait parfaitement sa profession de journaliste au Daily Mail. Ce détail contredit frontalement sa déposition devant le juge.
Pour ceux qui suivent les turbulences répétées autour de Harry, cette nouvelle révélation s’inscrit dans une série de coups durs judiciaires et médiatiques.
« Nos câlins devant les films me manquent »

Certains messages sont encore plus difficiles à défendre. Harry appelait Charlotte Griffiths « ma chérie » ou « sucre ». Il lui écrivait, retenu par ses obligations militaires : « Nos câlins devant les films me manquent !! »
Ces termes affectueux ont provoqué une onde de choc dans la salle d’audience.
Pour rappel, en janvier dernier, le prince avait décrit leur relation comme une rencontre unique et sans lendemain. Ces messages démontrent le contraire : une correspondance suivie, sur plusieurs mois, avec une liberté de ton qui ne laisse aucun doute sur le niveau de proximité entre les deux personnes.
La question qui s’impose désormais est simple. Si Harry entretenait lui-même des échanges aussi intimes avec une journaliste du Daily Mail, dans quelle mesure peut-il réellement soutenir que le groupe de presse a obtenu ses informations de manière illégale ?
40 millions d’euros en jeu
Les enjeux financiers sont colossaux. Si Harry perd ce procès, il pourrait devoir rembourser les frais de justice d’Associated Newspapers, une facture estimée à plus de 40 millions d’euros.
Pour un couple qui a quitté la famille royale en partie pour des raisons d’indépendance financière, ce serait un coup particulièrement sévère. Harry et Meghan ont construit leur vie américaine sur des contrats avec Netflix, Spotify et des conférences. Mais ces revenus ne suffiraient probablement pas à absorber une telle somme.
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La situation de Harry est d’autant plus fragilisée que son visa américain fait lui aussi l’objet de pressions, ajoutant une couche de vulnérabilité à son profil.
Le juge devrait rendre sa décision finale après les fêtes de Pâques. Une échéance désormais cruciale pour l’avenir financier — et peut-être résidentiel — du duc de Sussex.
Et maintenant ?
La défense du Daily Mail a clairement réussi à faire vaciller le récit du prince. Les messages dévoilés le 31 mars constituent une preuve directe d’une relation volontairement entretenue avec le camp adverse.
Ce que Harry va pouvoir opposer à cela, c’est l’inconnue qui domine désormais les débats. Son équipe d’avocats n’a pas encore répondu publiquement sur le fond de ces révélations.
Pour mémoire, d’autres membres de la famille royale britannique traversent également des périodes difficiles. Charles III fait face à des questions sérieuses sur sa santé, et la question de la succession se pose avec une acuité croissante. Un contexte familial tendu qui ne simplifie pas la position de Harry.
Quant à savoir si Harry et Meghan seraient conviés à de futurs événements royaux majeurs, ce procès en cours ne fait certainement pas pencher la balance dans le bon sens.
Une chose est sûre : la Haute Cour de Londres n’a pas fini de faire parler d’elle.