« On te surnommait Coco la Mytho » : la sœur et l’épouse de Richard Berry contre-attaquent après le témoignage de Coline
Coline Berry a témoigné devant la commission d’enquête sur les violences sexuelles incestueuses à l’Assemblée nationale. Elle y a réitéré ses accusations de viols contre son père, l’acteur Richard Berry. Mais cette prise de parole a provoqué une onde de choc dans la famille. L’épouse et la sœur de l’acteur ont publié des lettres ouvertes cinglantes sur Instagram, l’une parlant de « limite franchie », l’autre de surnom cruel donné dans l’enfance.

Ce que Coline Berry a déclaré aux députés
Mercredi, face aux membres de la commission d’enquête parlementaire, Coline Berry, 50 ans, n’a rien épargné. Elle a décrit des « viols répétés, presque chaque week-end ». Des mots crus, précis, qui ont sidéré l’hémicycle. « Le sexe de mon père dans ma bouche en guise de trompette ou de flûte », a-t-elle détaillé devant les députés, affirmant garder encore aujourd’hui « le souvenir de l’odeur, le souvenir des sensations, le souvenir des images ».
Ce témoignage devant l’Assemblée nationale n’est pas sa première prise de parole. Coline Berry avait déjà porté plainte contre son père et l’ex-compagne de ce dernier, la chanteuse Jeane Manson. Mais cette plainte a été classée sans suite en 2022, pour un motif qui fait débat : la prescription. C’est d’ailleurs pour cette raison que Coline Berry a plaidé devant les députés en faveur de l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs.
La commission d’enquête sur l’inceste a déjà provoqué plusieurs séismes médiatiques ces dernières semaines. Mais l’audition de Coline Berry a eu une conséquence inattendue : elle a poussé deux femmes de la famille Berry, jusque-là silencieuses, à prendre la parole publiquement.
« Tu vas beaucoup trop loin » : la lettre au vitriol de Pascale Louange

Première à réagir, Pascale Louange, l’épouse actuelle de Richard Berry. Dans une lettre ouverte publiée sur Instagram, elle s’en prend frontalement à Coline Berry. Le ton est posé, mais les mots sont tranchants. « STOP ! Coline Berry, la limite est clairement franchie », écrit-elle dès les premières lignes.

Ce qui a fait basculer Pascale Louange, c’est que Coline Berry a mentionné sa fille — la demi-sœur de Coline — lors de son audition. Un point de non-retour pour l’épouse de l’acteur. « Cette limite, c’est ma fille, celle que tu appelles ta demi-sœur pour te donner une image empathique, alors que même sa venue au monde t’était insupportable », accuse-t-elle.
Pascale Louange rappelle aussi un fait juridique souvent oublié dans cette affaire : les deux condamnations de Coline Berry pour diffamation envers Jeane Manson ont toutes deux été annulées par la justice. Un point que Coline Berry elle-même avait souligné devant les députés. Mais Pascale Louange en tire une conclusion inverse : « Tu continues à entretenir une imposture de victime qui ne repose que sur tes propres mensonges – mensonges auxquels tu as fini par croire. »
Sa lettre se termine par une injonction sans ambiguïté : « Je te demande de laisser définitivement ma fille en dehors de tes délires. » Un message qui a immédiatement enflammé les commentaires sur les réseaux sociaux, entre soutiens indéfectibles et critiques acerbes. Mais Pascale Louange n’était pas la seule à vouloir parler.
« Coco la Mytho » : quand la sœur de Richard Berry brise le silence
Marie Berry, la sœur de l’acteur, a publié son propre texte sur Instagram quelques heures plus tard. Et son entrée en matière est peut-être encore plus brutale. « On te surnommait affectueusement ‘Coco la Mytho’ », lance-t-elle à Coline Berry, révélant un surnom qui circulait dans la famille depuis l’enfance.
Marie Berry explique avoir longtemps considéré les « mensonges » de sa nièce comme ceux d’une enfant. « Pendant longtemps, j’ai vu tes mensonges comme ceux d’un enfant », écrit-elle. Mais elle estime qu’en grandissant, « ils ont pris une ampleur et une gravité qui ne peuvent plus être ignorées ». La sœur de l’acteur franchit un cap en accusant publiquement Coline Berry de fabulation.
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Mais le passage le plus marquant de sa lettre concerne un épisode très intime. En 2005, Richard Berry a donné un rein à sa sœur Marie. Un geste qui lui a sauvé la vie, selon elle. Or Coline Berry aurait insinué que ce don d’organe avait pour but de « faire taire » Marie Berry. Une accusation qui a profondément blessé l’intéressée.
« Tu es allée jusqu’à salir un acte profondément humain et courageux », dénonce Marie Berry. Et elle pointe la conséquence logique de cette insinuation : « Cela revient à suggérer que j’aurais été témoin d’actes répréhensibles, tu insinues donc que j’en aurais été complice. Quelle horreur ! » Sa conclusion est sans appel : « C’est à vomir, sans lui je ne serais plus là. »
Une affaire familiale devenue un débat national
Ce qui se joue dans l’affaire Berry dépasse largement le cadre d’un conflit familial. Coline Berry est devenue l’un des visages du combat pour l’imprescriptibilité des crimes sexuels en France. Sa plainte classée sans suite pour prescription en 2022 illustre précisément le problème que la commission d’enquête cherche à résoudre : comment la justice traite-t-elle les victimes qui parlent des décennies après les faits ?
De l’autre côté, la famille de Richard Berry dénonce ce qu’elle considère comme une « imposture ». Le fait que deux femmes proches de l’acteur prennent la parole le même jour, sur la même plateforme, avec des arguments complémentaires, ressemble à une stratégie de communication coordonnée. Que ce soit le cas ou non, le résultat est le même : la parole de Coline Berry est frontalement contestée par son propre cercle familial.
L’affaire Berry s’inscrit dans un contexte plus large. La commission d’enquête sur l’inceste a déjà entendu des témoignages bouleversants et provoqué des remous dans le monde politique et culturel. Le mouvement MeToo dans le cinéma français continue de faire trembler le milieu, avec des révélations en série qui touchent des personnalités de premier plan.
Le poids des mots et celui du silence
Ce qui frappe dans cette confrontation à distance, c’est la violence des mots choisis de part et d’autre. Coline Berry décrit des scènes insoutenables avec une précision chirurgicale. Pascale Louange parle de « délires ». Marie Berry utilise un surnom d’enfance comme une arme. Chaque camp utilise les mots comme des preuves.
Reste une question que ni les lettres ouvertes ni les auditions parlementaires ne peuvent trancher : la vérité. La justice a classé l’affaire pour prescription, pas pour insuffisance de preuves, pas pour fausses accusations. Ce qui signifie que le fond n’a jamais été jugé. Et c’est précisément ce vide judiciaire qui alimente le conflit familial depuis des années.
Pendant que les familles du cinéma français se déchirent publiquement, d’autres affaires continuent de secouer le milieu. Patrick Bruel fait face à des accusations de plusieurs femmes, Gérard Depardieu a été jugé pour agressions sexuelles. Le monde du spectacle français vit une période de comptes à rendre qui ne semble pas près de s’arrêter.
Pour Coline Berry, la bataille ne se joue plus dans les tribunaux mais dans l’arène publique. Pour la famille de Richard Berry, cette arène est devenue un champ de mines. Et pour les milliers de victimes d’inceste en France qui regardent ce feuilleton, chaque mot prononcé — par l’une comme par les autres — pèse infiniment plus lourd qu’une simple querelle familiale.
- 04/05/2026 à 18:29Je suis triste pour Coline ,que je crois sincère…..Enfant déjà le clan ne supportait pas cette enfant fragilisée par des actes incestueux qu’on peut prendre pour normal dans ce milieu violent et même si on sait que ces actes venant d’un père qu ‘on aime ne le sont pas et maintenant….Le clan israélite qu il revendique continue à la détruire. ,fini le travail avec l’aide se sa nouvelle femme qui évidemment le défend,, il a vieilli Richard ,et puis vivre et avoir un enfant avec un homme incestueux n’a rien de glorieux !Moi Coline je te crois ! Malgré ce clan qui veut te faire passer pour ce que tu n’est pasCOURAGE NE LÂCHE RIEN!!!
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