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Vianney dévoile sa cabane construite seul en 9 mois et s’y enferme un mois pour écrire

Publié par Gabrielle Nourry le 13 Avr 2026 à 12:02

Neuf mois de sueur, de pluie, de neige et de solitude. Vianney avait promis qu’il construirait sa cabane seul, sans aide, sans expérience. Ce dimanche 12 avril 2026, il a tenu parole. Et le résultat dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer.

Vianney souriant en sweat bleu marine, gros plan visage

Le jour où Vianney a tout lâché

L’été dernier, le chanteur avait pris tout le monde de court. Pas de tournée, pas d’album, pas de plateau télé. Juste une annonce brute : il plaquait tout pour aller construire une cabane en pleine nature, de ses propres mains. À l’époque, beaucoup avaient souri. D’autres s’étaient sincèrement inquiétés.

Car derrière ce projet un peu fou, il y avait une réalité bien plus sombre. En octobre 2025, Vianney avait confié sans détour : « Depuis peu, j’arrive à admettre que je n’avais plus le choix. Il m’a fallu provoquer ce changement de vie, afin de rester debout, libre et moi-même. Aujourd’hui je parviens à dire que je n’allais pas bien. » Des mots rares dans la bouche d’un artiste habitué à sourire sur scène.

Cette retraite n’était pas un caprice de star en quête de buzz. C’était une question de survie émotionnelle. Et pendant les mois qui ont suivi, on l’a vu apparaître sur les réseaux dans des états parfois troublants — blessé, les mains en sang, épuisé par le froid. Mais toujours debout. Ce qui s’est passé ensuite, personne ne l’avait vraiment anticipé.

Neuf mois sans raccourci

Construire une maison en rondins quand on n’a jamais tenu une hache de chantier, ça ressemble à une blague. Sauf que Vianney ne plaisantait pas. Jour après jour, il a documenté l’avancée du projet sur Instagram. Les premières fondations sous la pluie. Les murs qui montent, poutre après poutre. Les galères techniques, les erreurs de débutant, les moments de doute.

Vianney sur scène devant un micro, dans une veste en jean, pointant son doigt vers sa tempe

Sa communauté, elle, s’est prise au jeu. Et pas qu’un peu. Des milliers de messages d’encouragement ont afflué à chaque publication. Le chanteur reconnaît lui-même avoir été surpris : « Je n’avais pas pensé une seule seconde que ça vous intéresserait. Tous vos mots, vos pensées, ont été mon carburant. Dans la pluie, la neige ou la solitude, tout cela a énormément compté. »

Ce projet rappelle d’ailleurs ces constructions faites maison qui fascinent le public, peut-être parce qu’elles incarnent une forme de liberté concrète. Mais ici, la dimension était autrement plus profonde qu’un simple bricolage de week-end. L’artiste ne construisait pas quatre murs — il se reconstruisait lui-même.

Le résultat dévoilé sur Instagram

« Après 9 mois inoubliables, j’y suis enfin arrivé. De découvertes en difficultés, de satisfactions en guérison. Aujourd’hui je regarde cette cabane, je la remercie et je l’aime, comme si on avait grandi ensemble. » Voilà ce que Vianney a écrit ce dimanche, accompagné de photos et vidéos de la cabane terminée.

Et franchement, le résultat coupe le souffle. On découvre une vraie maison en rondins, nichée dans un paysage naturel à couper le souffle. L’intérieur, tout en bois brut, a été aménagé et décoré avec un soin évident. Rien de rustique ou d’approximatif — c’est chaleureux, lumineux, pensé dans les moindres détails. Vivre dans une cabane en pleine nature fait rêver beaucoup de monde, mais rares sont ceux qui passent vraiment à l’acte.

Sur l’une des photos, un détail n’a pas échappé aux plus observateurs : des pages manuscrites éparpillées sur une table. Des textes de chansons, visiblement. Preuve que le travail créatif a déjà commencé entre les murs de cette cabane. Mais le vrai secret de ce lieu ne se trouve pas dans le salon.

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Un studio d’enregistrement caché au cœur de la forêt

Car Vianney n’a pas simplement construit un refuge. Il a créé un véritable studio d’enregistrement. L’intérieur de la cabane abrite de nombreux instruments et un enregistreur à bandes — pas numérique, à bandes. Un choix qui en dit long sur l’approche artistique que le chanteur veut adopter pour la suite.

L’objectif de cette aventure n’a jamais été uniquement de planter des clous. C’était de façonner un lieu isolé, loin de tout, pour créer en toute liberté. Un espace où personne ne vient frapper à la porte, où le téléphone ne sonne pas, où le seul bruit est celui du vent dans les arbres. Pour un artiste qui avouait ne plus aller bien, c’est peut-être le meilleur studio du monde.

D’autres artistes français ont traversé des périodes de fragilité similaires. Stromae avait lui aussi marqué une longue pause, et Clara Luciani avait confié ses propres difficultés. Ce que fait Vianney, en documentant ouvertement sa reconstruction, reste assez rare dans le milieu.

Un mois d’isolement pour composer

Maintenant que la première étape est bouclée, Vianney passe à la seconde. Et elle est radicale. « Je m’enferme désormais ici pendant un mois, avec mes instruments et mon enregistreur à bandes ; il est temps », annonce-t-il. Un mois. Seul. Dans une cabane au milieu de nulle part. Pour écrire et enregistrer ce qui deviendra, vraisemblablement, son prochain album.

Intérieur d'une cabane en rondins rustique et chaleureuse, bougies allumées, carnet ouvert sur une table en bois et guitare appuyée contre le mur

La démarche rappelle celle de certains grands noms de la musique qui se sont exilés pour créer leurs œuvres les plus marquantes. Sauf qu’ici, l’artiste a en plus bâti le lieu de ses propres mains. Chaque mur, chaque poutre porte la trace de ces neuf mois de labeur. Difficile d’imaginer un cadre plus personnel pour écrire des chansons.

Avant de s’enfermer, Vianney a tenu à adresser un dernier message. D’abord à ses fans : « Merci du fond du cœur. » Puis à sa famille : « Merci pour toujours à ma femme et nos enfants, qui m’ont entendu et soutenu depuis le premier jour. » Il signe avec humour et émotion : « Vianney le charpentier, bientôt chanteur. »

De la détresse au renouveau

Quand on remet tout bout à bout, l’histoire est assez folle. Un chanteur au sommet de sa carrière qui avoue publiquement ne plus aller bien. Qui décide de tout arrêter pour aller construire une cabane en forêt. Qui passe neuf mois à apprendre la charpente en autodidacte, parfois victime d’accidents pendant le chantier. Et qui finit par livrer une maison en rondins avec studio intégré, prêt à y composer son prochain disque.

Ce parcours, Vianney le résume en une phrase qui vaut toutes les interviews : « Tant de sueur et de cœur à l’ouvrage, mais ce chemin m’était nécessaire. » On ne sait pas encore ce que donnera cet album écrit dans une cabane au bout du monde. Mais une chose est sûre : quelle que soit la musique qui en sortira, elle aura une histoire derrière elle. Et pas n’importe laquelle.

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