« Je suis bienveillant » : la réponse glaciale de Macron quand on lui parle des ambitions d’Attal

Au Festival du livre de Paris, Emmanuel Macron s’est retrouvé face à une question embarrassante sur les ambitions présidentielles de Gabriel Attal. Filmé par les caméras de Quotidien, le chef de l’État a choisi ses mots avec un soin chirurgical. Derrière le sourire et la formule polie, une tension palpable entre les deux hommes — que le livre à paraître de l’ancien Premier ministre risque d’aggraver.
Une interpellation inattendue au Grand Palais
Du 17 au 19 avril, le Grand Palais accueillait le Festival du livre de Paris. Emmanuel Macron, venu promouvoir la lecture et la déconnexion des écrans auprès de lycéens, a enchaîné les échanges informels. Mais c’est une conversation captée par les caméras qui a retenu l’attention.
Après avoir discuté avec un groupe d’étudiants, le président s’est retrouvé face à deux poids lourds de l’édition : Denis Olivennes, président d’Editis, et Jean-Luc Barré, patron des éditions Plon. Si ce dernier a d’abord salué la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon, le ton a rapidement changé quand le nom de Gabriel Attal est apparu dans la conversation.
Jean-Luc Barré n’a pas mâché ses mots. Il a directement interpellé Macron sur une couverture du Point qu’il n’a visiblement pas digérée. Et la réponse du président, loin d’être anodine, a été scrutée par tous les observateurs politiques présents.
La Une du Point qui passe mal
Au cœur de l’agacement de Jean-Luc Barré, une citation de Gabriel Attal mise en avant par l’hebdomadaire Le Point : « Je pense savoir comment il faut présider la France. » Une phrase que l’ancien Premier ministre assume pleinement et qui a officiellement lancé sa course vers 2027.
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« La Une du Point m’est restée un peu en travers de la gorge. Voilà… Je suis très franc. Nous sommes d’accord ? », a lancé le patron de Plon à Emmanuel Macron, sans prendre de gants. Une sortie directe, devant témoins et caméras, qui plaçait le président dans une position délicate.
Conscient d’être filmé, Macron a opté pour la maîtrise totale. Pas de critique frontale, pas de commentaire acide. Juste cinq mots, lâchés avec un sourire en coin : « Je ne dis rien, je suis bienveillant. » Sur le plateau de Quotidien, le journaliste Jean-Michel Aphatie a immédiatement relevé la finesse du procédé : « Il est malin quand même Emmanuel Macron sur Gabriel Attal… Il se maîtrise bien. »
Mais derrière cette retenue affichée, le silence de Macron parle peut-être plus fort qu’un commentaire. Car entre les deux hommes, les tensions ne datent pas d’hier.
La nuit de la dissolution : quand tout a basculé
Le 23 avril, les librairies accueilleront En homme libre, le livre de Gabriel Attal publié aux Éditions de l’Observatoire. Un récit personnel dans lequel l’ancien Premier ministre retrace son parcours — et règle quelques comptes. Les extraits publiés par Le Point révèlent notamment les coulisses de la dissolution de l’Assemblée nationale, décidée par Macron le 9 juin 2024.
