« Je n’ai pas conduit depuis 25 ans » : la réaction polémique d’un ancien ministre après la fin de son chauffeur à vie
Depuis le 1er janvier, plusieurs anciens ministres ont perdu des avantages dont ils bénéficiaient parfois depuis des décennies. Une décision budgétaire qui ne passe pas inaperçue, surtout depuis la réaction très commentée de l’un d’entre eux.
La fin des chauffeurs à vie pour les anciens ministres
Depuis le 1er janvier, les anciens Premiers ministres et ministres de l’Intérieur ne bénéficient plus automatiquement d’un chauffeur et d’une protection policière à vie. Cette mesure, décidée par le gouvernement dans un contexte de restrictions budgétaires, concerne 24 personnalités et vise à réaliser plusieurs millions d’euros d’économies par an. Désormais, la protection policière est limitée à trois ans pour les ex-Premiers ministres et deux ans pour les anciens ministres de l’Intérieur, tandis que la mise à disposition d’un chauffeur est plafonnée à dix ans.
Ces avantages ne disparaissent pas totalement mais peuvent être prolongés au cas par cas, notamment en cas de menace avérée. Deux exceptions ont d’ailleurs été prévues, dont Bernard Cazeneuve et Manuel Valls, en raison de fonctions sensibles exercées par le passé. Pour les autres, la règle s’applique pleinement et marque un changement concret dans leur quotidien.
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« Comment je fais alors ? » : la réaction qui fait débat
Parmi les anciens responsables concernés figure Daniel Vaillant, ministre de l’Intérieur entre 2000 et 2002. Interrogé par RTL, l’ex-ministre socialiste a expliqué ne pas avoir conduit depuis vingt-cinq ans et ne plus être en état de reprendre le volant. « Je n’ai jamais été pour les privilèges », a-t-il assuré, tout en reconnaissant que cette décision représentait pour lui « un changement de vie ».
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Ses propos, résumés par une phrase devenue virale, « Comment je fais alors ? », ont rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes et commentateurs ont dénoncé une sortie jugée déconnectée, voire indécente, au regard du contexte économique et des efforts demandés aux Français.
D’autres rappellent toutefois que ces dispositifs existaient de longue date et que leur suppression implique une adaptation réelle pour certains anciens responsables. Une chose est sûre : cette réforme, censée rester discrète, s’est retrouvée au cœur du débat public, révélant le fossé persistant entre perception des privilèges politiques et réalité vécue par les citoyens.